Maintenant sur youtube et dailymotion.

mercredi 20 mai 2015

À l'eau to loose.

Bonjour à tous.
Critiquons, moquons-nous, des riches, des puissants, des cons et mal baisants mais n'oublions jamais que la haine aveugle n'est pas sourde.

«Qui a peur du grand méchant loup, c'est pas nous, c'est pas nous. Qui a peur du grand méchant loup, c'est pas nous, du tout!»
Voilà en substance la réponse de la majorité des toulousains quand on leur parle de leur maire et de ses pratiques plus que discutables, voir carrément fascisantes, en matière de politique de sécurité haut les mains peau de lapin, pan pan, t'es mort.
Bien protégés derrière leur maisonnette faite de briques et de roques, les rois petits cochons de la ville rose chantent à tue tête de turc et à qui veut l'entendre la comptine provocante envers le loup totalitaire. Ce dernier, échaudé par les expériences désastreuses de ses ancêtres, ne passera pas par la cheminée de peur de finir en bouillie canine sous quelques molaires porcines. Il ne s'épuisera pas non plus à souffler, souffler et souffler son haleine de verve pour expulser de chez eux les moins roses des gorets. Oh que non ! Ce loup là est un malin. C'est les habitants eux-mêmes qui l'invitent chez eux chaque fois qu'ils décrochent leur téléphone rose pour dénoncer leurs voisins.
L'office de la tranquillité, bureau des complaintes anonymes, jadis instauré par le non regretté Cohen, n'est plus et s'est fait remplacer sur ordre du regrettable Moudenc par Allo Toulouse, sévices publiques similaires des délations non nominatives proposant au bon peuple tout looseur l'opportunité de convoquer chez des voisins trop bruyant et/ou mal odorant la brigade d'intervention en moto qui n’est finalement qu’une sorte de CHiPs à la française, mais sans le sourire enjôleur et le teint hâlé d'Erik Estrada.
Dans les prérogatives de cette toute nouvelle police morale des incivilités, on compte : la lutte contre les tags et les nuisances en tout genre, l'enlèvement des encombrants et des véhicules abandonnés ou mal stationnés, la capture ou l'élimination les animaux errants et insectes nuisibles, et, la cerise sur le clafouti à l'acérola, je vous jure que j'invente rien, la surveillance de votre domicile si vous souhaitez visiter votre villa aux Maldives ou votre chalet au Val d'Isère.
Enfin, il n'est pas impossible que j'extrapole. Peut-être que la maréchaussée est prête à faire le pet devant tous les appartements HML et les tous les squats associatifs de la communauté de commune. Remarque, ça permettrait d'expliquer la présence quasi systématique des cars de CRS dans les quartiers populaires sitôt qu'une bande de jeunes d'origine pas d'ici s'y réunissent à plus de un.
Paul, un petit cochon grabataire s'inquiète de voir son beau mur de briques salopé des graffitis. Ces derniers furent probablement laissés par les manifestations antipatriotiques se plaignant, sans aucunes raisons apparentes, de l'usage pourtant nécessaire de la force à l'encontre de ses mal-peignés mal-rasés malotrus qui empêche les honnêtes travailleurs du chantier de la rivière de raser les arbres qui gâchent la forêt de béton qu'annonce la construction imminente du barrage.
Il se saisit, avec tout son émoi parkinsonien, de son téléphone vengeur et compose le numéro figurant dans la gazette du bois joli dont son maire, monsieur Loup D'enc, est le rédacteur en chef, l'éditeur en chef, le maquettiste en chef, le chef du service politique, le pigiste, le distributeur, le propriétaire et le principal lecteur.
À l'autre bout du fil, la voix préenregistrée de monsieur Loup D'enc débite un message d'accueil afin d'orienter les usagers vers le service adéquat:
"Bonjour cher administré de la commune du grand bois joli et bienvenue sur le service public de délation anonyme des incivilités bolchéviques.
Vous souhaitez..."
Pause de deux secondes pour bien laisser le temps aux destinataires du message de se préparer à sa réception.
"Dénoncer votre voisin ou tout autre animal sauvage pour nuisance à l'encontre de la tranquillité de votre être intérieur ou extérieur, tapez un.
-Dénoncer votre collègue pour propos injurieux envers la police, la France, le concept d'entreprise seule créatrice de richesse ou pire, notre chère mairie et donc par ricochet notre maire adoré, tapez deux.
-Rapporter une incivilité odieuse défigurant la nature paisible et flamboyante de notre glorieuse cité, tag, mendiant, fille de peu de vertu ou voiture mal garée, tapez trois.
-Faire appel à notre service de protection de domicile principal durant votre visite de domicile secondaire, tapez votre numéro de carte de crédit."
Tout juste avant d'atteindre le cadrant rotatif de son appareil pour sélectionner sa réponse et par acquis de conscience, Paul, le porc si niais, ajusta ses lunettes double foyers pour découvrir que le mur de son logis n'était souillé d'aucune complainte à caractère gauchisant mais d'un sympathique soutient aux idées de sa jeunesse lorsqu'il participait encore à l'OAS.
Et c'est le cœur empli de nostalgie de ses années perdues que le vieil ongulé raccrocha le combiné en se persuadant que cette élan de vertueuse expression ne méritait pas l'emploi des forces de l'ordre, que les déranger pour si peu ne serait pas très civique et risquerait de l'exposer lui à une contre enquête bien compréhensible.
Toujours est-il qu'en ce qui me consterne, mais ça n'enrage que moi, je ne parviens pas à me convaincre de la capacité de nos sociétés à s'interdire de basculer dans une nostalgie de l'ordre, d'un temps où l'on pouvait proposer, pour résoudre les questions de la pauvreté, de la délinquance et de la lutte des classes, une criminalisation, pure et simple, des pauvres et de la misère, comme le préconisait Milton Friedman dans les années 30 ainsi que tous les actuels adeptes ineptes de l'école de Chicago.
Quel rapport avec notre vieux loup de maire et sa nouvelle BIT (Brigade d'Intervention Toulousaine) me diriez-vous?
Et bien depuis que les quartiers populaires des centres des grandes villes se sont vu anoblir de la présence toujours plus importante de CSP ++,  l'intolérance envers la plèbe est devenue le fer de lance des politiques d'hygiénisme visant à rendre agréable les condos payés rubis sur l’ongle et profitant d'une fenêtre sur cour.
La sûreté de la première couronne s'exprime alors comme un service public indexé sur le revenu des administrés qui en jouissent et ce en totale adéquation avec les mœurs et les coutumes des théories libérales suscitées.
Ainsi les nantis sémillants peuvent en toute quiétude réinvestir leurs quartiers chéris du centre ville et perpétuer la valse des exodes vers les banlieues des populations déjà marginalisée.
Moralité, réfléchissez à deux fois avant de vous répandre à quelque fonctionnaire zélé que ce soit car, se faisant, vous préparez peut-être sans le savoir vos valises pour une vie de cauchemar.
Et n’oubliez pas l’Idée Fixe n°17 :
«Les dictatures poussent en arrosant elles-mêmes de liquidités le jardinier qui les a fait naître.»
À bon électeur, salut.

lu à Pas Plus Haut Que Le Bord Mardi 19 Mai au Festival le vent se lève à JOB
et diffusé Mercredi 20 à 18h sur Radio Campus FM 94.0

mercredi 6 mai 2015

Tisséo, Santiano...

Bonjour à tous.
Critiquons, moquons-nous, des riches, des puissants, des cons et mal-baisants, mais n'oublions jamais que la haine aveugle n'est pas sourde.
Juste au moment où j'allais me réjouir de passer une matinée entière à me dorer la pilule auprès de mon arrêt de bus providentiel, voilà que l'un des derniers honnêtes travailleurs au volant de son engin se décide enfin à charrier la main d'œuvre avionique néanmoins furibard d'avoir été tenu d'attendre après lui.
Et oui! La grève des transports c'est chiant.
On pourrait même penser qu'ils n’en ont rien à foutre de moi, pardon je veux dire de nous. Tu parles d'un scandale! La trêve de la pacques a certes permis de profiter d'aller-retours une semaine durant, mais, sitôt les congés épuisés, voilà que les pilotes de la firme prétendant tisser haut le canevas du réseau toulousain de transport en commun, et dont je tairais le nom, se remettent joyeusement en congé sans solde à caractère contestataire.
Heureusement qu'il subsiste encore des citoyens qui dénoncent courageusement la prise d'otage causée par ces feignasses de privilégiés et dont ces usagers sont les innocentes victimes, arrêtez-moi je vais vomir...
Oh les croquants, les fâcheux et les peine-à-jouir, ça ne vous direz pas de la mettre en veilleuse trente secondes?
Comment en ait-on arrivé en moins de quelques décennies à ce que des travailleurs reprochent à d'autres le fait de se bouger le cul pour tous. Parce que, vous pourrez tourner le problème dans toute l'essence que vous voudrez, vous n'arriverez pas à me convaincre que le seul intérêt personnel de quelques chauffeurs puisse fournir le carburant nécessaire à une auto mobilisation de plus d'un mois!
Qui donc s'est intéressé aux revendications des grévistes avant de crier haro sur les ouvriers qui, décidément, font toujours chier le monde sitôt qu'ils osent remettre en question leurs conditions de travail merdiques et leurs salaires misérables.
Car, après leur avoir refusé une augmentation de trois pour cent, et en leur en proposant une de 0,45%, constituant pour les grévistes une perte net de salaire compte tenu de l'augmentation de la CSG, la direction n'a rien trouvé de mieux pour apaiser le conflit que de les attaquer en justice.
Non mais qu'est ce que putain de quoi!
Non content de ne pas informer les usagers de la situation heure par heure des bus en circulation, alors quelle dispose largement des moyens pour le faire, sa majesté la régie refuse la réouverture des négociations certainement afin de mieux concentrer le mécontentement des transportés envers leurs transporteurs dans le but évident d'ajouter d'autant plus de pressions sur les premiers tout en manipulant les second.
Toujours est-il qu'en ce qui me consterne, mais ça n'enrage que moi, même si la frustration est compréhensible, elle ne justifie en aucun cas la harangue que subissent ceux qui défendent leur travail envers et contre tout. Et enfin, si vous preniez ne serait-ce qu'un peu de temps pour vous informer avant de pester sur des camarades en lutte, vous seriez d'autant plus à même d'apprécier, comme moi, ces longues heures d'attente au soleil et de comprendre un peu mieux les raisons qui vous poussent, jour après jour, à trimer pour ceux qui vous exploitent car
Idée fixe numéro 4 :
« Si le crime ne paie pas, le travail non plus. »
À bon électeur, salut!

mercredi 29 avril 2015

Enseignements du renseignement.

Bonjour à tous.
Critiquons, moquons-nous, des riches, des cons et mal baisants mais n'oublions jamais que la haine aveugle n'est pas sourde.

Que de grand bruit pour cette loi de surveillance. Que d'offenses et d'offuscations pour pas grand chose. Car, à bien y regarder de plus près, qui donc, à part ceux qui ont vraiment quelque chose à se reprocher, qui peut bien se sentir observé par un quelconque grand frère, dans ce monde numérique où finalement les moutons sont tout à fait capables de se surveiller entre eux.
Toi qui vocifères après cette loi liberticide, ne partages-tu pas des pans entiers de ta vie privée sans même que l'état ou facebook ne te demande rien?
Toi qui crains plus que tout voir poindre la société décrite par le regretté Georges Orwell, ne synchronises-tu pas l'entièreté de tes données entre ton iPhone, ton iPad, ton iMac pour jouir pleinement de la technologie anticonformiste que te fait raquer ta secte à la pomme croqué, et qui te sert à dénoncer les complots judéo-reptiliens?
Toi qui n'a pas passé un seul aller-retour sur les gogues depuis des années sans ton précieux intelliphone, et qui te soulages aussi bien sur céramique signée Jacob et Delafon que sur ta tablette numérique signée Steeve Jobs ou Intel Sempron, laisse-moi te dire que lorsque tu t'acharnes à écraser des friandises, à twitter à ta guise ou à chercher en vain et entre deux plics une formule élégante pour poursuivre cette chronique, tu nous brises les marquises.
C'est un plic c'est un ploc qui me chatouille l'opercule.
Ne vous méprenez pas mes trop chers citoyens cons et pâtissants. Je ne compte nullement railler votre indignation légitime face à ce qui ressemble furieusement à une loi qu'est pas droite, scélérate qui se dilate. Ce serait bien mal venu de ma part car vous savez comme moi que c'est souvent celui qui raille qui l'a dans le train, ainsi que se plaisait à nous le rappeler un certain procureur de la république Desproges française.
En effet, n'allez pas croire un seul instant qu'il faille attendre des lois pour que certaines pratiques soit d'ors et déjà en place.
Ne soyez pas assez naïf pour croire que nos services de renseignements soient assez cons pour nécessiter d'un droit quelconque quand il s'agit de vous connaître mieux que vous-même. Depuis l'ère de l'homo economicus, objectif clair et principe fondateur du néo-libéralisme, celui qui veut conserver un ascendant quelconque sur qui, ou quoi, que ce soit, se doit détenir l'information nécessaire pour faire valoir cet ascendant. De la bourse de Paris au quai d'Orsay en passant par le Palais Bourbon et Matignon, tout ce petit monde s'échange, outre leur femme et des faveurs, dans le feutré des bureaux Louis XVI, une quantité d'information pour maintenir l'ignorance et les secrets d'alcôve que se doit d'entretenir toute bonne démocratie.
Et s'il en va de même pour la somme sur le compte en banque que pour la quantité de bits, rien d'étonnant à ce qu'un état tente d'avoir la plus grosse. Je dis ça, c'est surtout pour rappeler aux adeptes de l'état fort, quelque soit leur bord de l'aile du chapon politique, tout le danger de se focaliser sur tel ou tel effet de manche de nos Dons qui chient de l'amende chiasse.
Car tandis que nous nous écharpons sur les considérations privatives des libertés individuelles de l'homme des penderies (aussi applé homo paternicus) voilà que ce se sont les libertés collectives d'organisation des travailleurs qui se détricotent inlassablement, au rythme de ces coups d'éclat sur lesquels nous nous ruons tête baissée, sans chercher à comprendre, et parce que tel ou tel glandu qui n'y connait pas plus que nous a dit : "c'est caca boudin!"
Et comment ne serait-ce que blâmer le premier connard venu, qui crie ô génie sitôt qu'un imbécile s'indigne avec sang froid sur l'effroyable banalité du monde? C'est qu'il en faut du temps et de l'énergie pour comprendre les mécanismes politiques consistant à agiter la main droite pour mieux frapper sur la gauche. Et c'est ainsi que la loi Rebsamen sur la fusion des délégués du personnel, du comité d'entreprise, d'hygiène et des conditions de travail sera votée dans l'indifférence générale et le mépris des acquis sociaux.
Toujours est-il qu'en ce qui me consterne, mais ça n'enrage que moi, si la sécurité, dont tant d'entre nous admettons volontiers vouloir jouir ou assurer pour d'autres, restera le principal élément de contrôle normatif d'une société permettant la liberté des humains à ne penser qu'à leur culte plutôt qu'à leur lutte, alors il ne faudra pas s'attendre à autre chose qu'au cynisme et à l'absurdité des lois renforçant le repli sur soit, l'ignorance et l'ironie be good. Et avec ironie, on peut parler humour. Et l'humour est l'énergie du désespoir.
Or comme l'ont prouvé les camarades de France Inter et de Tisséo, ces dernières semaines :
Idée fixe numéro un,
« L'énergie du désespoir est une énergie renouvelable. »
À bon électeur salut!

mercredi 15 avril 2015

En Goguette #2 : La p'tite loi de Macron.

Bonjour à tous.
Ce soir on Goguette à Toulouse, au café Chez ta mère à partir de 20h!
Pour vous faire patienter avant la prochaine chronique voici un des textes que j'ai écrit pour ce soir net qui est à chanter sur l'air de "La maman des poissons" de Bobby Lapointe!
Tous en cœur!
Si l'on ne voit pas pleurer les patrons qui nous la mettent profonde
Ce que jamais lorsqu'il détourne des fonds la justice ne les gronde
Quand il s'agit de nous pourrir la vie et de sucrer nos retraites
Ou de cacher tous leurs bien mal acquis elle reste muette
La p'tite loi de Macron nous prend pour des billes!

Elle veut qu'on bosse du Lundi
Au dimanche sans que l'on déprime
Qu'tu trimes même si t'as pas envie
Et si t'as trimé touche des primes

La p'tite Loi de Macron elle a l'air toute con
On ne la verra jamais juger les édiles
Le salarié moyen va y perdre ses billes
pour qu'en guise de festin il bouffe du citron
La p'tite loi de Macron nous prend pour des billes!

Elle va t'aidé à mettre au vert
L'épargne de tes économies
Que tu toucheras sans ennuis
Sitôt que tu seras mis en bière

La p'tite Loi de Macron elle a l'air toute con
On ne la verra jamais juger les édiles
Le salarié moyen va y perdre ses billes
pour qu'en guise de festin il bouffe du citron
La p'tite loi de Macron nous prend pour des billes!

Il jure le petit Maqueron
Qu'il est de gauche et qu'rien n'l'empêche
D'passer sa loi sans âme d'son
Banc de ministre de la fraîche.

La p'tite Loi de Macron elle a l'air toute con
On ne la verra jamais juger les édiles
Le salarié moyen va y perdre ses billes
pour qu'en guise de festin il bouffe du citron
La p'tite loi de Macron nous prend pour des billes!

Quelle que chose me dit qu'on a filé
Notre frelaté raie publique
A l'harangue d'huile économique
Et qu'on va finir par se noyer

Si l'on ne voit pas pleurer les patrons qui nous la mettent profonde
Ce que jamais lorsqu'il détourne des fonds la justice ne les gronde
Quand il s'agit de nous pourrir la vie et de sucrer nos retraites
Ou de cacher tous leurs bien mal acquis elle reste muette
La p'tite loi de Macron nous prend pour des billes!
A bon électeur, salut!

mercredi 25 mars 2015

Le sommeil à rendez-vous avec les urnes.

Bonsoir à tous.
Critiquons, moquons-nous, des riches, des puissants, des cons et mal-baisants, mais n'oublions jamais que la haine aveugle n'est pas sourde.

Alors que l'horlogerie céleste se plaît à nous rappeler que, par une extraordinaire coïncidence de rapport de distances, de rayons et d'orbites de trois des objets la composant, nous vivrions bel et bien à un espace temps de notre univers particulièrement particulier.
Or il me semble essentiel de faire remarquer que ce phénomène occulte le fait que des endroits particulièrement particuliers dans l'univers il en existe probablement une infinité moins un et que, par conséquent, même si nous avons la chance de nous faire obstruer le phare atomique tous les 4 ou 5 ans par l'arrière train lunaire, il n'en reste pas moins que notre bout de caillou ferreux abritant, en tout cas jusqu'a ce que l'espèce humaine en est décidé autrement, une forme de vie potentiellement intelligente, notre satellite qui nous fait grandement des marrées au car de Tour à Brest, et notre resplendissant soleil, source de tout ce qui existe de remuant et respirant ici bas, ne sont qu'un caillou, qu'un satellite, qu'un soleil parmi les milliers de milliard de milliard de milliard d'autres astres qui composent, selon les sondages 5%, de l'univers observable.
Et l'astre, et l'astre, mille milliard de milliard de milliard de fois et l'astre, les éclipses ne se contentent pas de se dérouler au propre dans l'espace vide sanitaire de nos vicinités stellaire.
C'est vrai! Regarde donc stellaire con !
Quand la mise en examen et la levée de l'immunité parlementaire de Patrick Balkany, qui n'est finalement rien qu'un autre tricard de trou de bal qu'a nié, quand le calvaire de bière de saint Patrick nous masque bien malgré lui le doublement de la durée d'indemnisation en cas de défaite électorale qu'ont eux-mêmes voter les parlementaires à l'unanimité et en toute impunité.
Quand une élection qui, dés le départ, te mens à la face  et te fais croire que les candidats savent pour quelle boulot ils postulent ; alors qu'une proposition de loi visant l'abrogation de la réforme des collectivités territoriales déposée par la dérive des incontinents sénatoriaux en 2011 a été adopté en deuxième lecture par les désassemblés nationaux en 2012 avant de revenir sur le tapis en 2013 par la grâce du valseur à castagnettes catalanes pour modifier le calendrier électoral, mais sans vraiment déterminer le périmètre d'action de ces nouveaux élus.
Sans compter qu'avec la victoire annoncée de la grosse fille a son fafaf, une fois le dépouillage effectué et le soulagement de voir, sur la première place du podium, les racistes républicains, suivis des racistes socio démocrates eux-mêmes devançant les racistes nationalistes, personne ne remet en question les résultats du PS alors que ces derniers réuniraient une part de ceux d'EELV étant entendu que les deux partis étaient alliés dans certain cantons mais pas dans tous.
Quand un massacre, et oui encore, perpétré par toujours les mêmes frapa-dingues défenseurs sans cervelles de prophètes si omnipotents qu'au lieu de nous éradiquer tous d'un coup de tonnerre voir carrément d'imprimantes préfèrent se venger en utilisant des hommes faillibles et des armes archaïques, nous fait oublier qu'en Tunisie comme au Nigéria,  les restes de notre guerre en Libye, de nos ingérences et de notre post colonialisme pré deuxième-mandat-Sarkoziste, alimentent le terreau des intégrismes religieux qui se nourrissent de la misère abreuvant le sillon de nos manœuvres politiciennes, comme la Lune nous gratifie de sa pénombre chaque fois qu'elle danse la java avec son partenaire flamboyant.
Toujours est-il qu'en ce qui me consterne, mais ça n'enrage que moi, nous ne devrions plus nous laisser  abuser de ces événements prévisibles qui n'ont pas d'autres objectifs que de nous détourner des éléments seuls à même capables de nous faire entendre raison afin de mieux comprendre ce monde de fou.
Et comme on dit au Pic du Midi quand, sans Trenet, le Soleil a rendez-vous avec Lune :
« Quand Marine montre son urne, tout le monde regarde son doigt. »
À bon électeur salut.

lu à Pas Plus Haut Que Le Bord Lundi 23 Mars au Petit London
et diffusé Mercredi 25 à 18h sur Radio Campus FM 94.0

mercredi 18 mars 2015

Demos Crados.

Bonjour à tous.
Critiquons, moquons-nous, des riches, des puissants, des cons et mal baisants mais n'oublions jamais que la haine aveugle n'est pas sourde. Trop chère Démocratie.
Cela fait bien longtemps que je n'avais pas eu de tes nouvelles. Je pensais qu'après nos mésaventures je ne risquais pas de si tôt recevoir quelques délicatesse de ta part.
Et pourtant, depuis un mois maintenant, voilà que tu te remets à m'écrire, à me solliciter, voir même à me faire la cour. Ta carte de vœux électorale est arrivée à bon port mais j'ai peine à croire à l'efficacité de la prose figurant sur cette dernière sensée nous inciter de te côtoyer une fois de plus dans l'isoloir.
Cette délicate attention aurait pu annoncer un nouveau départ pour nous deux. Les cases vierges occupant la place centrale de ce carton d'invitation et la Marianne, vaporeuse, translucide partageant la couverture de la devise trinitaire de notre République sauront-elles me convaincre de te donner une nouvelle chance?
À cette simple idée je fus instantanément saisis d'une madeleine Proustienne en travers de la gorge. Je me revoyais, jeune, nu et beau, me lovant jusqu'à l'école primaire pour y glisser un bulletin comportant je ne sais plus quel nom de présentateur de JT dont la moustache improbable et rassurante me rappelait celle de ma mère. Les glandes!
Tout à ma nostalgie, j'avais jusqu'à oublier les raisons qui me poussaient à m’émouvoir devant cette carte de rationnement d'expression suffragère. Toujours envoûté par cet éclair de derrière (littéralement flash back), j’eus un geste de recul quand le souvenir fugace des souffrances que cette relation m'infligea naguère s'imposa à moi.
Je te le dis, Démo, ma belle, ma grande, tu m'as trompé. D'abord avec ce truand de Chirac pour qui tu m'as obligé à voter pour faire barrage à la bête immonde que tu places désormais en tête des intentions de vote. Puis avec le nabot priapique surexcité qui a au moins visiblement satisfait tes pulsions sado maso. Et enfin, comme pour me punir d'avoir cru à un grand soir du Mélenchon alléchant, tu m'as cocufier en pédalo avec le Valls en deux temps politiques, trois mouvements réactionnaires sans oublier, oh rage, oh désespoir, et ce fromage de Hollange.
Le franc n'étant qu'un lointain souvenir, je vais être euro avec toi, j'ai rencontré quelqu'un.
À bien des égards elle me rappelle toi quand tu étais plus jeune, quand tu osais tout, avant d'être à la mode, et c'est paradoxal parce que, vois-tu, elle plus vieille que toi.
Elle te ressemble, c'est indéniable, elle pourrait même s’accommoder de ta république si tu ne la haïssais pas à un tel point. Elle aussi m'invite à voter mais sans me déposséder de mon action comme tu sembles systématiquement le faire avec tes modes de représentation abscons et obscurs.
Elle est simple et cherche non pas comme toi à apporter le bonheur au peuple mais le doter des armes nécessaires pour se défendre de toi, de ton père l'état et de ta mère la monarchie.
Toujours est-il qu'en ce qui me consterne mais ça n'enrage que moi, sache qu'il n'est plus nécessaire de t'embarrasser à gaspiller de l'encre chaque fois que tu dégotes un nouveau stratagème pour m'attirer dans tes filets.Quand, comme par magie, tu me colles un gus et une gonz pour faire dans l'égalité mais dans le même temps que tu persistes à m'envoyer les photos de tonton Robert et tata Germaine qui revienne de leur escapade avec les dégâts de la Marine. Je te quitte. Allons je ne suis pas bégueule, ma nouvelle amoureuse, Ana Rchia, et moi-même nous te souhaitons de mourir dans la dignité et, si possible, sans champignon atomique dans ton hommelette qui, tout bien considéré, nous brise franchement les œufs.
À bon électeur, salut.

mercredi 4 mars 2015

Qui prend une calotte, tend l'autre fesse.

Bonjour à tous.
Critiquons, moquons-nous, des riches, des puissants, des cons et mal-baisants, mais n'oublions jamais que la haine aveugle n'est pas sourde.
Que les sadiques et masochistes de tous les donjons ravalent séant tenant leurs libidos car le sujet dont je souhaite battre la croupe est au moins aussi sérieux que l'art du contrepet.<--break->
Vous aurez sans doute compris, lectrices et teurs assidues de l'actu à latter, qu'il sera question dans cette brève de déculottée, de demi livre de viande, d'aller-retour, de correction, de pan-pan cul-cul, de taloche, de mandale, de mémorable branlée, d’inoubliable torgnole, d'inavouable trempe, et cetera, et c'est atterrant.
Je ne me cacherais pas derrière une pudeur dont ceux qui me lisent depuis un moment me savent dépourvu, tant il vrai que j'eus à goûter aux doux plaisirs de l'humiliation et du derche écarlate bien longtemps avant d'avoir rencontré maîtresse Irma, ma chère dominatrice personnelle.
Je ne m'exprime pas plus à ce propos pour opérer une vendetta quelconque. Quel besoin en aurais-je? Le simple fait d'en parler sans fard, sans reproche ne constitue-t-il  pas en lui seul une victoire contre la peur et la rancœur qu'engendre bien trop souvent ces pratiques moyenâgeuse d'élevage?
Je ne vais pas enfin me poser en porte étendard d'une quelconque défense des droits des enfants étant donné que ceux de mes parents qui n'étaient pas moi-même ont eu à subir par ricochet mes coups en plus de ceux qu'ils ramassaient déjà.
Alors à quoi puis-je bien être utile, si je ne suis ni gêné, ni vengeur, ni ambassadeur, par, envers et de la question des châtiments corporels.
C'est ainsi que je les nomme car c'est ainsi qu'ils devraient être nommés si notre décibel langue, la bouche enculeuse de poux, ne se perdait pas en euphémisations déplorables visant à rabaisser ces inexcusables et inefficaces manœuvres coercitives à l'encontre de l'innocence au rang d'une mignonne et sympathique tradition séculaire allant de la délicate fessée à la voluptueuse gifle.
Et bien, si cela peut aidé ou soulager certains d'entre vous des quintaux de conneries balancés depuis cette annonce des pompeux suceurs de lobby bruxellois, alors... Soit!
Je veux bien user de ma verve assassine pour insulter copieusement les limaces pithécanthropiques qui s'offusquent et se roulent par terre dès que qui se soit ose remettre en question leur droit auto proclamer de battre leur môme avec ou sans raison pour leur apprendre à devenir des adultes aussi couards, intolérants et despotiques qu'eux.
Il ne faudra aucun effort pour miniaturiser leur intellect de mouche à merde puisque ces défenseurs des valeurs morales qui usent de leurs mains à distribuer les leçons de vice sont aussi bien les premiers à s'horrifier de la violence du jeune qui crache par terre et fume des joints.
Ces butors des bacs à sables n'ont qu'une seule et unique ambition, transmettre à leur progéniture et à celle de leurs moutons imbéciles la peur de l'autre, la haine de leur semblable et, par le mécanisme bien connu du Syndrome de Stockholm, l'amour inconditionnel de l'ordre et des hiérarchies leur permettant de mieux assoir leur pouvoir oppressif, et se, trop souvent avant même que la chrysalide humaine n'ai appris à nommer ses tortionnaires de deux syllabes chacun.
Toujours est-il qu'en ce qui me consterne mais ça n'enrage que moi, il ne me reste plus qu'à souhaiter que cette lettre ne reste pas en souffrance afin que ne perdure pas, ni se perpétue, celle qui fondent la mère de toutes les violences et construit le monde à son image.
À bon électeur, salut.