samedi 22 mai 2010
Pannes.
Bonjour à tous. Aujourd'hui je vais vous parler de pannes. Vaste sujet car des pannes il en existe tant et plus. L'une de leurs caractéristiques est qu'elles touchent indifféremment les juifs comme les antisémites. Cette spécificité inspira le fameux slogan attribué aux maquisards : « Des pannes, des pannes, oui mais des pannes nazies. » qui ne fut repris que bien plus tard par Fernandel pour vanter les mérites des spaghettis du père Lustucru.
Tous les jours, nos concitoyens vivent dans la terreur de se retrouver face à une panne et, démunis, se laissent aller à des sanglots sans retenue tant le hasard fait mal les choses pendant que nous, pauvres jouets de ce dernier, ne faisons qu'abdiquer devant ses sentences sans
appel.
Avant de vous décrire les différentes pannes et leurs remèdes, une petite définition s'impose. Et puis ça vous permettra d'apprendre au moins un truc dans cette chronique :
« Panne : nom féminin, Pièce de bois ou de métal qui, placée horizontalement sur les arbalétriers d'une toiture, en supporte les chevrons.
Tuile à emboîtement dont un côté se relève pour former un bourrelet.
Dans un port, appontement léger servant de ligne d'amarrage ou de mouillage pour des bateaux de petit tonnage. »
Vous comprendrez à la lumière de cette description que je me suis complètement gouré soit de dictionnaire, soit de mot, soit d'orthographe et que cette élucubration n'a rien à voir avec le sujet qui nous intéresse. Et bien laissez-moi vous répondre bande de mollusques accrochés à internet comme les dirigeants du PS à la retraite à 60 ans, que vous avez totalement raison mais que c'est pas une raison pour me le faire remarquer de manière aussi franche et que, lorsque que l'on est un tant soit peu éduqué, on ne coupe pas la parole à une personne qui essaie, vainement j'en convient, de partager avec vous son incommensurable savoir et qui le fait gratuitement en
plus. Bande d'ingrats !!
Bon, une panne par définition c'est quand un machin, ou un truc je ne suis pas sectaire, ne fonctionne plus. En règle générale, il existe une alternative à la panne que nous appellerons, ouvrez les guillemets : « alternative à la panne ».
La panne d'essence pour commencer. Elle survient régulièrement dans les mauvais films d'horreur, habituellement au début, quand le tueur fait ses deux premières victimes, des adolescents tout aussi crétins que non prévoyants puisque dépourvus de jerrycan de secours ou de préservatifs. Cette panne est particulière en ce qu'ordinairement il existe une incroyable quantité d'avertisseurs pour vous en prévenir : panneaux annonçant la distance de la prochaine pompe, voyant sur votre tableau de bord, réserve etc. Le seul problème est que notre planète n'est pas équipée d'un gros voyant rouge pour signifier que nous approchons de la fin du réservoir et que les stations services dans notre galaxie sont un peu plus éloignées que sur l'autoroute. Pour
nous prémunir de la panne sèche mondiale, la seule solution serait de rouler à l'énergie solaire, mais alors, comment les gros blaireaux à Mercedes cabriolet ou à moto vrombissante au feu rouge pourraient-ils faire pour se reproduire si leurs substituts mécaniques à leurs
performances sexuelles déplorables pour cause de petite bite ne roulaient plus qu'à 50 km/h.
La panne mécanique ou électronique, quant à elle, nécessitera l'intervention d'un être humain expert en la matière qui vous proposera de régler le problème que vous lui avez soulevé pour un prix n'excédant pas celui de l'hypothèque de votre demeure à laquelle il faudra ajouter l'intégralité de votre plan épargne logement, et, une fois votre machine soit-disant réparée, cette dernière n'oscillera qu'entre deux états : un coup elle ne fonctionnera pas, un coup elle
sera chez le réparateur.
La panne informatique ou de réseau, se règle de deux manières connues l'une comme l'autre pour leurs résultats prometteurs. La première consiste à vous munir de votre téléphone portable, évidemment étant donné que votre box internet/téléphone/télévision/mixeur/répondeur/machine à laver, qui clignote aussi frénétiquement qu'inutilement, est tombée en panne, et contacter le service technique de votre opérateur. Après un bon quart d'heure de Lettre à Elise en son midi ou de Barry White entrecoupée d'une insupportable voix féminine qui vous signale qu'elle met tout en œuvre pour vous connecter à votre correspondant, vous vous retrouvez face à un accent maghrépas d'ici, qui vous demandera de vous balader avec votre live/free/neuf box sous le bras dans chacune des pièces de votre logis équipées d'une prise téléphonique.
Après une heure de dialogue de sourds, l'interlocuteur parviendra à vous faire admettre que le problème vient de vos ondes négatives et qu'il faut recommencer l'ensemble des opérations de test dans le désordre pour vérifier que VOUS n'avez rien oublié.
Quand, la bave aux lèvres et les dents grinçantes, votre communication sera coupée faute de batterie de portable, vous pourrez passer à la seconde méthode. Cette dernière consiste à faire abstraction de votre enveloppe charnelle et à vous lancer dans une séance de méditation profonde, afin d'entrer en communication avec votre matériel informatique défectueux par voie WiFienne. Si à l'issue de deux jours de jeûne et du sacrifice de votre premier né aux divinités du numérique, vous n'obtenez toujours aucun résultat, brûlez l'ensemble de vos possessions terrestres dans les flammes purificatrices de la rédemption, et allez vous faire crucifier sur le mur du cyber-café le plus proche.
Il nous reste encore à voir la panne sexuelle et la panne d'oreiller. Ces deux-là ont en commun le lit et le fait qu'une partie ou l'ensemble du corps ne peut plus se redresser. L'une comme l'autre auront des conséquences sur la vie sentimentale et professionnelle de la victime. A noter qu'elles ont toutes deux pour solution l'absorption de pilules miracles qui ont prouvé leur totale inefficacité à régler le problème en question mais permis à des revendeurs de Smarties peu scrupuleux de se remplir les poches grâce aux riches bande-mou.
Je parlerai bien d'une dernière qui me tient particulièrement à cœur, la panne d'or du festival des pannes, la panne d'inspiration, qui ne se soigne pas. A part si l'auteur décide de lister l'ensemble des pannes auxquelles il n'a jamais eu affaire.
Je te jure chérie... c'est la première fois que ça m'arrive...
vendredi 14 mai 2010
Hommage à Pierrot en Fa mineur.
Mon très cher Pierre,
J'ai conscience du saugrenu de la situation mais tu avoueras que toi-même, tu as déjà usé de ce stratagème pour expier un sentiment contraignant ou pour t'adresser à un fantasme.
Je t'écris cependant cette lettre que je ne publierai peu-être jamais (ben voyons !! comme si j'allais me priver de montrer mon cœur gratis alors que tu te faisais rétribuer pour dévoiler ton cul).
Je disais donc que je t'écrivais cette lettre que tu adoreras détester, depuis ton tombeau au Père Lachaise, où tu dois te reposer dans une paix somme toute relative vu la haine que tu vouais à la mort, et l'emplacement de ta sépulture, en face de celle de Chopin excusez-moi du peu, un autre génie non pas des lettres mais des notes, également emporté par la maladie relativement jeune.
Si je me décide enfin à t'écrire ces quelques mots posés sur un Moleskine aux feuilles beiges à l'aide d'un crayon de papier, enrobé de valse triste et de Picon Bière, dont la délicieuse amertume n'a rien à envier aux larmes que je pourrais verser, ce n'est pas pour te louer, ou prendre ton fantôme à témoin des malheurs du monde en général et des miens en particulier. Non, si je m'adresse directement à toi, en me permettant au passage de te tutoyer, alors que tu ne soupçonnes pas mon existence et que je sais tout ou presque de ton œuvre, c'est pour te dire que je te quitte.
Non n'insiste pas ma décision est prise. Je ne peux plus continuer comme ça à tenter de faire ressembler ma vomissure indigeste à tes envolées lyriques, mes rots convulsifs de jeune attardé du vingt et unième siècle à ta voix rauque et sombre de l'époque où tu sévissais dans le poste, et mes pauvres flatulences de pétomane introverti à tes calembours magistraux... J'en ai fini !
Pourtant je t'ai aimé. Depuis les premier bourgeons de mon adolescence trouble où j'étais persuadé de faire partie d'une élite et d'avoir l'air intelligent parce que je comprenais l'essentiel de tes tirades et que j'appréciais cette façon de dire couille bite ou merde sans
jamais avoir l'air vulgaire.
Oui je t'ai aimé, et ce jusqu'aux prémices de mes balbutiements chroniquaux, bonjour le pléonasme, qui m'ont amenés à te pomper allègrement et de manière maladroite pour faire rire mes copains et faire réagir les cons.
N'y vois pas un vampirisme éhonté de ton talent que je jalouse mais un hommage à l'homme des belles lettres que tu fus. Et le problème avec les fûts c'est que les feux y restent souvent coincés tant le trou de ces derniers sont étroits.
Je ne vais pas non plus me confondre en excuses pour m'être inspiré de ta verve acide étant donné que le propre d'une lettre de rupture est de reprocher au destinataire ce que l'expéditeur n'a jamais pu assumer.
Si je ne te lis plus ni ne t'écoute à l'issue de ce petit texte, ta voix résonnera encore dans chacune de mes chroniques tant leur fondation repose sur toi Pierre Desproges.
Avec toute l'humilité et la sympathie d'un écrivaillon vivant dans ton ombre, adieu.
La suite
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Ahahah ça cherche le clash?
D'abord et avant tout je trouve le parallèle entre la Chine et l'Iran d'une part et la France de l'autre est non seulement ridicule mais en plus honteux. Aucun bloqueur en France ne risque de se faire tabasser, interner dans un lieu tenu secret, torturé puis exécuter...
Ensuite je me dois de retirer mon "hippie pouilleux" qui fait il est vrai assez réac!
Ce que je reproche au blocus c'est pas le fait qu'il fasse chier, mais qu'il oblige tout le monde à supporter une opinion. Si demain des fachos bloquent ma fac car ils trouvent qu'elle compte trop de noirs, je serai considéré comme d'accord car je ne serai pas rentré.
Par ailleurs le blocus est par essence une mesure violente qui implique un rapport de force purement physique: la seule chose qui m'empêche de rentrer dans ma fac c'est les 15 malabars devant l'entrée, pas leur légitimité. Au niveau de la méthode, cela relève plus du banditisme, et c'est parfois utilisé par des bandits (en Italie la mafia y fait fréquemment usage en intimidant des travailleurs de venir au travail afin de faire s'effondrer l'entreprise). La comparaison est forte et peut paraître exagéré mais je ne parle que de la méthode.
Je n'ai jamais écrit ou sous entendu que la valeur d'un combat dépendait de la quantité de sang versé. Par ma phrase "la gréve et la manifestation sont des moyens d'action légitimes et justifiés, qui ont mérité chaque litre de sang versé pour les obtenir", je signifiais que le blocus ne saurait être considéré comme un moyen de lutte aussi légitime que la grève et la manif. C'est tout.
Le costume ne refléte pas si souvent que ça la pensée de son propriétaire. Et heureusement! On peut être en costard, PDG, avec un bon revenu et soutenir les luttes sociales. En affirmant le contraire tu te comportes comme ces petits vieux qui serrent leur sac à main à la vue du moindre jogging, ces flics qui sortent leur sifflet à la moindre casquette ou ces cons qui traitent les gonzesses de salopes parcequ'elles portent une jupe.
13 MAI 2010 10:51
Blackagar Boltagon a dit…
Désolé j'ai mal formulé: "D'abord et avant tout je trouve QUE le parallèle entre la Chine et l'Iran d'une part et la France de l'autre est non seulement ridicule mais en plus honteux. Aucun bloqueur en France ne risque de se faire tabasser, interner dans un lieu tenu secret, torturER puis exécuter..."
De rien pour le commentaire au fait
13 MAI 2010 10:53
FX a dit…
Alors je dois te rendre hommage sur plusieurs points et te montrer, tout de même, un désaccord profond sur certains autres.
Pour commencer, il est rare de trouver sur internet des personnes susceptibles d'engager un débat intéressant sans verser dans l'amalgame ou la caricature et pour ça je trouve que tu fais preuve d'un redoutable sens critique que j'admire.
Bon je vais pas non plus te passer de la pommade parce que tu as fait mouche et que je l'avoue je suis allez un peu loin sur les comparaisons intercontinentale.
Cependant le personnage dont je me permet d'enfiler le costume de temps en temps sur ce blog n'est rien d'autre qu'un râleur à la solde des bolchéviques qui fustige à grand coup de cliché pour essayer de faire rire (des fois) et de faire réfléchir (peu-être.)
Je vais donc lui laisser la paroles de manière libre et sans interruption pour qu'il te donne SON point de vue.
Non mais espèce de sous-étudiant de HEC, veux-tu que je te rappel les innombrables cas d'étudiants maltraiter par la police, embarqués souvent sous le seul motif d'avoir gueuler un peu plus fort que les autres. Et je ne sais pas ou t'as été pécher que les étudiants, le plus souvent sous-alimentés, étaient taillés comme des bûcherons Irlandais. La plupart que j'ai put croiser au long de ma carrière universitaire étaient plus sec que des sandwichs somaliens et ne se servaient en générale pas de leur corps malingres pour bloquer les issues de leur Fac mais uniquement de chaises et de tables.
Quant au sac à main Versace qu'un ami napolitain m'a offert pour sévices rendues et qui me va à merveille, je te ferais remarquer qu'il me permet d'y ranger matraque et gourdin au cas ou je croiserais un vieux en liberté sur la voie publique.
Allons mon cher Blackagar... restons-en là pour la bataille par commentaires interposés. Je ne veux ni faire admettre une vérité absolue ni vendre mon opinion. Je conclurais que ce fut un réel plaisir de deviser avec toi sur cette problématique du blocage des universités mais je pense que nous seront à jamais en désaccord et qu'il ne faut pas prendre pour argent comptant les digressions oiseuses du présent blog qui ne sont faîtes, je le répète, que pour tenter de faire rire.
Encore une fois, merci pour les commentaires.
13 MAI 2010 15:09
Blackagar Boltagon a dit…
Voila une attitude que je qualifierai de responsable et de fort sympathique. On serait pas sur Internet je te serrerai la pince!
Bonne continuation, bon courage pour le blog! Ce fut en effet sympatoche de deviser avec quelqu'un maîtrisant correctement la langue française et sachant argumenter de façon correct (c'est hélas rarissime sur internet...)!
Bisous
mercredi 12 mai 2010
Les justiciers de l'Internet.
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Blackagar Boltagon a dit…
Oh trop mignon,un peu de démagogie ça a jamais fait de mal à personne hein? Le blocus est une mesure par essence anti-démocratique et contraire aux droits fondamentaux de la personne humaine. Autant la gréve et la manifestation sont des moyens d'action légitimes et justifiés, qui ont mérité chaque litre de sang versé pour les obtenir, autant tout ce qui est blocus et piquets de grève sont des mesures indignes de tout démocrate. Il n'y a pas de lutte si les gens n'ont pas eu le choix de lutter. Mais bon après c'est sûr que c'est plus facile de balancer de l'idéologie de bistro à base de "les gens sont devenus des tapettes, ils veulent plus faire de blocus et il portent des slims..."
Ah et les clichés sur costume:connard futur cadre, passé 14 ans c'est bon... Les mecs qui ont fait bouger le plus de trucs c'était pas des ptits hippies sapés comme des pouilleux...
8 mai 2010 02:37
FX a dit…
Haaaa... Enfin un commentaire qui dénonce et qui combat des clichés par d'autres clichés. "Les mecs qui ont fait bouger le plus de trucs c'était pas des ptits hippies sapés comme des pouilleux"
Encore que là je ne sois pas en face d'un tout puissant anonyme qui distille avec le courage des sans nom ses conseils pour m'apprendre à écrire ou à penser. Je te dois bien ça.
Maintenant pour la réponse, car il y en a une, je ne suis pas tout à fait sûr que l'on puisse juger de la valeur d'un combat à la quantité de litres de sang versé, sinon il me semble que certains étudiants d'Iran, de Chine ou même de France, auraient suivant ta logique tout autant le droit de bloquer leurs universités que les salariés leurs usines.
Le blocus est voté en assemblée générale et permet notamment à certains étudiants bousiers qui souhaiteraient s'investir dans un combat quelconque, de pouvoir le faire sans sanction financière (au même titre que les jours de grèves payés qui tendent il faut l'avouer à se raréfier). Certes les blocages de fac, ça fait chier, mais ça a le mérite de mettre tout le monde sur un pied d'égalité et de toute façon une lutte qui n'emmerde personne ne vaut pas la peine d'être défendue.
Sur les costumes, et pour en finir avec mes remarques, je comprends que tu te sentes à l'étroit dans celui que tu arbores étant donné qu'en général ce dernier reflète la pensée de son propriétaire.
En attendant, merci pour ton commentaire.
mardi 11 mai 2010
"Poils et tics" recalé sur le blog de MediaPart
Mais je tiens tout de même à diffuser ce mail pour que vous soyez au courant que l'on ne dit pas ce que l'on veut où l'on veut. Je me permet de ne pas vous donner le nom de la personne qui a rédigé ce mail étant donné que je ne lui ai pas demandé son avis quand à la diffusion de cet extrait :
"Bonjour
Compte-tenu du non-respect de la charte par votre billet, et en particulier du point suivant:
«Vous
vous engagez à ce que vos contributions soient dénuées de : propos injurieux, diffamatoires, ou portant atteinte à la vie privée,
au droit à l'image, ou aux droits de la personnalité de quiconque; »
nous avons décidé de le dépublier.
Bien cordialement"
Ma réponse :
Merci de me prévenir. Je veillerais à l'avenir à modifier mes éléments de language injurieux en paroboles subversives pour éviter d'enfreindre la chartre du blog.
Cordialement.
Chronicoeur Haineux.
samedi 8 mai 2010
Poils et Tics
Bonjour. Alors j'en remettrais bien un coup sur les politiques, déjà parce que je les déteste vraiment, mais également pour que vous, animateurs et auditeurs de la présente émission occupés à vous fourrager les cavités nasales pour y dénicher d'improbables magots, vous puissiez comprendre pourquoi la politique est un monde où la trahison est le maître mot et où les amis se monnayent à coup de soutien de campagne et de soupers onéreux.
Aujourd'hui, je vais laisser aller ma diatribe à démonter le plus influant des spin doctor du président.
Le « kärsher », c'est lui, « casse toi pauvre con », encore lui, ou le plus récent « fais pas le malin », toujours lui, et surtout n'oublions pas le fameux extrait du discours de Dakar, ouvrez les guillemets et mettez-vous à genoux, c'est le président qui cause : « L'homme noir n'est pas entré dans l'histoire. »
Faut en avoir une grosse paire pour balancer ça devant les dirigeants des anciennes colonies françaises.
La liste ne serait pas complète si j'oubliais la plus belle de toutes, prononcée devant les Haïtiens après la catastrophe qui nous a tous permis de situer enfin cette satanée île sur une carte. La première visite d'un président français depuis 1804 sera marqué par cette magnifique phrase que je qualifierais d'historique :
« mourir, c'est pas facile... »
L'auteur de toute ces tirades dignes de figurer au panthéon des discours ratés n'est autre que Henri Guaino, sémillant et influant conseiller présidentiel.
C'est donc lui que je vous propose de mieux connaître aujourd'hui.
C'est bien la moindre des choses étant donné que c'est lui qui dirige le pays.
Son C.V. pour commencer.
Né il y a pas mal de temps dans un endroit peu fréquentable, certaines sources affirment qu'il aurait vu le jour à Arles, d'où une certaine fascination pour l'Arène en générale et les Rois à talonnettes en particulier.
Henri ne connaît pas son père, ce qui lui permet de se raccrocher aux choses de la mère. Il ne devra sa survie qu'à deux de ses qualités qui constituent à ce jour son savoir faire éminemment apprécié du président de la république.
Le premier de ses talents consista à lécher les pompes des plus petits et plus nerveux de ses camarades.
Le second fut d'écrire pour ses coreligionnaires peu habitués à manier le verbe, des poèmes et des lettres d'amour enflammées pour que ces derniers puissent séduire la gent féminine leur permettant d'obtenir des séances de montrage de zigounette et de foufounettes dans les toilettes du lycée Ampère de Arles.
Tel un Cyrano des bacs à sables, Henri se lança à corps perdu dans cette entreprise, jusqu'à ce que deux de ses clients réguliers, courtisant la même Arlésienne à gros lolos, s'aperçurent du repompage du discours du premier sur le second, ce qui occasionna, vous vous en doutez, une distribution de tartes pour les deux amoureux transis.
La nouvelle se répandit comme un trainée de poudre blanche très appréciée dans la cours de récréation et l'on ne tarda pas à se rendre compte que l'ensemble de ces essais suivaient le même schéma et qu'ils ne différaient les uns des autres que de quelques mots. Dans une légitime colère, Henri Guaino se fit copieusement casser la gueule .
Il passe à l'ENA et se lance dans la politique en réécrivant les interviews de Jacques Chirac durant sa campagne de 1988 (« Le bruit et l'odeur » pour ceux qui n'étaient pas nés) il passera de Seguin à Pasqua avec l'aisance qui caractérise les hommes assoiffés de pouvoir. Il récidive avec Chirac en 1995 sur le thème la fracture sociale.
Il rencontre Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle de Edouard Baladur au cours de laquelle il se lie d'amitié avec le jeune loup en usant de la cire et de sa langue de bois pour faire reluire les souliers vernis du futur président.
En 2007 c'est la consécration, il est l'unique rédacteur des discours de Sarko.
Bourré de tics et de cliché, il inspirera au candidat le fameux mouvement d'épaule lors de leurs séances de répétition.
Doté d'un physique ingrat et d'une dialectique peut assumée, il jouera l'Arlésienne jusqu'à la deuxième année du quinquennat où sa trogne boursoufflée se verra sur tous les plateaux de télé et de radio pour nous apporter la bonne parole présidentielle.
Et depuis plusieurs mois... plus rien.
Rien de bien étonnant pour cet homme de l'ombre. Je ne souhaite qu'une chose, c'est que ce salopard imbu de sa personne, raciste et incompétent, qui n'hésite pas à refourguer des pans entiers de ses discours déjà réalisés les mois précédents, prenant les français pour des veaux sans mémoire incapables de se révolter quand on les mène à l'abattoir, continuera à distiller ses bons conseils à son hyperactif de copain pour qu'enfin on puisse s'essuyer les pieds sur leurs gueules et que l'on passe à autre chose.
Pour finir, écrire des discours, c'est bon pour la carrière et le porte-monnaie, on le savait, mais ce qu'Henry et Nico ne savent que peu, c'est que fermer sa gueule de temps en temps ça coûte pas un rond et ça fait du bien à tout le monde.
dimanche 2 mai 2010
Décrépitude
Mes amis, je vais mourir.
Je le sais, je le sens, c'est pour moi la fin du voyage.
Les premiers signes avant-coureurs de ma décrépitude me sont parvenus il y a de cela quelques semaines.
Au sortir de l'hiver, mes dents ont commencé à se gâter m'obligeant à un rafistolage buccal après devis auprès d'un organisme assermenté.
Heureusement les progrès de la science me permettent encore d'arborer un sourire émail diamant aussi factice que la poitrine de la pauvre jeune fille, enfin à 2000 euros la passe peut-on parler de pauvreté, dont les services spéciaux furent offert en cadeau d'anniversaire à un footballeur, Franck Ribéry, qui soit dit en passant mériterait un bon ravalage de façade et un bon coup de pied dans les couilles et non pas l'inverse, bien plus agréable le soir que souffler ces bougies.
Si je vous parle de ma déchéance c'est pour deux raisons essentielles.
Pour commencer je suis misanthrope. A tel point que je ne saurais supporter le regard réprobateur de mon propre reflet dans la glace. Ensuite, la fabuleuse créature qui a l'immense honneur de partager mes nuits, soirées et week-end et qui, je le signale aux personnes que pourrait intéresser la vie d'un enfant du siècle beau comme un camion et rutilant comme un dieu, se trouve être ma cadette de quelques
années, 6 pour être exact ; et bien cette cruelle a trouvé judicieux lors d'un papouillage crânien dont je suis friand de me faire remarquer la présence inopportune d'un cheveu qui n'avait plus sa fraîcheur d'antan et dont la couleur nacrée ne traduisait que l'avènement de ma fin prochaine.
Devant mon incrédulité, ma tendre concubine procéda d'un coup sec à l'ablation de l'excroissance capillaire pour me prouver sa bonne foi et se lancer dans une courte mais franche séance de foutage de gueule à mon endroit, moquant du haut de l'arrogance de ses vingt ans à peine révolus le début du pourrissement intérieur dont j'étais l'innocente victime.
Jean Paul Sartre, devisant avec Simone de Beauvoir lors d'un pompeux dîner suivant la clôture d'un numéro de Libération :"On est bien peu de chose!!", et Momone de rétorquer : "Ça c'est vrai ça." et j'attends de pied ferme un démenti.
Pour en revenir à mon histoire, la douleur physique suivant l'amputation de cette partie de moi en train de dépérir réveilla les démons enfouis au plus profond de mon être. Je commençai à mollir aux endroits plus souvent habitués à la rigidité, et à me raidir sauf là où c'est que c'est bon, mon cœur se mit à tressaillir et à se durcir au même titre titre que mes artères, bref je me mis à guetter la mort
au tournant d'un malaise.
Alors, la plupart d'entre vous me soutiendront que c'est normal, que je me fait un petit flippe pré-trentenaire, que j'ai encore du temps, et autres arguments aisément démontables sans tournevis ni vertus.
A ces censeurs du malaise existentialiste je répondrai que, s'ils sont plus jeunes que moi, ils ne savent pas de quoi ils parlent, et que, à l'inverse des hommes politiques ou des chroniqueurs de chez Ruquier, quand on ne sait pas de quoi on parle, on ferme gentiment sa gueule et on laisse parler les grandes personnes.
A l'opposé, s'il s'agit d'interlocuteurs plus âgés, je leur dirai que le fait qu'ils acceptent leur décomposition vers le néant ne me dispense nullement de me plaindre allègrement de la mienne, Non MAIS !!!
La seule chose de rassurante dans le constat pathologique de mon gâtisme naissant est qu'il me permet de mieux saisir les modifications profondes de mes habitudes ces dernières semaines.
Je comprends maintenant mieux pourquoi je ne supporte plus que mes voisines du dessus se permettent d'inviter chaque vendredi soir une flopée de courtisans à nuque rase et voix rauque, dotés de goût musicaux approximatifs et d'un vocabulaire à faire passer Steevy pour un membre de l'académie française.
Je saisis enfin mon dégoût de la jeunesse en générale et des connards en slim en particulier. J'admets mon attirance profonde pour l'ordre et la sécurité dont je ne cesse de vanter les mérites et les efforts au long de ces chroniques.
En résumé, la vieillesse est un naufrage et mon bateau prend la flotte.
jeudi 22 avril 2010
Les policiers ont-ils une âme?
Cette question hante les jours et les nuits de bon nombre de délinquants qui n'ont rien trouvé de plus intelligent à faire qu'à se prélasser dans la fainéantise la plus assidue à l'intérieur de nos belles prisons qui sont aussi exemplaires du point de vue de la qualité de vie que de la sécurité et n'ont rien à envier aux geôles de la jungle bolivienne ou aux cachots afghans. A la différence près que le cachot comme la geôle permettent aux détenus de s'exprimer de temps à autre pour montrer que les négociations avancent.
Alors, comment répondre à cette question qui brûle aussi bien les lèvres des femmes qu'elle ne chatouille la curiosité de l'homme.
Pour commencer, il nous faut un policier, pour cela trois techniques s'offrent à vous :
+La première, faites vous agresser/violer/dérober un objet précieux, et appelez le 17. Vifs comme les Claires, deux à trois représentant de l'ordre se rendront à votre encontre dans les trois à quatre heures suivant votre appel à l'aide. Une fois la plainte déposée, profitez-en pour les inviter à prendre un café/thé/cognac dans lequel vous aurez au préalable déversé un puissant somnifère et le tour est joué !!
+La seconde technique : munissez vous d'une guitare blindée de stickers alter mondialistes, d'un chien odorant, d'un chapeau miteux, parez vous de votre plus belle barbe de quinze jours et installez vous dans un quartier réputé pour sa tranquillité. Une fois votre place choisie, hurlez aussi fort que vous chantez faux en vous aidant de l'instrument que vous aurez pris soin de désaccorder allègrement. Si vous ne disposez pas d'accordeur ou de diapason, laissez allez votre instinct. Si les résidents sont munis de leur sonotone et en moins de temps qu'il ne faut à un homme politique pour retourner sa veste, ou à un chroniqueur de la présente émission pour se soulager sous la table du studio, s'étaleront devant vos yeux ébahis trois magnifiques voitures de police municipale remplies à ras la gueule de fonctionnaires en bleu de travail.
Gérez avec diplomatie l'incident tout en repérant le moins haut gradé et le plus chétif de vos interlocuteurs. Lancez-vous dans une discussion passionnée sur les nécessités d'un état de droit avec l'agent minus préalablement identifié pour faire en sorte qu'il se sépare du troupeau.
Une fois la proie isolée, foutez-y un coup de guitare à la gueule et préparez-vous à courir vers le laboratoire de vivisection le plus proche avec sous le bras votre sujet d'expérience.
Au passage, pensez à vérifier avant cette opération risquée qu'un tel établissement existe à proximité de votre forfait pour vous éviter frais de justice exorbitants et tabassage en règle qui sont les deux mamelles du droit français.
+Dernière technique : parsemez l'itinéraire d'une ronde de deux troufions municipaux de quelques graines (maïs, blé, orge..) dont ces cons d'animaux raffolent. Pendant qu'ils picoreront, placez-vous derrière une poubelle dans une rue sombre un fusil hypodermique à la main et tirez à vue.
Si par malheur, les graines n'ont pas l'effet escompté, demandez à un complice d'origine étrangère, de préférence noir ou maghrébin, affublé d'un accent à couper au couteau et d'un patronyme à coucher dehors, qu'il serve d'appât et répétez l'opération sus-décrite.
Le bonus serait d'avoir prévu suffisamment de seringues tranquillisantes pour endormir votre complice à la suite des deux agents. Vous pourrez ainsi lui placer judicieusement le fusil entre les pattes pour vous dédouaner des éventuelles poursuites judiciaires.
A présent que vous disposez d’un flic en complet bleu, il ne vous reste qu’à vous procurer le matériel nécessaire à la vivisection de votre sujet (en vente chez tous les bons bouchers) afin d’y chercher (et pourquoi pas d’y trouver), ce qui fait de l’Homme un être capable de tuer son prochain sans sourciller, tout en ayant des scrupules lorsqu’il ne finit pas son assiette de charcuterie alors qu’il est en surcharge pondérale, et qui a su, au temps béni de l’inquisition, remettre au goût du jour le barbecue d’impies sur bûcher que les nazis ont contrefait de façon éhontée dans un patelin du Haut Limousin, j’ai nommé l'Âme.
Mais qu'est-ce que l'Âme, me direz-vous ? Étant inculte et athée, je m'en suis allé consulter le seul livre que personne à ma connaissance n'a jamais pu lire de bout en bout à savoir le dictionnaire. Donc selon Larousse :
« Âme, nom féminin. Principe de vie, de mouvement et de pensée de l'homme, différent de l'esprit, conçu comme activité intellectuelle et fréquemment opposé au corps, du moins dans la tradition judéo-chrétienne.
En littérature, siège de l'activité psychique et des états de conscience de quelqu'un, ensemble des dispositions intellectuelles, morales, affectives qui forment son individualité, son moi profond. »
L'âme peut prendre des formes diverses. Selon la croyance populaire, l'âme se distingue de la citrouille par deux caractéristiques diamétralement opposées :
-La première arbore une teinte orange insultante aux daltoniens alors que la seconde serait d'une couleur blanche, aux reflets bleutés ou rosâtres suivant qu'il s'agisse de l'âme d'un connard de droite ou d'un incapable de gauche.
-La citrouille germe sans qu'on lui demande son avis et pousse allègrement dans les jardins de nos retraités, alors que l'âme ne plante ses racines qu'au corps de l'Homme et lui permet de manger, boire, chier, et baiser en se convainquant que sa vie a un sens.
Or donc, muni de ces multiples définitions et des outils chirurgicaux essentiels à la recherche animiste intra-policière de qualité, nous pouvons entamer l'expérience.
Commencez par déplumer la volaille en lui retirant un à un ses différents attributs ; arme à feu, taser, flash ball, sifflet, gants noirs pour faire comme les américains, uniforme et sous-vêtements.
La pauvre bête va souffrir atrocement durant les opérations, c'est pourquoi il sera préférable au préalable de lui arracher la langue avec un tisonnier chauffé à blanc ainsi que de lui crever les yeux pour que le malheureux ne voie pas sa misère.
Laissez-lui les oreilles et la queue car ce n'est pas une corrida.
Attachez le cobaye à la table d'opération et sodomisez-le sobrement. Jouissez sans faire de vague à l'âme qui pourrait s'échapper par un orifice non obstrué. Pour séparer le corps de l'âme, découpez en petits quartiers le gallinacé et passez le tout à la centrifugeuse.
Attention, veillez à ce que le sujet soit éveillé et parfaitement conscient pour ne pas le voir rendre l'âme au Dieu à qui il l'avait empruntée.
Si vous retrouvez dans les débris de corps une facture signée en lettres de sang, c'est certainement que le pauvre bougre aura vendu son âme au diable. Si aucune fumée vaporeuse ne s'échappe du récipient vous pourrez conclure que l'uniforme de dispense pas de conscience mais n'implique pas nécessairement d'avoir une âme.
Pour des raisons statistiques, répétez l'opération sur un large panel de représentants de l'ordre afin de vérifier vos allégations.
Amis de la science, on savait que la conscience habille le corps de l'Homme, mais ce que l'on ne sait que peu, c'est que l'âme est tailleur.
lundi 12 avril 2010
Au premier matin du printemps.
Au printemps, on prend les premiers rayons de soleil caressant de leur chaleur pas encore assumée notre peau plus blanche qu'une merde de laitier au sortir de l'hiver avec un certain plaisir proche de l'auto-satisfaction gesticulatoire.
Les oiseaux brillent, les jupes raccourcissent, les jours rallongent, les effluves matinales d'ordures sont presque couvertes par la fragrance des bourgeons en fleur.
Bref tout va pour le mieux dans le meilleur du monde, et c'est pas comme ça que je vais remplir mes pages quotidiennes de conneries pour me faire rire, et vous de même le cas échéant, puisque faire de l'humeur quand tout autour de vous n'aspire qu'à volupté, bonheur, et petit cuicuis dans les z'oreilles, c'est comme essayer de faire passer une réforme des retraites en six mois et en pleine crise économique, sans déclencher d'émeutes ou de grève générale et sans que le président de la république ne se retrouve avec une cote de popularité plus faible que le taux de remboursement accordé à la Grèce pour les quelques 30 milliards de brouzoufs qui lui sont gracieusement prêtés pour renflouer ses caisses. Bordel, vivement qu'il pleuve !!
Non franchement pas facile, alors du coup, revue de presse, je fais le tour des unes de quotidiens sans grand espoir. Les deux sujets qui occupent la première place des journaux de droite : réforme des retraites et le sauvetage de la Grèce par la bienveillante apposition des mains du grand gourou de la République (autrement dit deux sujets sur le pognon que ca coûte d'aider les vieux et les tiers-mondeux, allez voir l'article des Echos c'est assez bien résumé). Et pour ceux de gauche : le futur échec des retraites et le rafistolage européen pour tirer la Grèce du fond du trou.
Comment voulez-vous que je fasse quoi que ce soit de drôle avec ces deux sujets aussi graves l'un que l'autre, d'autant que, vu la quantité de drogues licites que j'ingurgite quotidiennement, je ne risque pas de profiter de ma retraite bien longtemps et que je suis bien trop sûr de ma sexualité débridée pour m'intéresser de près ou de loin aux problèmes financiers de ces PD (pauvres diables) de Grecs.
Ha ?! Une dépêche AFP vient de tomber sur nos téléscripteurs, "Mickael Vendetta a remporté la Ferme Célébrité. Le jeune homme déclara au sortir de cette victoire historique : "Ouah putain c'est trop cool, j'ai niqué David Charvet".
Mouais. Je ne vais pas accabler le pauvre mongolien à l'égo aussi sur-gonflé que sa musculature est synthétique. Mais le message est quand même assez clair : beaufs de France, sous-doués imbus de vous même, crétins dégénérés, sous-rebuts de sac à merde infoutus d'aligner trois mots de français sans faire une faute d'accord ou de conjugaison, vous cherchez un endroit pour vous accueillir, TF1 est là pour vous.
Tout ça pour dire que, l'actu est alitée, on le savait, mais ce que l'on ne sait que peu, c'est que le goût de l'amer de l'info fait vendre du papier hygiénique.
vendredi 9 avril 2010
Productivisme.
Camarades, je sors à l’instant même d’une réunion avec le PDG du site et ses conclusions sont dramatiques.
En effet, la productivité n’a cessé d’augmenter depuis l’année dernière passant de deux chroniques courtes par mois à une chronique hebdomadaire voire deux….
Ce rythme effréné, les salariés de cette fabuleuse entreprise ne sauraient le supporter plus longtemps, d’autant que notre directeur des ressources humaines s’est pendu la semaine dernière. Les dirigeants parlent de délocalisation de cette chronique en Afrique équatoriale où des enfants, souvent mineurs, produisent calembours et contrepèteries pour 15 centimes de la journée. Beaucoup d’humoristes et de chroniqueurs ont déjà décidé de s’offrir les services de ces entreprises peu charitables. On pourrait citer Eric Zemmour ou encore Laurent Gerra qui non contents de délocaliser leur humour dans les bistrots PMU lui ont fait faire un bond de 40 ans en arrière pour retrouver le vrai goût de la blague raciste.
Mais nous ne cèderons pas devant la fatalité d’une époque préoccupée uniquement de faire toujours plus en un minimum de temps, ni à l'humour au ras des pâquerettes et de la mini jupe dont rien ne prouve l'efficacité auprès des investisseurs (vous), et si, devant les attaques en règle des droits du chroniqueur, nous n'obtenons pas d'avancées significatives de nos conditions de travail, nous n'hésiterons pas à nous lancer dans une grève illimitée et reconductible, sans préavis ni conservateur.
Nous ne reculerons devant rien pour faire appliquer les revendications
suivantes :
-Une seule chronique par semaine. Deux, maximum, en cas d'actualité chaude : tempêtes, élections, ou rumeur présidentielle.
-Pas plus de trois pages dactylographiées par chroniques en comptant les fautes d'orthographes et les
sauts
de
lignes
intempestifs
ainsi que les phrases à rallonge permettant de noyer le lecteur dans un flot continu d'informations sans importance et totalement démagogiques, juste pour pouvoir placer un jeu de mot pourri ou une vulgarité incongrue à la fin d'un paragraphe.
Couille.
-Ne plus être obligé de travailler dans le métro ou à des heures tardives à la maison, pour enfin pouvoir jouir d'un été que l'on ne finissait plus d'attendre.
Mes chers camarades, si ces quelques points, essentiels dans la continuation de notre activité, se trouvaient face à une fin de non recevoir, nous confisquerions le poignet du rédacteur de cette chronique, pour qu'il puisse s'en servir à quelque chose de plus jouissif et rythmé que l'écriture.
Je vous vois venir bande de salopiots !! Je veux parler de la pratique de la guitare.
Et s'il ne veut pas jouer de la guitare... qu'il sifflote !!!
Mes amis, que les guitaristes sifflotent, on le savait, mais ce que l'on ne sait que peu, c'est que qui sifflote s'y pique.
Télécharger la chronique
mercredi 7 avril 2010
Insultes.
Toujours est-il que je n'ai jamais fait de pub, ni aux copains, ni aux artistes que j'aime bien (hormis Saez que j'abhorre particulièrement), ni aux gens qui me supportent et m'informent et... ben c'est très bien comme ça. Je vais pas commencer à verser dans le sentimentalisme, non ?
Bon allez vite fait alors :
-Nosfell dernier album, une tuerie sur scène, un plaisir dans le casque. Ce brigand a sorti deux contes dont j'ai pu écouter des extraits et qui permettent d'apprécier enfin la langue que ce jeune artiste a créée, le Klokobez,
dans le contexte historique du monde qu'il a également imaginé, Klokochazia. Bon évidemment c'est compliqué mais si vous arrêtez pas de vous caresser en imaginant ma voix suave et délicate vous risquez pas de comprendre.
-Kalabilitouil Anastraphadere. Mais non je fais pas exprès de vous donner des noms à coucher dehors pour tester votre diction. Mais attention, l'abus de ce groupe rend heureux. Nouvelle mise en garde à l'attention des oreilles chastes, il s'agit d'un groupe de musique française hein. Vous ne risquez pas d'entendre de "beats" électroniques ou encore de la merdouille anglophone. C'est bien de chez nous ça môssieur!!!
-Et pour finir l'article de Media Part : Garde à vue pour trois lycéens marseillais qui auraient insulté la fille d'une policière.
Bon je reviendrai sur Media Part que je vous engage à essayer sans frais pendant deux semaines pour voir à quoi ressemblent des articles faits par des journalistes indépendants. Ça vous fait voir 20Minutes, Direct soir et autre Métro d'un autre œil !!
Non mais vous avez vu ce titre hallucinant : Garde à vue pour trois lycéens marseillais qui auraient insulté la fille d'une policière.
Y a encore des gens pour insulter la police !!! Incroyable. Moi ça fait belle lurette que je fais profil bas en face de la police et que j'insulte les voyous. Oula c'est que j'ai un passif moi môssieur. Si on y regarde de près, j'ai quand même une sale gueule. Bon ça s'arrange avec le temps, (c'est vrai plus je vivais à Limoges moins j'étais bronzé), mais insulter une fille de policier en poste... C'est inconcevable.
Imaginez, par exemple que je me mette comme ça au débotté à insulter les enfants du premier flic de France. Que je laisse aller ma diatribe fulgurante prendre pour cible l'entourage de Brice Hortefeux, que je traite ses enfants de FILS DE déPUTE ou encore COqUILLE MOLLE. Imaginez un seul instant que je commuNIQUE avec SA FEMME. Alors évidemment là je ferais l'objet de fliquage intempestif pour finir par me faire prendre en flagrant délit d'insulte à agent par personnes et ordinateurs interposés.
Enfin, la police se met au travail, en mettant en garde à vue les petits branleurs qui lapident à coup de "bouchon de liège" une pauvre adolescente déjà mal dans sa peau. N’oublions pas que la mère de cette pauvre victime est commissaire de police, tout de même.
L'article précise qu'en moins d'une demi-heure, 12 représentants des forces de police étaient en route pour interpeller les dangereux criminels (au nombre de trois) dans le bureaux de la proviseure.
Résultat, la totale : prise d'empreintes, d'ADN, fouille au corps, menottes, transfert, et 8h de discussion avec des agents assermentés. Faut dire que les trois jeunes devaient en avoir gros sur la patate. Je les imagine assez facilement en rajouter allègrement lors des interrogatoires du genre :
"Le Policier : -Alors on récapitule, tu lui a dis quoi à la fille du commissaire ?
Le Jeune : -Ben euh, je l'ai traitée de salope, et j'ai dit que c'était qu'une fille de pute.
P: - D'accord et ensuite,
J: - Ben je lui ai dit d'aller se faire enculer par le yorkshire de sa maman.
P: - Ok mais encore....
J: - De sale pute,
P: - Hmm Hmm ? Et ?
J: - Euh... je lui ai dit que toutes les flicquettes, elles avaient sucé pour en être là et que vu le grade de sa mère j'aimerais pas me faire les kilomètres de bites qu'elle a avalées"
Bref vous pouvez vous rendre compte que le temps paraît plus long... Huit heures ce n'est peut-être pas de trop.
Pour résumer, les insultes n'ont pas leur place dans l'éducation nationale, on le savait, mais ce que l'on ne sait que peu, c'est qu'il n'y a pas de pire insulte pour cette dernière que de se laisser
impunément pénétrer par la police.
mardi 6 avril 2010
L'église est dans la piscine.
On pourrait en déduire, si l'on est un esprit au mieux pervers ou au pire tatillon, que l'église se paie de la communication pas chère pour redorer son blase et son blason, après les innombrables scandales qui ont secoué frénétiquement ses représentants de bas en haut, et ce, jusqu'au plus saint d'entre tous, à savoir le pape Ratzinger plus connu sous le nom de Benoit le XVIe.
Je vous parle de ça car j'ai appris que Michel Drucker, l'autre homme à chien du gotha avec Stéphane Bern, avait invité 3 jeunes séminaristes à cordes vocales pour interpréter moult chansons du répertoire saint à commencer par l'incomparable « l'envie d'aimer » tirée de la comédie musicale les dix commandements.
Pour ceux qui s'étaient faits cryogénisé ces dix dernières années ou qui n'étaient pas en âge de se rappeler, je diffuserai le premier refrain pour vous re-situer le contexte de l'époque et le comique de
la situation.
Ce sera nous, dès demain
Ce sera nous, le chemin
Pour que l'amour
Qu'on saura se donner
Nous donne l'envie d'aimer.
Je disais donc qu'inviter des prêtres pour parler d'autre chose que des avancées scientifiques en matière de surdité était en vogue. Au passage, on savait que l'onanisme rendait sourd, mais j'ignorais
pour ma part qu'en branlotant une grosse nouille de bénitier, le patient aurait une chance de retrouver l'ouïe de finesse, à fortiori si ce dernier est mineur, orphelin et se balade par groupe de 200 dans
une école spécialisée du Wisconsin. Ça leur a servi de leçon, la prochaine fois ils les prendront muets !!
Mais trêve de médisance et de monologue je passe la parole à monseigneur Gerhard Müller évêque de Ratisbonne qui souhaite s'entretenir avec vous.
Merci mein kind,
Mes biens chers frères, je tiens à revenir sur les évènements de la semaine passée qui m'ont laissé coi. En effet j'ai remarqué que les humoristes et autres journalistes avaient usé du nom de notre seigneur et de ses représentants certainement pour en tirer un effet comico-dramatique ou pour appuyer un point de leur discours clairement anticlérical.
Je ne puis pas dire que je fusse choqué par ces propos, que je n'écoutai d'ailleurs que d'une oreille discrète, tant les occupations pieuses sur l'internet se révèlent nombreuses. Si nombreuses même
qu'il me faut manipuler la souris de la main droite, l'autre caressant la fourrure de ma grosse chatte des gouttières arthritiques et suintante de faux amour.
Bref, disais-je, j'eusse pu être outré par votre discours mais je suis depuis bien trop habitué à côtoyer des mécréants de votre espèce, bourrés de vices et de luxure, et que je compte bien ramener dans le droit chemin grâce à mes nombreux talents de berger.
Ne riez pas bande d'hérétiques, hier le très saint père m'a parlé et m'a ordonné de vous guider, tous ensemble mes fils, vers les voies profondes et impénétrables de la sagesse. Il m'a appelé sur mon I-Phone. J’afférais à quelques préparatifs de la messe précédant la Pâques en habillant moi-même les enfants de chœur paroissiaux.
Comment ? Vous ne me croyez pas ? Je m'en doutais. Mais j'ai des preuves pour étayer ma thèse. Figurez-vous bande de brebis égarées dans un camp de légionnaires, que celui qui sait tout, m'a parlé de vous, et ce n’est pas joli joli.
N'est-ce pas Monsieur Plume, dieu t'a vu prendre du plaisir dans les bras de jeunes éphèbes au torse imberbe à qui tu demandais de te labourer les reins aidés de leurs santiags cloutées tout en te visitant le fondement à grands coups de manche de pioche.
Ne te gausse pas Raoul, toi qui prends un malin plaisir à trousser et détrousser les nones au sortir du presbytère quand tu ne balades pas en anorak en proposant des friandises à de pauvres jeunes filles influençables.
Et que dire de Jean Claude, qui, non content de filmer chacune de vos exactions, se permet d'enfermer dans un placard sa propre mère, si elle a le malheur de refuser d'assister à sa projection macabre tous les samedis.
Je passerai sur Mc Mito qui non content d'être Juif, et qui le serait ? , caresse l'espoir sans lui demander sa permission.
Je n'épargnerai pas Dr Dru qui distille à longueur de sites spécialisés des conseils pour vivre pleinement son amour avec des caniches nains ou des teckels à poils ras.
Mes chers enfants, expiez vos péchés. Je me tiendrai dans mon confessionnal spécialement aménagé prêt à aspirer la plus petite parcelle de malin de vos entrailles boursouflées à la fin de
l'émission. Allez en paix mes fils.
Merci Monseigneur. Pour conclure, la branlette rend sourd, on le savait, mais ce que l'on ne sait que peu, c'est que l'abus de religion rend aussi aveugle que con.
jeudi 25 mars 2010
Remaniement.
Après la défaite personnelle que j'ai subie lors de la dernière cuite que j'ai eu le malheur de m'infliger au Picon bière pour me rassurer du fait que le succès des copains ne signifiait pas nécessairement mon impopularité naissante, j'ai décidé de procéder à un remaniement aussi technique qu'essentiel de mes fonctions vitales afin de ne plus reproduire la déprime légitimée par l'alcool qui succéda à cette folle soirée.
Plusieurs modifications profondes s'opèreront en moi dans les semaines à venir.
Pour commencer, je compte intervertir mes papilles gustatives avec mes muqueuses anales pour enfin sentir le vrai goût de la merde et pas la sciure frelatée que nous servent les rois de la mal-bouffe-vite-j-ai-pas-le-temps, pas chère et blindée de colorants et de consommateurs, qui eux seuls sont capables de faire ressembler le plus pur étron puant à un steak haché Leader Price.
Pour gagner du temps, et sur le même principe, je compte réduire drastiquement mon temps de digestion en effectuant des coupes franches dans le budget de mes gros et petit intestins et autre estomac.
Pour faire preuve d'ouverture envers l'opposition, je me ferai greffer une paire de lolos digne de faire revenir dans le droit chemin un prêtre pédophile et de susciter chez les observateurs assidus de mes performances sanitaires une légitime excitation lorsque je me savonnerai vigoureusement les nichons en me pâmant de désir et de volupté, et en laissant courir mes doigts graciles et agiles dans les plus profonds recoins de mon anatomie moitié Joe le braquemart moitié Amanda Lear.
Je créerai une entité lymphatique bien plus efficace que ces peigne-culs de globules blancs, qui sera enfin à même d'exproprier toute cellule étrangère sans autorisation de greffe mais qui ne se laissera pas blouser par ces faussaires de papiers génétiques que sont ces salopes de cellules cancéreuses.
Je tiens cependant à faciliter l’immigration des cellules étrangères ayant fait le choix de la greffe choisie, tout particulièrement celles émanant de cerveaux au QI supérieur à 130, et ce, afin d'endiguer les fameuses filières des mutations génétiques hasardeuses.
Pour finir, je remplacerai mes canines par des crocs acérés diffusant le venin dans mes veines paroles, j’échangerai mes poumons contre des filtres au carbone, et d’acier trempé je fortifierai mes os, mais je laisserai mon cœur dans son unique demeure afin de m’y raccrocher si ma raison se meurt.
Et VLAN!!
dimanche 21 mars 2010
C'est quand même bien foutu.
Boulevard Carnot, je regarde d'un œil distrait par la fenêtre d'un bus qui devait me conduire vers je ne sais quel arracheur de dents assermenté censé me soulager d'une douleur qui me tenait depuis que j'avais tenté d'arracher le soutien-gorge d'une pulpeuse créature un soir de rut orgiaque suivant une déplorante défaite électorale de l'UMP, c'est dire si ce début de chronique nage dans la fiction la
plus improbable.
Bref, du bus, j'observais la vie morne de mes contemporains quand mon regard, aiguisé par des années de reluquage dans les escalators : "Mais non mademoiselle à mini-jupe, je vous en prie passez devant.", capte un décor qui résume assez bien le quotidien de pas mal de monde.
Le long de la route se juxtaposaient un lycée, une agence ANPE, une banque, une agence immobilière, une banque, une crèche, un cabinet d'avocat, une banque, une agence d'intérim, un huissier, et pour finir un clodo en train de faire la manche.
Je me suis dit, les mecs ont tout compris.
L'adolescent quitte l'école, son bac en poche, file à l'ANPE chercher du boulot, finit par en trouver un, ouvre un compte pour y déposer ses deniers, après une demi-vie de labeur se paye un appart moche en centre ville, contacte la banque suivante pour y emprunter l'argent qu'il ne gagnera jamais pour acheter son nid d'amour, se rend à la crèche, y dépose les enfants qu'il n'aurait jamais dû faire, entre dans le cabinet d'avocat pour décider de la séparation des biens suivant son divorce, passe le seuil d'une troisième banque pour y emprunter de quoi rembourser son prêt à la seconde, cherche un nouveau boulot après s'être fait licencier pour faute grave (il avait oublié d'éteindre la lumière en débauchant à 21H), passe chez l'huissier pour qu'il le débarrasse de tout le confort matériel qu'il utilise mais qu'il ne possède pas pour le rendre aux trois banques et il finit à la rue.
Pratique, me dis-je, une rue, une vie.
Heureusement j'habite une ville où les rues ont autant de chance d'être droites que mon auguste personne n'a de probabilité de gagner le prix Goncourt, ainsi, chacun peut à loisir bifurquer quand le chemin devient hasardeux, mais quoi qu'il arrive, toutes les routes ne mènent qu'à un seul et même endroit : le cimetière.
vendredi 19 mars 2010
Le cirque politique
Bienvenue dans le plus grand cirque politique du monde.
Dans quelques jours les plus grands acrobates de la verve, les magiciens des chiffres, les équilibristes de ligne rouge et les montreurs de conseillers présidentiels vont vous offrir un spectacle jamais vu auparavant.
Vous pourrez notamment applaudir la plus grande langue du monde capable de rallier le siège de l'UMP, 55 rue de la Boétie 75008 Paris, au palais de l'Élysée 55 Rue du Faubourg Saint-Honoré (soit une distance à vol d'oiseau de plus de 400m !!) sans bouger les oreilles, j'ai nommé Frédéric Lefebvre.
Venez vous émerveiller en visitant notre foire aux monstres : Christine Boutin la femme à barbe, Éric Besson L'hermaphrodite tantôt gaucho tantôt facho, les frères siamois Xavier Bertrand et Luc Chatel, et évidemment l'homme dépourvu de morale ou d'humanité Brice Hortefeux à propos duquel les spécialistes s'accordent à dire qu'il serait le résultat de l'amour improbable entre une indépendantiste bavaroise et un ancien SS reconverti dans le tango argentin.
N'oublions pas non plus les clowns sans qui le cirque ne serait pas le cirque, Martine et Ségolène dans leur grand numéro qui a déjà conquis la France entière.
Mais tout ce beau monde ne serait rien sans le grand Monsieur Loyal, instigateur de toute la représentation, j'ai nommé Nicolas Sarkozy qui vous fera ses plus belles pirouettes pour offrir à vos yeux gourmands le plus beau spectacle de votre vie.
De toute façon que vous l'appréciiez ou non le spectacle est monté avec vos impôts, donc quitte à payer autant en profiter !!!
vendredi 12 mars 2010
Correction.
J'ai succombé à l'horrible tentation de faire corriger les énormités orthographiques et grammaticales que compte le blog (et texte) présent.
Je salut au passage la pécheresse qui me tourne au vice et qui fait en sorte que mes textes acides ne brûlent plus les yeux de mes lecteurs les plus chevronnés à défendre la belle langue Française que ces crétins de politicards analpha-bètes qui nous gouvernent tordent à tort et à travers dans leurs discours de pute électorale.
Merci donc à Virginie pour ne pas la nommer, car elle s'appelle Eglantine, qui a eu la gentillesse de bien vouloir se lancer à corps perdu dans la relecture des textes du blog et qui, n'en doutons pas, doit clairement souffrir à l'heure qu'il est.
vendredi 5 mars 2010
Saez contre les publicitaires

Une photo d'un certain Mondino connu des services qui a déjà sévi en choquant l'œil de l'observateur a collaboré avec un certain Damien Saez pour l'affiche et la pochette de son nouvel album nommé "J'accuse".
Peu habitué au marchandising, ce dernier a tout de même choisi d'afficher dans les métros parisiens ladite photo pour annoncer la sortie de l'album ainsi que sa tournée prochaine. Or figurez-vous que la société gérant les métros passe par l'avis d'une commission de publicitaires avisés et expérimentés pour que les pauvres utilisateurs du métropolitain ne soient pas trop choqués en apercevant ça et là des images non conformes.
Et bien ces chers publicitaires ont pris la bonne résolution de refuser l'affichage de la pochette en 4x3 de notre pauvre Damien, aussitôt suivit par la société des métros.
Damien ne se démonte pas et propose le texte suivant en substitution de l'image jugée choquante (cliquez sur l'image si vous voulez le lire):
Bon je vous l'accorde c'est coruscant mais pas de quoi fouetter une chatte. J'ai souvenir de propos tenus par des gens de la majorité présidentielle qui m'ont bien plus soulevé le cœur que ce cri d'alarme d'un artiste sans trop de prétention puisque s'étant lui-même mis en dehors du système des majors contrairement à cet enculeur de moche de Benjamin Biolay qui bouffe à tout les râteliers et se prend pour le nouveau Gainsbourg sous prétexte qu'il clope dans ces clips.
Bref là dessus rebelotte le père Saez se fait renvoyer sur les roses du style "T'es mignon mon petit mais on a du boulot, y a Paris Hilton qui va sortir son disque!!".
Je ne me fais pas de soucis pour Damien, dont je n'apprécie pas toute la discographie mais qui a le mérite d'ouvrir sa gueule quand on lui demande expressément de la fermer.
Un publicitaire qui est choqué de voir une photo de femme à poil, c'est beau comme un maire UMP s'offusquant de la candidature d'un ancien jeune délinquant alors que son propre camps se traîne tellement de casseroles au cul qu'on pourrait faire la cuisine dans tous les pénitenciers de France.
Cela dit ces dérives deviennent de plus en plus inquiétantes. Prenons garde. Quand nous n'aurons plus que des soit-disant artistes, consensuels, pour ne pas dire consanguins vus leur ressemblance physique et mentale, qui nous chanteront les louanges de vivre dans un monde qui court à sa perte, on sera pas dans la merde.
Peut-être serait-il temps de se révolter un petit peu, histoire que les générations futures puissent encore avoir un esprit subversif et contestataire.
Maître censeur sur son arbre perché tenait dans sa main le droit de s'exprimer.
A bon entendeur Salaud!
mercredi 24 février 2010
La société des bien-pensants.
A force de répression et de casse sociale, la plupart des gens capables de se révolter le font avec un sentiment d'avoir déjà perdu la bataille.
J'en veux pour preuve une discussion que j'ai eue il y a peu avec une connaissance estudiantine et qui avait pour objet les manifestations et la nécessité ou non de bloquer les universités pour se faire entendre. Cette dernière me soutenait mordicus que le simple fait d'envisager un blocage était totalement antidémocratique puisque empêchant de pouvoir aller en cours les élèves qui le souhaitent, que cela pénalisait tout le monde et autres arguments fallacieux que l'on a l'habitude d'entendre dans la bouche des contre.
Effectivement, de tout temps, les manifs étudiantes ont suscité de la part des bien-pensants une multitude de réactions épidermiques. Mais là où la différence est flagrante, c'est que le sous-produit de l'industrie de l'enseignement supérieur qui me tenait ces propos n'était certainement pas syndiquée et qu'elle avait plus le look néo-baba cool que celui du connard futur cadre avec un blaser portant conjointement son prénom et le nom de son école.
Voilà le problème, la chienlit a pris possession même des agitateurs.
Tout le monde a peur de bouger, de gueuler par crainte de réveiller le voisin.
Encore un exemple, je suis, en plus d'être le chroniqueur le plus doué de sa génération, un musicien chevronné qui, n'en déplaise à Esther, se produisait l'an passé dans certains bars de la capitale du Sud, Toulouse la bien-nommée. Et bien il est de plus en plus difficile de trouver, en centre ville, des bars ouverts où l'ambiance n'est pas forcement à la frange sur le côté et le pantalon slim. La plupart des patrons préfèrent fermer boutique sous la pression policière pour laisser la place à quelques enseignes de restauration rapide très appréciées des abrutis à frange sus-cités.
Mais le pire est que, non content d'interdire la musique, qui est légion dans cette ville où même l'accent chante, dans les bars ou dans les rues, on commence à l'interdire dans les appartements.
J'ai le souvenir d'une soirée arrosée chez un collègue beugleur de rue, où la résidente du dessous n'a pas eu le courage de nous demander poliment de baisser le volume, mais a préféré nous glisser une lettre dans laquelle elle expliquait qu'il lui était impossible de regarder sa précieuse lucarne à cons tant notre tintamarre faisait trembler les murs.
Évidemment, une personne qui passe ses soirées avachie dans son fauteuil avec son cro-magnon accroché à sa cannette de bière a peu de chance de faire vibrer les murs de sa chambre.
Les gens sont des cons, on le savait, en revanche ce que l'on sait peu, c'est que ce sont eux qui ont le pouvoir.
mercredi 17 février 2010
lundi 15 février 2010
Non mais sans blague!!!
Voilà la requête que j'ai reçue il y a peu sur FaceBook.

Vous avouerez que c'est tout de même cocasse non?
Bon alors je me permets de faire remarquer à cette jeune fille que :
- Et d'un : je ne la connais pas.
- Et de deux : le simple fait de porter ce nom devrait l'interdire formellement de me demander en ami.
- Et de trois : ne la connaissant pas, je ne peux que juger cette personne par son apparence physique ou les quelques informations dont je dispose sur son face book pour l'accepter parmi le club très privé de mes amis virtuels.
Or le troisième point me pose problème.
Je ne peux décemment pas la traiter de petite pute mal dégrossie et mal baisée portant le nom d'un dictateur sous reptilien dont le seul but est de s'en foutre plein les poches en faisant culpabiliser ses administrés à chaque fois qu'ils font les courses, baisent, boivent, fument ou encore votent pour le camp d'en face.
Non je ne le peux pas.
Bref. Je ne sais que faire accepter ou refuser?
jeudi 11 février 2010
Mon héros.
J'oubliais de préciser que l'impudente avait pris soin d'empêcher la fermeture de la porte à l'aide de son pied de poule, pour laisser ses meilleures copines la rejoindre, histoire qu'elles puissent ensemble nous casser les oreilles, et nous péter les couilles, à grand coup de ricanements hystériques et autre cris de guenon.
C'est à ce moment que mon héros, un ouvrier certes sale mais néanmoins conscient de ses droits, s'est feint de la réflexion suivante à l'encontre de la gourdasse sus-citée :
"Non mais,... tu crois que j'ai que ça à foutre!!!!"
Un héros vous dis-je.
vendredi 5 février 2010
Mesdames et Messieurs
Chers lecteurs vides et hauts en couleur.
Chers popa, chère moman.
Chère riche, Chirac, Charal et chaland, je dis Halte!
Halte aux débordementx, stop aux dénigrements insensés et incessants de notre classe politique, taclons la censure salace et acerbe ou à Croate subis par ceux qui se lèvent tôt et se couchent tard, travaillant une main à la pâte tandis que la seconde est occupée à s'arracher le pied le plus consciemment du monde.
Le Front de Libéralisation de la Pensée Unique compte sur l'effort de chacun pour que les calomnies entourant les classes aisées soient une fois pour toutes reléguées au rang des délires pétomanes d'une classe ouvrière trop souvent chouchoutée par la gauche mielleuse alors que nous les nantis étions obligés de remplacer le Dom Pérignon de nos baignoires par un ignoble Veuve Clicquot.
Hourra pour le seul homme qui a su réparer cette injustice et qui fait trimer plus les petites gens afin que NOUS puissions gagner plus. Vive notre phare dont la taille est inversement proportionnelle au génie et à l'aura qu'il déploie. Et à bas la canaille régicide aux cheveux argentés victime du piège qu'elle a elle-même tendu pour usurper la place de notre bien-aimé chef spirituel.
Prenons-nous la main, crions notre victoire et faisons en sorte que ce règne nous soit le plus profitable possible.
Signé La France au dessus des autres.
jeudi 21 janvier 2010
Ces gens à problèmes.
Je vais essayer avec la rigueur scientifique qui m'incombe (au passage je tiens à faire remarquer que j'ai réussi à placer incombe dès le début d'un texte.. et deux fois qui plus est) de vous décrire par le menu une étonnante et inquiétante mode qui se perpétue dans mon entourage proche.
Je veux parler des personnes qui ont toujours un pet de travers.
Je peux d'autant plus disserter sur le sujet et l'analyser avec brio et recul étant donné que moi-même, dans mes moments de faiblesse due à une adolescence que j'ai vu s'éterniser jusqu'à la semaine dernière, moi-même, disais-je, j'ai connu la délicieuse volupté du "boarf" à la sempiternelle question "Alors comment ça va ?".
Je pourrais même ajouter que j'ai eu à maintes fois l'occasion de rétorquer la bonne vieille blague de merde qui consiste à faire sous-entendre que le Lundi serait le pire jour de la semaine. Mais il n'empêche que dans une société où le bonheur est censée être le but de chaque être humain (après le travail les impôts la bagnole et l'argent, qui ne font pas le bonheur, dis donc coco ça y va les répétition dans ce texte), on arrive encore à trouver des gens qui ne sont ni contents de qui ils sont, ni de ce qu'ils font ni de la personne avec laquelle ils partagent leur lit et leur problèmes. Et des problèmes ils en ont !!!!! C'est d'ailleurs pour ça qu'ils sont différents des autres. Et quand je dis différents ils entendent spéciaux et c'est bien ça Le problème.
Alors du coup ils se retrouvent entre dépressifs, se font de grandes accolades pour signifier qu'ils ne sont pas seuls à être tristes et malheureux alors qu'ils ont, pour la plupart, tout le confort matériel, de quoi manger, sont entourés d'une quantité de peigne-cul du même acabit et que leurs seules réelles souffrances sont celles qu'ils se créent eux mêmes.
Bon que l'on ne se méprenne pas, c'est un coup de gueule dans le point, je n'en veux pas aux légitimes tristesses qui peuvent parsemer ici et là une vie menée tambour battant, ni les malheureux drames que subissent pèle-mêle les pauvres dirigeants d'entreprises et les politiques du gotha.
Mais ces trous du cul jamais contents qui passent leur temps à tout ramener à eux et à se créer des problèmes pour que l'attention soit systématiquement dirigée vers leur petit ego je ne supporte plus.
Essayons de les aider. Faisons en sorte que, dès qu'une discussion risque de tourner au déballage intempestif de vie privée et de déboires dignes de Germinal, ladite discussion soit redirigée vers un sujet plus propice à la rigolade.
Petit exemple à méditer grâce à la saynète suivante :
"Alors comment ça va ?
-Boarf comme un Lundi ?
-Ben alors t'as pas la pêche ?
-J'ai mal au dos, aux dents, aux jambes, et puis mon mec vient de me larguer, mon proprio qui veut m'expulser, ma voiture démarre pas, mon compte est au plus bas, ma mère vient de mourir, j'ai un trou dans mon pantalon, et y avait plus de chips au Géant...
-Ben dis toi que si tu te suicides t'auras au moins réussi ta mort."
S'en suivront les rires et les boutades qui font le bonheur des conversations nimbées de franche camaraderie.
Plus tard si votre interlocuteur décide judicieusement de se donner la mort, cela vous épargnera une bonne fois pour toutes ses jérémiades de vous atteindre et vous aurez enfin une bonne occasion de vous plaindre à votre tour.
vendredi 8 janvier 2010
Bon ennuie 2010
Je ne voudrais pas la ramener (mais quand même un petit peu), mais l'hypocrisie qui règne dans ces quelques mots à tendance à faire bouillir mon sang de méditerranéen.
Il est vrai que la grande majorité des célébrations ont une fâcheuse habitude à me peler le jonc pour parler en image poétique, mais en ce qui concerne la bonne année, on touche au comble de l'arbitraire. D'autant que suivant les calendriers, cette date change et que sa signification n'a rien de religieux ce qui, sans pour autant la rendre moins débile, légitimerait au moins les sempiternelles vœux que l'on se souhaite à longueur du mois de Janvier.
Si je tenais l'indicible abruti qui a eu l'idée saugrenue un soir morne de 31 Décembre de se coller un chapeau ridicule sur la tête et de procéder au compte à rebours des dix secondes le séparant de la nouvelle révolution terrestre, je puis vous assurer qu'il passerait lesdites dernières secondes à regretter d'avoir entamé son décompte imbécile, d'autant qu'il est difficile d'égrainer le temps avec un magnum de champagne enfoncé dans le rectum.
Mais je fustige l'année nouvelle, et j'en oublie les autres manifestations idiotes que compte notre calendrier.
A commencer par les anniversaires.
En vertu de quoi serions-nous en droit de nous réjouir d'être là une année supplémentaire alors que tant d'autres sont partis ?
Et puis honnêtement, je n'arrive pas à comprendre ce rite. Qui trouve le moindre plaisir à réunir une flopée de morveux hurleurs et massacreurs d'objets précieux pour la simple raison que le sien a soufflé une bougie de plus ?
Je passerai volontiers sur les innombrables cérémonies religieuses qui ne servent que de prétextes à une frénésie mercantile et à une revisite quasi systématique des cent une raisons de se foutre sur la gueule avec sa famille/belle-famille (rayer la mention inutile) ou encore de choper un belle indigestion.
Bon, j'avoue, je suis aigri.
Et je pense que cela vient du fait que je sois né en Décembre.
Étant enfant, j'observais mes camarades nés en milieu d'année se gaver de cadeaux deux fois l'an, proposant durant leurs fêtes d'anniversaire prisées des parties de foot endiablées ou encore des batailles de pistolets à eau sous un soleil de plomb, n'ayant pour ma part droit qu'à une réunion en comité réduit tant les activités extérieures se font quand il pleut comme vache qui pisse et qu'on se pèle sous un froid mordant.
Pour couronner le tout, et vu la proximité des deux évènements, soit le noël soit l'anniversaire devait pâtir d'une entrave budgétaire. Et donc, pauvre de moi, je devais souvent me contenter en guise de cadeaux d'une demi orange que je m'échinais à frotter sur un bout de pain rassis que les logeurs de mes parents, les Ténardiers, aimaient à nous balancer du haut de leurs balcons luxueux pour voir comment se débrouillent les pauvres.
Nan. En fait, j'étais pourri gâté, mais je maudis toutes ces manifestations intempestives du défilement du temps depuis le jour où l'on me refusa un ours en peluche parce que j'étais trop grand.
vendredi 27 novembre 2009
Et en avant la musique.
Pour d'évidentes raisons de fliquage des données transférées depuis mon ordinateur sur la toile internet, je ne me permettrai ni de donner le nom de l'entreprise pour laquelle je travaille, ni à quel poste je me trouve, ni dans quelle position et encore moins sous quels bureaux de fortune mon ambition dévorante pour l'argent et le pouvoir m'a poussé à de longues heures de méditation les genoux au sol et la bouche emplie de "reconnaissance".
Bref, aussi impartial et impudique que je puisse être, je ne vous dévoilerai pas cette partie de ma vie professionnelle qui, j'en suis sûr, en ferait chier plus d'un.
Aujourd'hui je vais vous parler musique. J'ai volontairement esquivé le sujet pour ne pas reproduire les envolées lyriques qu'a suscité la première (et seule) vidéo de mon être nu et passablement bourré en train de chanter d'une voix mélodieuse de taureau allant se faire châtrer. Mais cette fois je me lance.
Depuis cette navrante représentation de ce que j'appellerai... la manifestation d'une frustration atavique pour tout ce qui ressemble de près ou de loin à de l'art, bien d'autres ont suivi, toutes aussi navrantes, mais dont les pires éloges le disputent aux meilleurs dénigrements. Et, de fil en aiguille, je me suis retrouvé avec une flopée de chansons dont la plus joviale de mes belles-sœurs a semblé apprécier à maintes reprises les prestations répétées.
Dépourvu de talent mais conscient de mon travail, je me prépare donc à commettre un album qui ne devrait normalement pas changer grand chose dans le monde de la musique mais au moins satisfaire l'ego surdimensionné qui bat sous mon cœur d'airain et qui me permet, à l'instar des politiques et exhibitionnistes du champ de Mars, de montrer mon immense culture à tous les passants.
J'ai commencé ce texte en vous disant que je parlerai milieu de la musique, et ben vous allez pas être déçus. Évidemment, les critiques que je m'apprête à faire sont aisément réfutables pour quiconque ne prendrait pas ces quelques lignes que j'aspire à rédiger avec tout le recul nécessaire à l'analyse que j'ai réalisée.
Euh attendez...Oui donc je disais : faut pas tout prendre au premier degré hein !!
Déjà, et vous vous en doutez, un musicien c'est forcément quelqu'un de malheureux. Sinon, il n'aurait rien à dire et serait fatalement célèbre. La célébrité justement doit s'acquérir, non pas à la faveur du plus grand nombre, mais dans le microcosme dans lequel joue le musicien, sinon il se retrouve à devoir dire merci à un militant UMP passant par-là avant de se jeter dans la Seine (le militant pas le musicien, suivez un peu c'est agaçant à la fin de devoir faire des digressions pour ceux qui ont un wagon de retard) et de se retrouver (cette fois c'est le musicien) à devoir remettre toute sa création en question.
Un musicien se doit d'être accompagné d'une flopée de fan de la première heure, en particulier de la gent féminine, poussant des cris stridents et permettant les différentes relations sexuelles perpétrant le grand cycle de la vie. A ce titre, un musicien ne se tapera que très rarement une musicienne sauf dans le cas où une famille recomposée, soit dans notre cas un nouveau groupe, viendrait à naître de cette union.
Alors en ce qui concerne les tenues vestimentaires, elles doivent être en adéquation avec le style de musique. On imagine mal un Vincent Delherme en blouson noir, lunettes de soleil et santiags en train de nous raconter comment son chien à encore pissé sur son couvre-lit Ikea. Le style également doit être défini et propre à l'artiste.
Si par malheur deux énergumènes se retrouvent à jouer le même style de musique dans une même soirée, l'affrontement à coup de larsen et de fausses notes peut foutre en l'air un spectacle.
Un musicien se doit d'être libre, sans attache. Fini le groupe de potes qui se fendent la gueule à écrire n'importe quoi et à faire des concerts juste pour la gloire les putes et la coke. Musicien c'est une carrière professionnelle, au même titre que le reste. On s'entoure des meilleurs et on cherche, sinon à abattre, au moins à diminuer les autres. Derrière les embrassades générales dont se repaissent les instigateurs de la musique populaire, les couteaux sont bien aiguisés et prêts à entrer en action.
Je vais en rester là de peur de quitter mon costume de clown pour enfiler celui du critique insatisfait qui participe à ce bordel. En attendant si vous croisez un musicien, ou pire que vous en connaissez un, ou que vous en êtes un vous-même, suicidez-vous jeunes, la gloire s'acquiert avec la mort.
mardi 3 novembre 2009
Carte d'identité
Toi aussi expose tes problèmes quotidiens au Président de la République : http://elysee.fr/ecrire/.
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Monsieur le Président de la République française de souche. Voilà maintenant près de trois semaines que je vous ai fait parvenir un courrier par voie numérique sur le site http://elysee.fr/ecrire/ et je m’étonne de ne pas encore avoir reçu de réponse, même administrative, de la part de votre cabinet ou du moins la visite des services de la sécurité intérieure qui étaient, il me semble, en droit de m’embarquer pour trouble sur la voie publique depuis mon appartement.
Et… Rien… Pas même un petit mail en retour, l’indifférence. J’espère par la présente lettre remédier à cet oubli de la part de vos services qui, n’en doutons pas, reçoivent une quantité de lettres d’injures et de menaces propices à mettre de côté les délires d’un gamin de 26 ans profitant d’une grâce syntaxique et grammaticale pour s’en prendre à vous.
(Je précise à l’attention des barbouzes mettant à jour mon fichier sur la base de données EDWIGE2 que je suis, en plus d’être immigré de seconde génération, de gauche et jeune, abonné conjointement à fluide glacial et libération, et que je pratique volontiers certains rites sataniques incluant un poulet vivant et une photo de notre Président, avec un P aussi majuscule que le titulaire du poste est minuscule.)
Bref, j’ai mis du temps à répondre tout cela pour laisser l’activité médiatique se calmer et ne pas en rajouter une couche. Je n'ai en effet pas voulu vous accabler d’avantage concernant les « affaires » qui secouent, sauf là où c’est que c’est bon, la majorité. Je me permettrais donc d’occulter volontairement la fin ridicule et dallassienne du feuilleton qui avait pour premier rôle votre clône et qui aurait pu permettre de faire passer la pilule sur la réforme de la taxe professionnelle.
Et Boom, voilà-t-il pas que deux anciens premiers ministres, dont le meilleur d’entre vous présumé et le créateur de slogan pro-européen inintelligible dans la langue de Shakespeare, se permettent de critiquer cette réforme en termes irrévérencieux qui ne sauraient être acceptés par quelques monarques, même à talonnettes.
La manœuvre de communication est quand même bien foutue. Faire croire à la dissension au sein de vos rangs pour montrer que le travail parlementaire existe et, finalement, rassembler autour de votre projet en étouffant du même coup dans l’œuf une opposition déjà mal en point, voilà bien le meilleur moyen de maîtriser les voix du pour, du contre, de l’abstention et de la neutralité.
Mais comme je vous l’ai dit plus haut je n’en dirai rien.
Je voulais plutôt vous entretenir d’un sujet qui me touche particulièrement qui est le grand débat national sur l’identité à la con (ou l’inverse.) Non mais franchement c’est quoi ce boxon ? Il me semble que dès vos prises de fonctions, et ce en vue de satisfaire un électorat de droite nationaliste arraché à coup de slogan provocateur sur le thème de travail famille patrie, vous avez créé un ministère de l’éducation intérieure, euh… je veux dire, de l’immigration et de l’identité nationale qui est censé nous donner une définition plus que concrète de l’identité nationale (comme son nom l’indique.) Ne me faites pas croire que ce dernier ne fût créé que dans le but, fort charitable au demeurant, de renvoyer comme de vieux chiens des bougnoules sans papiers qui volent le pain à nos arabes (merci Michel) dans leur pays en guerre. Non ! Je ne peux l’imaginer.
Ainsi ce débat ne peut signifier que deux choses, soit vous tentez derechef de faire un clin d’œil coquin aux électeurs du borgne ou de sa valkyrie de gamine, en vue d’une prochaine échéance, soit vous ne savez vraiment plus ce qu’est être français.
La première hypothèse est démentie suffisamment par vos troupes pour que je ne m’y arrête pas.
La seconde en revanche me pose un problème de logique. En effet, quand vous avez créé le Haut commissariat à la Jeunesse, vous aviez bien dû en croiser quelque uns des jeunes, vous en aviez une définition bien précise du style :
« Jeune : adj. frange la plus parasitaire de la population. Humanoïde au langage incompréhensible et aux coutumes vestimentaires approximatives.
Jeunes Cons : vieux cons en devenir, d’après ces derniers, les premiers représentent l’écrasante majorité des jeunes. »
Alors pourquoi ce débat à part pour continuer à faire de la com. Franchement je vous sais bien trop malin pour tirer des ficelles aussi grosses. A moins que ce ne soit du second degré, mais cette fois, c’est l’intelligence de vos subordonnés que je remettrais en question.
Pour vous aider dans vos démarches de définition je vous donnerai la mienne :
« Français : Peuple fier et dépourvu de mémoire ne sachant pas reconnaître un ersatz de roi et qui en élit un comme président dès qu’il en a l’occasion (mis à part Jacques Chirac mort en 2007.) Troupeau de veaux suivant les dires de l’un de ces dirigeants, bande de cons suivant d’autres. Le Français se distingue par le fait que tout lui est acquis et qu’il a des leçons à donner à tout le monde sous prétexte qu’il a inventé les droits de l’homme et du citoyen il y a trois siècles et qu’il est infoutu de les faire appliquer dans son propre pays. Nation multiculturelle mais chacun de son côté ou alors uniquement entre caucasiens. Source inépuisable de Unes pour les journaux anglais. Source inépuisable d’emmerdements pour les Américains. »
Voilà mon cher Président de tous les Français et de toutes les Françaises, j’espère avoir pu vous éclairer sur ces quelques sujets.
J’attends votre réponse dans les délais les meilleurs.
Veuillez agréer mon plus sincère et plus profond mépris.
vendredi 23 octobre 2009
Jean Sarkozy effacé!!!!
Merde je pensais pas qu'il le ferait... effacer son fils.. comme ça tout simplement parce que le jeune fait un caprice.
Bref tout va bien dans le meilleur des mondes et ce n'est qu'une "coïncidence".
[EDIT] De mieux en mieux... la vidéo n'existe carrément plus.... je me demande pourquoi Europe 1 a enlevé cette vidéo de leur page.
jeudi 15 octobre 2009
Monsieur le président...
Monsieur le Président de la République française, enfin je peux vous entretenir des nombreuses angoisses qui m'animent depuis votre sacre.
Hormis le fait que ne je sois pas de votre bord politique et que, en général je prends autant au sérieux les paroles politiques que les élucubrations de Bigard à propos du 11 septembre, je prétends être très attentif à votre discours. En effet, quand vous avez, et je dis vous pour signifier la politesse eu égard à votre rang mais également pour la flopée de trous de balle zélés reniflant votre sillage pour une miette de ministère ou un quignon de secrétariat d'état, bref, quand vous avez dis-je affirmé que nous allions travailler plus pour gagner plus j'étais tout ouïe.
Bon certes on ne va pas vous en vouloir d'avoir sorti cette phrase choc uniquement pour remporter des élections qui étaient il faut l'avouer bien préparées (pour ne pas dire... bien préparées).
Je suis jeune, j'ai 26 ans, je ne crois plus à la politique depuis la première fois où j'ai voté et où le mal, la petite flamme tricolore, le borgne pitbull des guignols, est passé au premier tour des élections présidentielles. Résignés, nous avons choisi le pourri de droite pour éviter d'avoir droit au fumier de l'extrême. Tout cela pour rien. J'ai appris par les journaux (car je ne regarde plus non plus la télé depuis que vous avez l'outrecuidance de nous imposer votre trogne méridionale matin midi et soir) que vous avez tendu la main à ce cher Philippe de Villiers, le fin de race de Vendée, le conspirationniste des mosquées secrètes enterrées sous les pavés de Paris. Allons, il ne peut s'agir que d'un gag. A quoi cela aurait-il servi que je vote Chirac sinon ?
Je vous fais grâce des quelques autres remarques à propos de vos origines qui me laissent perplexe quant à votre fascination pour tout ce qui ressemble de près ou de loin à des Fascistes.
Moi-même fils d'immigré, je me demande quand je croise un malien sans papiers si je dois appeler la police des frontières ou judiciaire.
Passons donc. Mais grand mal vous a pris de vouloir pousser le fiston trop vite et trop loin !!!! Encore une fois, trop rapide, trop soudain, ce jeune branleur des beaux quartiers n'a rien à faire dans le monde dangereux et sauvage qu'est la politique. D'accord il a des airs de vous en plus grand, plus beau, plus gentil et plus blond (bref il tient de sa mère.) Mais le coup du mini-moi c'est un peu abusé pour un premier mandat... Vous auriez pu attendre le second tout de même.
Voilà pour cette première lettre, un peu brouillon certes mais qui pourra peut-être vous prêter à sourire, et vous donner, je l'espère, à réfléchir.
Je vous laisse mes coordonnées afin de poursuivre cette correspondance.
Je me doute que le scribouillard décodeur de sarcasme et de cynisme qui aura en premier lieu la présente lettre entre les mains ne vous laissera certainement pas entrevoir ces lignes, mais qu'importe. Je tente ma chance comme des milliers d'autres.
mardi 6 octobre 2009
Droit de réponse.
- Je crois que je deviens feinéant. Cf "Con se le dise..." février 08. Je vais prendre pour habitude de répondre à ces gens qui ont la critique facile. A vous de juger.
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- Anonyme a dit…
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A lire ces lignes, une citation me vient immédiatement à l'esprit : "La culture, c'est comme la confiture, moins on en a, plus on l'étale". Les mecs comme toi qui jouent les poètes maudits, c'est carrément pathétique... Apprend déjà à écrire sans fautes d'orthographe, avant d'essayer de nous éblouir par ton super style ampoulé de collégien mal dans sa peau.
PATHETIQUE je vous dis... - 23 mai 2009 10:48
- FX a dit…
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Oua, ça c'est quelqu’un d'énervé...
Tu veux en parler, je t'ai fait de la peine, ferais-tu partie des pauvres bougres que je décris dans ce texte ?
Pour les fautes d'orthographe j'dis pas, même quand j'cause j'arrive à oublier les s du pluriel mais en ce qui concerne le "poète maudit", je pense que t'as tout faux. Je ne me sens pas maudit, bien au contraire je me trouve verni.
Et si je ne suis pathétique qu'aux yeux d'un justicier tellement courageux qu'il en oublie de mettre son nom, et bien soit, je préfère le rester.
Quant au collège ça fait un petit moment que je ne le côtoie plus, ce qui ne semble pas être ton cas vu la profondeur de tes arguments !
Une dernière chose. A tous les utilisateurs malveillants de l'orthographe française qui est une des plus chiantes et arbitraires au monde, je dis continuons à nous défendre du bon usage de la langue pour qu'enfin on puisse voir à travers les fautes et s'intéresser au contenu. - 15 juillet 2009 00:35
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