Maintenant sur youtube et dailymotion.

mercredi 29 avril 2015

Enseignements du renseignement.

Bonjour à tous.
Critiquons, moquons-nous, des riches, des cons et mal baisants mais n'oublions jamais que la haine aveugle n'est pas sourde.
Que de grand bruit pour cette loi de surveillance. Que d'offenses et d'offuscations pour pas grand chose. Car, à bien y regarder de plus près, qui donc, à part ceux qui ont vraiment quelque chose à se reprocher, qui peut bien se sentir observé par un quelconque grand frère, dans ce monde numérique où finalement les moutons sont tout à fait capables de se surveiller entre eux.
Toi qui vocifères après cette loi liberticide, ne partages-tu pas des pans entiers de ta vie privée sans même que l'état ou facebook ne te demande rien?
Toi qui crains plus que tout voir poindre la société décrite par le regretté Georges Orwell, ne synchronises-tu pas l'entièreté de tes données entre ton iPhone, ton iPad, ton iMac pour jouir pleinement de la technologie anticonformiste que te fait raquer ta secte à la pomme croqué, et qui te sert à dénoncer les complots judéo-reptiliens?
Toi qui n'a pas passé un seul aller-retour sur les gogues depuis des années sans ton précieux intelliphone, et qui te soulages aussi bien sur céramique signée Jacob et Delafon que sur ta tablette numérique signée Steeve Jobs ou Intel Sempron, laisse-moi te dire que lorsque tu t'acharnes à écraser des friandises, à twitter à ta guise ou à chercher en vain et entre deux plics une formule élégante pour poursuivre cette chronique, tu nous brises les marquises.
C'est un plic c'est un ploc qui me chatouille l'opercule.
Ne vous méprenez pas mes trop chers citoyens cons et pâtissants. Je ne compte nullement railler votre indignation légitime face à ce qui ressemble furieusement à une loi qu'est pas droite, scélérate qui se dilate. Ce serait bien mal venu de ma part car vous savez comme moi que c'est souvent celui qui raille qui l'a dans le train, ainsi que se plaisait à nous le rappeler un certain procureur de la république Desproges française.
En effet, n'allez pas croire un seul instant qu'il faille attendre des lois pour que certaines pratiques soit d'ors et déjà en place.
Ne soyez pas assez naïf pour croire que nos services de renseignements soient assez cons pour nécessiter d'un droit quelconque quand il s'agit de vous connaître mieux que vous-même. Depuis l'ère de l'homo economicus, objectif clair et principe fondateur du néo-libéralisme, celui qui veut conserver un ascendant quelconque sur qui, ou quoi, que ce soit, se doit détenir l'information nécessaire pour faire valoir cet ascendant. De la bourse de Paris au quai d'Orsay en passant par le Palais Bourbon et Matignon, tout ce petit monde s'échange, outre leur femme et des faveurs, dans le feutré des bureaux Louis XVI, une quantité d'information pour maintenir l'ignorance et les secrets d'alcôve que se doit d'entretenir toute bonne démocratie.
Et s'il en va de même pour la somme sur le compte en banque que pour la quantité de bits, rien d'étonnant à ce qu'un état tente d'avoir la plus grosse. Je dis ça, c'est surtout pour rappeler aux adeptes de l'état fort, quelque soit leur bord de l'aile du chapon politique, tout le danger de se focaliser sur tel ou tel effet de manche de nos Dons qui chient de l'amende chiasse.
Car tandis que nous nous écharpons sur les considérations privatives des libertés individuelles de l'homme des penderies (aussi applé homo paternicus) voilà que ce se sont les libertés collectives d'organisation des travailleurs qui se détricotent inlassablement, au rythme de ces coups d'éclat sur lesquels nous nous ruons tête baissée, sans chercher à comprendre, et parce que tel ou tel glandu qui n'y connait pas plus que nous a dit : "c'est caca boudin!"
Et comment ne serait-ce que blâmer le premier connard venu, qui crie ô génie sitôt qu'un imbécile s'indigne avec sang froid sur l'effroyable banalité du monde? C'est qu'il en faut du temps et de l'énergie pour comprendre les mécanismes politiques consistant à agiter la main droite pour mieux frapper sur la gauche. Et c'est ainsi que la loi Rebsamen sur la fusion des délégués du personnel, du comité d'entreprise, d'hygiène et des conditions de travail sera votée dans l'indifférence générale et le mépris des acquis sociaux.
Toujours est-il qu'en ce qui me consterne, mais ça n'enrage que moi, si la sécurité, dont tant d'entre nous admettons volontiers vouloir jouir ou assurer pour d'autres, restera le principal élément de contrôle normatif d'une société permettant la liberté des humains à ne penser qu'à leur culte plutôt qu'à leur lutte, alors il ne faudra pas s'attendre à autre chose qu'au cynisme et à l'absurdité des lois renforçant le repli sur soit, l'ignorance et l'ironie be good. Et avec ironie, on peut parler humour. Et l'humour est l'énergie du désespoir.
Or comme l'ont prouvé les camarades de France Inter et de Tisséo, ces dernières semaines :
Idée fixe numéro un,
« L'énergie du désespoir est une énergie renouvelable. »
À bon électeur salut!

mercredi 15 avril 2015

En Goguette #2 : La p'tite loi de Macron.

Bonjour à tous.
Ce soir on Goguette à Toulouse, au café Chez ta mère à partir de 20h!
Pour vous faire patienter avant la prochaine chronique voici un des textes que j'ai écrit pour ce soir net qui est à chanter sur l'air de "La maman des poissons" de Bobby Lapointe!
Tous en cœur!
Si l'on ne voit pas pleurer les patrons qui nous la mettent profonde
Ce que jamais lorsqu'il détourne des fonds la justice ne les gronde
Quand il s'agit de nous pourrir la vie et de sucrer nos retraites
Ou de cacher tous leurs bien mal acquis elle reste muette
La p'tite loi de Macron nous prend pour des billes!

Elle veut qu'on bosse du Lundi
Au dimanche sans que l'on déprime
Qu'tu trimes même si t'as pas envie
Et si t'as trimé touche des primes

La p'tite Loi de Macron elle a l'air toute con
On ne la verra jamais juger les édiles
Le salarié moyen va y perdre ses billes
pour qu'en guise de festin il bouffe du citron
La p'tite loi de Macron nous prend pour des billes!

Elle va t'aidé à mettre au vert
L'épargne de tes économies
Que tu toucheras sans ennuis
Sitôt que tu seras mis en bière

La p'tite Loi de Macron elle a l'air toute con
On ne la verra jamais juger les édiles
Le salarié moyen va y perdre ses billes
pour qu'en guise de festin il bouffe du citron
La p'tite loi de Macron nous prend pour des billes!

Il jure le petit Maqueron
Qu'il est de gauche et qu'rien n'l'empêche
D'passer sa loi sans âme d'son
Banc de ministre de la fraîche.

La p'tite Loi de Macron elle a l'air toute con
On ne la verra jamais juger les édiles
Le salarié moyen va y perdre ses billes
pour qu'en guise de festin il bouffe du citron
La p'tite loi de Macron nous prend pour des billes!

Quelle que chose me dit qu'on a filé
Notre frelaté raie publique
A l'harangue d'huile économique
Et qu'on va finir par se noyer

Si l'on ne voit pas pleurer les patrons qui nous la mettent profonde
Ce que jamais lorsqu'il détourne des fonds la justice ne les gronde
Quand il s'agit de nous pourrir la vie et de sucrer nos retraites
Ou de cacher tous leurs bien mal acquis elle reste muette
La p'tite loi de Macron nous prend pour des billes!
A bon électeur, salut!

mercredi 25 mars 2015

Le sommeil à rendez-vous avec les urnes.

Bonsoir à tous.
Critiquons, moquons-nous, des riches, des puissants, des cons et mal-baisants, mais n'oublions jamais que la haine aveugle n'est pas sourde.
Alors que l'horlogerie céleste se plaît à nous rappeler que, par une extraordinaire coïncidence de rapport de distances, de rayons et d'orbites de trois des objets la composant, nous vivrions bel et bien à un espace temps de notre univers particulièrement particulier.
Or il me semble essentiel de faire remarquer que ce phénomène occulte le fait que des endroits particulièrement particuliers dans l'univers il en existe probablement une infinité moins un et que, par conséquent, même si nous avons la chance de nous faire obstruer le phare atomique tous les 4 ou 5 ans par l'arrière train lunaire, il n'en reste pas moins que notre bout de caillou ferreux abritant, en tout cas jusqu'a ce que l'espèce humaine en est décidé autrement, une forme de vie potentiellement intelligente, notre satellite qui nous fait grandement des marrées au car de Tour à Brest, et notre resplendissant soleil, source de tout ce qui existe de remuant et respirant ici bas, ne sont qu'un caillou, qu'un satellite, qu'un soleil parmi les milliers de milliard de milliard de milliard d'autres astres qui composent, selon les sondages 5%, de l'univers observable.
Et l'astre, et l'astre, mille milliard de milliard de milliard de fois et l'astre, les éclipses ne se contentent pas de se dérouler au propre dans l'espace vide sanitaire de nos vicinités stellaire.
C'est vrai! Regarde donc stellaire con !
Quand la mise en examen et la levée de l'immunité parlementaire de Patrick Balkany, qui n'est finalement rien qu'un autre tricard de trou de bal qu'a nié, quand le calvaire de bière de saint Patrick nous masque bien malgré lui le doublement de la durée d'indemnisation en cas de défaite électorale qu'ont eux-mêmes voter les parlementaires à l'unanimité et en toute impunité.
Quand une élection qui, dés le départ, te mens à la face  et te fais croire que les candidats savent pour quelle boulot ils postulent ; alors qu'une proposition de loi visant l'abrogation de la réforme des collectivités territoriales déposée par la dérive des incontinents sénatoriaux en 2011 a été adopté en deuxième lecture par les désassemblés nationaux en 2012 avant de revenir sur le tapis en 2013 par la grâce du valseur à castagnettes catalanes pour modifier le calendrier électoral, mais sans vraiment déterminer le périmètre d'action de ces nouveaux élus.
Sans compter qu'avec la victoire annoncée de la grosse fille a son fafaf, une fois le dépouillage effectué et le soulagement de voir, sur la première place du podium, les racistes républicains, suivis des racistes socio démocrates eux-mêmes devançant les racistes nationalistes, personne ne remet en question les résultats du PS alors que ces derniers réuniraient une part de ceux d'EELV étant entendu que les deux partis étaient alliés dans certain cantons mais pas dans tous.
Quand un massacre, et oui encore, perpétré par toujours les mêmes frapa-dingues défenseurs sans cervelles de prophètes si omnipotents qu'au lieu de nous éradiquer tous d'un coup de tonnerre voir carrément d'imprimantes préfèrent se venger en utilisant des hommes faillibles et des armes archaïques, nous fait oublier qu'en Tunisie comme au Nigéria,  les restes de notre guerre en Libye, de nos ingérences et de notre post colonialisme pré deuxième-mandat-Sarkoziste, alimentent le terreau des intégrismes religieux qui se nourrissent de la misère abreuvant le sillon de nos manœuvres politiciennes, comme la Lune nous gratifie de sa pénombre chaque fois qu'elle danse la java avec son partenaire flamboyant.
Toujours est-il qu'en ce qui me consterne, mais ça n'enrage que moi, nous ne devrions plus nous laisser  abuser de ces événements prévisibles qui n'ont pas d'autres objectifs que de nous détourner des éléments seuls à même capables de nous faire entendre raison afin de mieux comprendre ce monde de fou.
Et comme on dit au Pic du Midi quand, sans Trenet, le Soleil a rendez-vous avec Lune :
« Quand Marine montre son urne, tout le monde regarde son doigt. »
À bon électeur salut.

lu à Pas Plus Haut Que Le Bord Lundi 23 Mars au Petit London
et diffusé Mercredi 25 à 18h sur Radio Campus FM 94.0

mercredi 18 mars 2015

Demos Crados.

Bonjour à tous.
Critiquons, moquons-nous, des riches, des puissants, des cons et mal baisants mais n'oublions jamais que la haine aveugle n'est pas sourde. Trop chère Démocratie.
Cela fait bien longtemps que je n'avais pas eu de tes nouvelles. Je pensais qu'après nos mésaventures je ne risquais pas de si tôt recevoir quelques délicatesse de ta part.
Et pourtant, depuis un mois maintenant, voilà que tu te remets à m'écrire, à me solliciter, voir même à me faire la cour. Ta carte de vœux électorale est arrivée à bon port mais j'ai peine à croire à l'efficacité de la prose figurant sur cette dernière sensée nous inciter de te côtoyer une fois de plus dans l'isoloir.
Cette délicate attention aurait pu annoncer un nouveau départ pour nous deux. Les cases vierges occupant la place centrale de ce carton d'invitation et la Marianne, vaporeuse, translucide partageant la couverture de la devise trinitaire de notre République sauront-elles me convaincre de te donner une nouvelle chance?
À cette simple idée je fus instantanément saisis d'une madeleine Proustienne en travers de la gorge. Je me revoyais, jeune, nu et beau, me lovant jusqu'à l'école primaire pour y glisser un bulletin comportant je ne sais plus quel nom de présentateur de JT dont la moustache improbable et rassurante me rappelait celle de ma mère. Les glandes!
Tout à ma nostalgie, j'avais jusqu'à oublier les raisons qui me poussaient à m’émouvoir devant cette carte de rationnement d'expression suffragère. Toujours envoûté par cet éclair de derrière (littéralement flash back), j’eus un geste de recul quand le souvenir fugace des souffrances que cette relation m'infligea naguère s'imposa à moi.
Je te le dis, Démo, ma belle, ma grande, tu m'as trompé. D'abord avec ce truand de Chirac pour qui tu m'as obligé à voter pour faire barrage à la bête immonde que tu places désormais en tête des intentions de vote. Puis avec le nabot priapique surexcité qui a au moins visiblement satisfait tes pulsions sado maso. Et enfin, comme pour me punir d'avoir cru à un grand soir du Mélenchon alléchant, tu m'as cocufier en pédalo avec le Valls en deux temps politiques, trois mouvements réactionnaires sans oublier, oh rage, oh désespoir, et ce fromage de Hollange.
Le franc n'étant qu'un lointain souvenir, je vais être euro avec toi, j'ai rencontré quelqu'un.
À bien des égards elle me rappelle toi quand tu étais plus jeune, quand tu osais tout, avant d'être à la mode, et c'est paradoxal parce que, vois-tu, elle plus vieille que toi.
Elle te ressemble, c'est indéniable, elle pourrait même s’accommoder de ta république si tu ne la haïssais pas à un tel point. Elle aussi m'invite à voter mais sans me déposséder de mon action comme tu sembles systématiquement le faire avec tes modes de représentation abscons et obscurs.
Elle est simple et cherche non pas comme toi à apporter le bonheur au peuple mais le doter des armes nécessaires pour se défendre de toi, de ton père l'état et de ta mère la monarchie.
Toujours est-il qu'en ce qui me consterne mais ça n'enrage que moi, sache qu'il n'est plus nécessaire de t'embarrasser à gaspiller de l'encre chaque fois que tu dégotes un nouveau stratagème pour m'attirer dans tes filets.Quand, comme par magie, tu me colles un gus et une gonz pour faire dans l'égalité mais dans le même temps que tu persistes à m'envoyer les photos de tonton Robert et tata Germaine qui revienne de leur escapade avec les dégâts de la Marine. Je te quitte. Allons je ne suis pas bégueule, ma nouvelle amoureuse, Ana Rchia, et moi-même nous te souhaitons de mourir dans la dignité et, si possible, sans champignon atomique dans ton hommelette qui, tout bien considéré, nous brise franchement les œufs.
À bon électeur, salut.

mercredi 4 mars 2015

Qui prend une calotte, tend l'autre fesse.

Bonjour à tous.
Critiquons, moquons-nous, des riches, des puissants, des cons et mal-baisants, mais n'oublions jamais que la haine aveugle n'est pas sourde.
Que les sadiques et masochistes de tous les donjons ravalent séant tenant leurs libidos car le sujet dont je souhaite battre la croupe est au moins aussi sérieux que l'art du contrepet.<--break->
Vous aurez sans doute compris, lectrices et teurs assidues de l'actu à latter, qu'il sera question dans cette brève de déculottée, de demi livre de viande, d'aller-retour, de correction, de pan-pan cul-cul, de taloche, de mandale, de mémorable branlée, d’inoubliable torgnole, d'inavouable trempe, et cetera, et c'est atterrant.
Je ne me cacherais pas derrière une pudeur dont ceux qui me lisent depuis un moment me savent dépourvu, tant il vrai que j'eus à goûter aux doux plaisirs de l'humiliation et du derche écarlate bien longtemps avant d'avoir rencontré maîtresse Irma, ma chère dominatrice personnelle.
Je ne m'exprime pas plus à ce propos pour opérer une vendetta quelconque. Quel besoin en aurais-je? Le simple fait d'en parler sans fard, sans reproche ne constitue-t-il  pas en lui seul une victoire contre la peur et la rancœur qu'engendre bien trop souvent ces pratiques moyenâgeuse d'élevage?
Je ne vais pas enfin me poser en porte étendard d'une quelconque défense des droits des enfants étant donné que ceux de mes parents qui n'étaient pas moi-même ont eu à subir par ricochet mes coups en plus de ceux qu'ils ramassaient déjà.
Alors à quoi puis-je bien être utile, si je ne suis ni gêné, ni vengeur, ni ambassadeur, par, envers et de la question des châtiments corporels.
C'est ainsi que je les nomme car c'est ainsi qu'ils devraient être nommés si notre décibel langue, la bouche enculeuse de poux, ne se perdait pas en euphémisations déplorables visant à rabaisser ces inexcusables et inefficaces manœuvres coercitives à l'encontre de l'innocence au rang d'une mignonne et sympathique tradition séculaire allant de la délicate fessée à la voluptueuse gifle.
Et bien, si cela peut aidé ou soulager certains d'entre vous des quintaux de conneries balancés depuis cette annonce des pompeux suceurs de lobby bruxellois, alors... Soit!
Je veux bien user de ma verve assassine pour insulter copieusement les limaces pithécanthropiques qui s'offusquent et se roulent par terre dès que qui se soit ose remettre en question leur droit auto proclamer de battre leur môme avec ou sans raison pour leur apprendre à devenir des adultes aussi couards, intolérants et despotiques qu'eux.
Il ne faudra aucun effort pour miniaturiser leur intellect de mouche à merde puisque ces défenseurs des valeurs morales qui usent de leurs mains à distribuer les leçons de vice sont aussi bien les premiers à s'horrifier de la violence du jeune qui crache par terre et fume des joints.
Ces butors des bacs à sables n'ont qu'une seule et unique ambition, transmettre à leur progéniture et à celle de leurs moutons imbéciles la peur de l'autre, la haine de leur semblable et, par le mécanisme bien connu du Syndrome de Stockholm, l'amour inconditionnel de l'ordre et des hiérarchies leur permettant de mieux assoir leur pouvoir oppressif, et se, trop souvent avant même que la chrysalide humaine n'ai appris à nommer ses tortionnaires de deux syllabes chacun.
Toujours est-il qu'en ce qui me consterne mais ça n'enrage que moi, il ne me reste plus qu'à souhaiter que cette lettre ne reste pas en souffrance afin que ne perdure pas, ni se perpétue, celle qui fondent la mère de toutes les violences et construit le monde à son image.
À bon électeur, salut.

mercredi 25 février 2015

L'art, gente rôt, chaire de l'éco nomme.

Bonsoir à tous.
Critiquons, moquons-nous, des riches, des puissants, des cons et mal-baisants mais n'oublions jamais que la haine aveugle n'est pas sourde.
En ces périodes troubles de passage en farce d'apparente neuve loi à coup de 49.3, j'aimerais profiter de ces quelques minutes d'expression corporelle radiophonique pour vous entretenir à propos des modèles.<--break->
Que les plus lubriques d'entre vous calment Nafissa leurs ardeurs Carltonniennes, je n'ai pas l'intention d'aborder ici la question des anorexiques en Prada, qui ne sont là que pour venter les mérites de crocheteurs de tricots trop chers pour être achetés, ou qui nous font marrer quand ces canons, qu'on ne peut décemment pas tirer sans se chopper une écharde en os, confondent le vide les séparant de leurs spectateurs avec le rebord de leur présentoir à viande maigre, en offrant au gotha de la fanfreluche des gamelles dignes de figurer au panthéon du slapstick.
À corps malingre, malingre et demi.
Je ne vais pas non plus vous parler des miniatures à monter soi-même, et ce malgré l'insistance du chef pour qui le modélisme est devenue autant une passion envahissante qu'une thérapie. En effet, et sur les conseils de son grand demi ami Sarkozy, cette activité minutieuse lui permet d'extérioriser son complexe divin tout en compensant ses mensurations de liliputes de luxes.
Il paraîtrait même qu'il aurait confectionné de ses mains potelées une figurine de Lorenzo à l'échelle 1/100ème afin de ne plus perdre les concours de celui qui a la plus longue que de quelques millimètres.
Les modèles dont je souhaite faire chronique, eux, décrivent le monde pour mieux nous inviter à l'entrevoir et à en percer les secrets. Ils émanent bien souvent de la rigueur de la méthode scientifique et sont, par conséquent parfaitement faillibles. Tous le monde sait qu'un bon physicien, sociologue, biologiste, informaticien, chimiste, anthropologue voir même historien ne se préoccupe guerre de la recherche d'une quelconque vérité.
Oh que non bande de gnous!
Ils préfèrent laisser ces frivolités aux philosophes, pythies, politiciens, curés cons et fesseurs de toutes les chapelles, et autres oiseaux sifflant mauvaises augures.
Nos chers cherchant chercheurs eux savent qu'ils savent qu'un homo sapiens ça pionce, et ils ont déjà bien assez de turbin dés qu'il s'agit de démontrer ce qui est faux dans leurs théories pour ne pas avoir à se soucier de ce qui pourrait être vrai.
Les modèles qu'ils décrivent, donc, s'affinent par erreurs répétées et n'ont que faire de leur avis sur la question.
Mais alors Jamie, et les économistes dans cette histoire, vous enquérez-vous, soucieux que vous êtes de savoir dans quelle catégorie se range les modèles qu'ils s'efforcent de nous faire entrer dans le crâne à langueur de JT par la lucarne.
Comme le paon putassier, le spécialiste des marchés se pare de roues, couleurs flamboyantes, pour dissimuler la fiente qui s'échappent des deux principaux orifices de son anatomie et attirer le chaland.
Il arbore pourtant fièrement la panoplie du parfait scientifique, lunettes insultantes, costumes mal taillés et palabres dénuées de sens pour le commun des mortels mais refuse de se plier à la rigueur nécessaire tout en s'en servant d’alibi pour l'imposer au nom de leur doctrine.
Mais l’alibi ne fait pas le moine disait Dominique Strauss Khan.
La prétendue science produisant ces modèles économiques ne procède qu'en théories auto prophétiques tant leurs oracles se dispensent formellement de sens critique et ont maille à partir avec les biais qu'ils induisent dans leur estimation de miel produit par la ruche humaine, quitte à refiler le bourdon à toutes les ouvrières.
Et quand abeille fâcher, Mailla partir.
Car enfin, on peut tourner et retourner le problème dans tous les sens, jamais la réalité d'une observation n'eut à se plier à un modèle scientifique de quelque nature que se soit.
De quel droit, de quel prétoire, de quelle autorité les Dominiques Seux,  Daniel Cohen, Jean-Marc Sylvestre et Jean Titirole, nous assènent-ils leur seule alternative au doux nom de TINA sans jamais remettre en question leurs certitudes. Et pourtant, les voilà qu'ils nous assurent, aidés de leurs graphiques trafiqués, de leurs statistiques stochastiques pathétiques et de leurs pauvres preuves pourries à l'appui que leur science est dure et ferme comme la dent qu'ils ont contre ceux qui osent mettre en doute leurs calculs erronés.
Toujours est-il qu'en ce qui me consterne mais ça n'enrage que moi,  tout porte à croire que l'inflation des théorie compte lotiste n'est pas près d'opérer une inversion de la croissance des augmentations de la courbe de la bêtise, et qu'il est impossible de nier que ces économystiques trouverons, dans leurs cerveaux emplis d'eau, l'art cash et les moyens nécessaires pour nous vendre leur soupe liquide en guise de chèque en blanc seing sans provision scientifique.

Et comme on dit à Bercy, monsieur, mais de rien madame :

"Que ceux qui n'ont rien à perdre se rassurent, on peut leur faire crédit."

À bon électeur, salut!
Lu à Pas Plus Haut Que Le Bord hier soir et diffusé ce soir à 18h sur Campus FM.

mercredi 18 février 2015

En Goguette #1 : Non, non, rien ne va changer.

Bonjour à tous.
J'inaugure une nouvelle rubrique qui paraîtra tous les troisièmes mercredi du mois et qui s'intitule "En goguette".
Alors une goguette c'est quoi, me diriez-vous?<--break->
-Vous prenez une chanson populaire.
-Ouais...
-Vous virez les paroles.
-Ouais...
-Vous les réécrivez pour raconter quelque chose de politique, de rigolo d'actuel ou n'importe quoi d'autre.
-Ouais...
-Et puis vous la chantez!
-Ah ouais, c'est une goguette quoi!
Voilà maintenant six mois que nous nous réunissons tous les troisième mercredi de chaque mois au bar Chez ta mère à Toulouse pour pratiquer cet art du pastiche qui connaît un renouveau et je voulais en profiter pour vous présenter les textes que j'ai écris à cette occasion. Si vous avez des envies de lyrisme et de parodie je vous invite à vous renseigner auprès de votre goguetier habituel et, si nulle goguette ne semble exister près de chez vous, à créer de toute pièce ce rendez-vous où tout le monde participe gaiement à s'improviser chansonnier.
Et en guise d'ouverture, et pour oublier un peu le 49.3, je vous invite à découvrir sur l'air de Non, non, rien n'a changé des Poppys cette première goguette d'une série que j'espère longue. Bonne lecture!

C'est l'histoire de tortionnaires ennemis des libertés
C'est l'histoire d'une guerre qu'on voudrait éloignée
C'est l'histoire de crobars qu'les ignares trouvent choquant
C'est l'histoire de leurs auteurs qui ne sont plus vivants
Je voudrais très nerveux dégager les prophètes
Je voudrais espérer vivre sans dieu ni maître
En cette époque irréelle mais tout va continuer
Mais tout va continuer, mais tout va continuer.

Non, non, rien ne va changer, tout, tout va continuer
Non, non, rien ne va changer, tout, tout va continuer
Aïe! Aïe! Aïe! Aïe!

Et pourtant des millions défilaient avec nous
Et pourtant des crayons brandis contre les fous
Pour gueuler, oui pour gueuler,
Pour gueuler, oui pour gueuler.

Mais j'ai vu les discours qui nous prennent pour des cons
Qui ne pensent qu'aux querelles pour faire tonner les canons
J'ai pleuré, oui j'ai pleuré,
J'ai pleuré, oui j'ai pleuré
Qui pourra m'expliquer que

Non, non, rien ne va changer, tout, tout va continuer
Non, non, rien ne va changer, tout, tout va continuer
Aïe! Aïe! Aïe! Aïe!

Moi je pense aux enfants qui deviendront des soldats
Moi je pense aux enfants qui se demande pas pourquoi
On leur ment, oui on leur ment,
On leur ment, oui on leur ment.

Moi je pense plus à tout ça mais je ne devrais pas
Toutes ces doctrines là, ne m'impressionne pas
Ces charlatans, oui ces charlatans
Ces charlatans me hante, me hante

Non, non, rien ne va changer, tout, tout va continuer
Non, non, rien ne va changer, tout, tout va continuer
Aïe! Aïe! Aïe! Aïe!

C'est l'histoire de tortionnaires ennemis des libertés
C'est l'histoire d'une guerre qu'on voudrait éloignée
C'est l'histoire de crobars qu'les ignares trouvent choquant
C'est l'histoire de leurs auteurs qui ne sont plus vivants
Je voudrais très nerveux dégager les prophètes
Je voudrais espérer vivre sans dieu ni maître
En cette époque irréelle mais tout va continuer
Mais tout va continuer, mais tout va continuer.

Non, non, rien ne va changer, tout, tout va continuer
Non, non, rien ne va changer, tout, tout va continuer
Aïe! Aïe! Aïe! Aïe!