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samedi 8 mai 2010

Poils et Tics


Bonjour. Alors j'en remettrais bien un coup sur les politiques, déjà parce que je les déteste vraiment, mais également pour que vous, animateurs et auditeurs de la présente émission occupés à vous fourrager les cavités nasales pour y dénicher d'improbables magots, vous puissiez comprendre pourquoi la politique est un monde où la trahison est le maître mot et où les amis se monnayent à coup de soutien de campagne et de soupers onéreux.
Aujourd'hui, je vais laisser aller ma diatribe à démonter le plus influant des spin doctor du président.
Le « kärsher », c'est lui, « casse toi pauvre con », encore lui, ou le plus récent « fais pas le malin », toujours lui, et surtout n'oublions pas le fameux extrait du discours de Dakar, ouvrez les guillemets et mettez-vous à genoux, c'est le président qui cause : « L'homme noir n'est pas entré dans l'histoire. »
Faut en avoir une grosse paire pour balancer ça devant les dirigeants des anciennes colonies françaises.
La liste ne serait pas complète si j'oubliais la plus belle de toutes, prononcée devant les Haïtiens après la catastrophe qui nous a tous permis de situer enfin cette satanée île sur une carte. La première visite d'un président français depuis 1804 sera marqué par cette magnifique phrase que je qualifierais d'historique :
« mourir, c'est pas facile... »

L'auteur de toute ces tirades dignes de figurer au panthéon des discours ratés n'est autre que Henri Guaino, sémillant et influant conseiller présidentiel.
C'est donc lui que je vous propose de mieux connaître aujourd'hui.
C'est bien la moindre des choses étant donné que c'est lui qui dirige le pays.
Son C.V. pour commencer.
Né il y a pas mal de temps dans un endroit peu fréquentable, certaines sources affirment qu'il aurait vu le jour à Arles, d'où une certaine fascination pour l'Arène en générale et les Rois à talonnettes en particulier.
Henri ne connaît pas son père, ce qui lui permet de se raccrocher aux choses de la mère. Il ne devra sa survie qu'à deux de ses qualités qui constituent à ce jour son savoir faire éminemment apprécié du président de la république.

Le premier de ses talents consista à lécher les pompes des plus petits et plus nerveux de ses camarades.
Le second fut d'écrire pour ses coreligionnaires peu habitués à manier le verbe, des poèmes et des lettres d'amour enflammées pour que ces derniers puissent séduire la gent féminine leur permettant d'obtenir des séances de montrage de zigounette et de foufounettes dans les toilettes du lycée Ampère de Arles.

Tel un Cyrano des bacs à sables, Henri se lança à corps perdu dans cette entreprise, jusqu'à ce que deux de ses clients réguliers, courtisant la même Arlésienne à gros lolos, s'aperçurent du repompage du discours du premier sur le second, ce qui occasionna, vous vous en doutez, une distribution de tartes pour les deux amoureux transis.
La nouvelle se répandit comme un trainée de poudre blanche très appréciée dans la cours de récréation et l'on ne tarda pas à se rendre compte que l'ensemble de ces essais suivaient le même schéma et qu'ils ne différaient les uns des autres que de quelques mots. Dans une légitime colère, Henri Guaino se fit copieusement casser la gueule .

Il passe à l'ENA et se lance dans la politique en réécrivant les interviews de Jacques Chirac durant sa campagne de 1988 (« Le bruit et l'odeur » pour ceux qui n'étaient pas nés) il passera de Seguin à Pasqua avec l'aisance qui caractérise les hommes assoiffés de pouvoir. Il récidive avec Chirac en 1995 sur le thème la fracture sociale.

Il rencontre Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle de Edouard Baladur au cours de laquelle il se lie d'amitié avec le jeune loup en usant de la cire et de sa langue de bois pour faire reluire les souliers vernis du futur président.

En 2007 c'est la consécration, il est l'unique rédacteur des discours de Sarko.
Bourré de tics et de cliché, il inspirera au candidat le fameux mouvement d'épaule lors de leurs séances de répétition.
Doté d'un physique ingrat et d'une dialectique peut assumée, il jouera l'Arlésienne jusqu'à la deuxième année du quinquennat où sa trogne boursoufflée se verra sur tous les plateaux de télé et de radio pour nous apporter la bonne parole présidentielle.

Et depuis plusieurs mois... plus rien.
Rien de bien étonnant pour cet homme de l'ombre. Je ne souhaite qu'une chose, c'est que ce salopard imbu de sa personne, raciste et incompétent, qui n'hésite pas à refourguer des pans entiers de ses discours déjà réalisés les mois précédents, prenant les français pour des veaux sans mémoire incapables de se révolter quand on les mène à l'abattoir, continuera à distiller ses bons conseils à son hyperactif de copain pour qu'enfin on puisse s'essuyer les pieds sur leurs gueules et que l'on passe à autre chose.
Pour finir, écrire des discours, c'est bon pour la carrière et le porte-monnaie, on le savait, mais ce qu'Henry et Nico ne savent que peu, c'est que fermer sa gueule de temps en temps ça coûte pas un rond et ça fait du bien à tout le monde.

3 commentaires:

Blackagar Boltagon a dit…

Autant je trouve le texte sur Guaino franchement marrant, autant je ne comprends pas ce que vient foutre la le début ultra cliché du "tous pourris"...

FX a dit…

Manque d'inspiration et flemme d'une semaine bien trop remplie... Merci pour le commentaire

christian a dit…

Cela dit c'est bon aussi de temps à autre de dire des clichés, même si "fermer sa gueule de temps en temps ça coûte pas un rond et ça fait du bien à tout le monde". Mais ça ne compte as pour toi, sinon qui nous ferait rire… ?

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