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lundi 6 juin 2011

Les Nuisibles.

Bonjour à tous.
Encore un chanson qui parle de vous bande de voyeurs. Si par malheur vous vous reconnaissez dans ce texte, surtout n'en voulez pas à son auteur.
Bonne lecture.

Le nuisibles.
Il est l'heureux possesseur d'un magnifique tout terrain
Un monstre qui en a dans le moteur et se conduit d'une seule main
Cachant sous trois tonnes de métal, une particularité physique
L'empêchant de se sentir mâle, rendant ces ébats dramatiques

Pied au plancher il roule aussi vite qu'il conclut tous ces coïts
Avec cet engin pas de risques de tomber en pannes en pleine action
Il substitut son obélisque par deux cents euros de plein à la station
Attise la haine des écolos tout en se gavant de Viagra Bio

Si je vous parle de cette enflure c'est qu'j'en ai marre de sa voiture
Faudra bien un jour qu'il comprenne que la route n'était pas une arène
En attendant je pète mon fusible quand je le croise dans la rue
Et si pour moi c'est un nuisible, j'vais quand même pas le tirer à vue.

Il suit les modes anecdotiques dictées par les maquignons de la fripe
Il atteint dans le pathétique des niveaux énormes et participe
A mon défouloir quotidien et à ma haine de musicien
Quand il déverse à mes oreilles sa musique mort-née de la veille

Bien enserré dans sa casquette, vissée à l'envers sur sa tête
Il est victime d'une atrophie plus qu'inquiétante de son cerveau
Il doit bien souffrir d'asphyxie être aussi gros que celui d'un moineau
Pas de risque de céphalée vue la fulgurance de sa pensée.

Si je vous parle de ce connard c'est que j'en ai marre de ces histoires
D'adolescent près-pubère il va bien finir par se taire
En attendant je pète mon fusible quand je le croise dans le couloir
Et si pour moi c'est un nuisible, je veux quand même lui faire savoir.

Il y a aussi la vieille morue qui te passe devant au Casino
Et la mère de famille cocu et ces quatre braillards de marmots
Le patron qui insulte ces employés, le petit hongrois de l'Elysée
Le prolo qui veut pas bosser et qui vit de ces indemnités

Pour pouvoir compléter la liste et mettre une fin à cette chanson
Je pourrais vous donner quelques pistes afin d'éviter tous ces cons
Mais si ils viennent à disparaître, je vois pas trop ce que je pourrais vous dire
A part peut-être d'envoyer paitre les quelques que je viens de vous décrire

Si je vous ai parlé de ces gens là c'est que j'en fais parti parfois
Dans ce cas si vous me croisez, n'hésitez pas à m'éviter
En attendant je défoule ma haine contre ces personnes sans histoire
En évitant de faire de la peine à celui que je croise dans le miroir

vendredi 3 juin 2011

Dernière chronique de gauche.


Bonjour à tous.
Sentant le vent politique tourner aussi vite qu'une salade de germes germaniques peut envoyer ad patres et à coup de diarrhées sanguinolentes la pauvre teutonne en sur-poids qui espère rentrer dans son bikini taille M en adoptant le régime pissenlit par la racine, il me semble judicieux pour mon avenir de changer de bord rapidement. Non parce que vous vous doutez bien que je ne vais pas éternellement vous rincer à l'oeil de mon humour cinglant si l'alternance venait à se vérifier.
Avouez qu'il serait stupide de ma part de ne pas profiter du changement de majorité pour basculer du côté obscur des forces politiques. Et il serait d'autant plus idiot de le faire gratuitement. Donc je prends les devants.
Comme la campagne est déjà bien avancé, je pense que je vais commencer à m'exercer à l'humour de droite, histoire que quand l'UMP aura pris la branlée électorale qu'elle mérite je puisse toujours faire partie de l'opposition.
Appelez ça de l'opportunisme si vous voulez, moi je qualifierais plutôt de faculté d'adaptation darwinienne cette qualité qui me caractérise. Car enfin soyons honnêtes, vous les trouveriez aussi hilarants les Didier Porte, Stéphane Guillon, Régis Mailhot, Nicolas Bedos et tous les autres chroniqueurs radio/télé qui font leur beurre en se foutant des frasques des nantis s'ils se moquaient des gens pour qui vous aviez voté, hein? Ne soyez pas hypocrites, la seule raison pour laquelle ces déballeurs de conneries empêchent votre vessie de faire son travail de rétention urinaire c'est parce qu'il sont de votre bord. Ou en tout cas, c'est ce qu'ils arrivent à vous faire croire avec un brio que je ne saurais égaler. Ha c'est sûr ils ne payent pas de mine avec leurs tronches de réfugiés politiques serbes, mal rasés, l'oeil vitreux, le physique ingrat et la voix insultante aux oreilles mélomanes mais c'est là justement que le subterfuge est des plus efficace, à part pour le fils Bedos, qui cache bien son jeux en chroniquant respectivement en tailleur Armani et dans l'émission de FOG jusqu'à encore la semaine dernière. Mais ne nous y trompons pas, avec un nom pareil, difficile de croire que sous ses airs de bellâtre de la rive droite ne se cache en réalité un anarcho communiste édenté qui préfère le Ricard à la Veuve Clicquot  et les rillettes au foie gras. Bref, et en ce qui me concerne, pas d'illusion, je ne suis pas comme vous et je prendrai un plaisir sans borne à retourner ma veste quand le grand soir se présentera.
Pour ce qui est des rétributions que je serais en mesure d'accepter pour mes tribulations, reste à savoir si Sarko est bel et bien le président des riches. Je l'espère, car quitte à faire rire des bourgeois autant que ça paye. Vous me direz, je ne suis pas à l'abri que mon public actuel soit plus en mesure de me remplir les caisses de fraîche que l'électorat potentiel du futur ex-président. Pas faux, mais je table sur le fait que les prolos rentrerons au bercail idéologique dardar pour que moi aussi je puisse goûter aux joies de l'humour qui rapporte.
Mais est-ce si simple de devenir humoriste de droite. Le constat que j'en fais est rédhibitoire. Le comique de droite n'est pas si différent du clown de gauche. Les deux n'hésiteront pas à se moquer des pauvres, des noirs, des arabes, des chinois, des juifs, des femmes, des pédés, des hommes politiques, des sportifs et des malheurs du monde en général. Sauf que le premier dira ce qu'il pense alors que le second fera penser sur ce qu'il dit. A ce titre j'ai déjà fait un bout de chemin. Je me suis retapé l'intégrale de Bigard et de Canteloup et je sens d'ors et déjà monter en moi le désir d'une France travailleuse qui rit de bon coeur en voyant la mendiante roumaine au cheveux gras se faire tabasser par les flics de mon quartier chic tant il est vrai que la misère c'est beau quand c'est bien fait, pour eux.
Un doute soudain m'étreint. Aurais-je encore le courage d'écrire les horreurs que j'ai pu débiter sur mes futurs amis les aisés? A n'en pas douter, la question mérite d'être posée étant donné qu'on ne mord pas la main qui vous nourrit.
Certes, tout n'est qu'histoire d'apparence et il n'y a qu'à voir comment certains journalistes, réputés intègres et sans concession, n'hésitent pas à se vautrer des les canapés luxueux des arrières salles de restaurants huppés à l'heure des digestions lourdes de mets inabordables, pour se convaincre qu'un fils d'immigré comme moi et tant d'autres, qui s'est fait presque tout seul, et qui a toujours préféré les petits plaisirs gratuits qu'offre la vie aux délices onéreux qui ne laissent qu'un arrière goût de cendre au fond de la glotte, puisse un jour faire parti de la masse des adorateurs de l'argent qui rame pour boucler les fins de mois.
Si cette augure venait à se vérifier et que je me transforme en auguste de la haute, je me consolerais en me disant que finalement, qu'importe l'opinion pourvu qu'on se tape les fesses.

mardi 31 mai 2011

Peut-être France.

Bonjour à tous.
Je pense que je vais alterner. Cela permet de réfléchir, de ne pas écrire (trop) de conneries et de laisser le temps au temps. Ce texte est dans les cartons depuis près de deux ans mais reste immanquablement d'actualité. Je vous laisse l'apprécier.
Bonne lecture.

Peut-être France.

Ah s'il existait un pays où tout le monde aurait les mêmes droits
Que l'on soit grand que l'on soit petit que l'on ne vienne pas du même endroit
Un territoire un peu plus libre où l'étranger aurait la chance
D'avoir enfin une vie tranquille, peut-être qu'on l'appellerait France

Ma France à moi je la connais elle reconduit à la frontière
A grand coup de pied dans le charter Roumains, Afghans et Togolais
Les autres seront payés au black pour retaper notre assemblée
Histoire que Martin Bouygues ne raque pas trop une main d'oeuvre qualifiée

Ah s'il existait une nation où sobriété serait le mot
Pour les banquiers, pour les patrons, les riches héritières, les bobos
Un peuple qui oserais élire un prolo à la présidence
Pas un monarque ni un vizir, peut-être qu'on l'appellerait France

Ma France à moi elle se lève tôt pour palper toujours plus d'oseille
La crise, elle a encore bon dos pour distribuer les bons conseils
Le chef souffre par procuration avec sa Rolex au poignet
Nous parle de moralisation mais n'oublie pas de s'augmenter

Ah s'il existait un état qui prendrait soin de ses démunis
Qui fasse en sorte qu'on ne puisse pas vivre à cinq dans un cagibi
Un peuple capable de compassion qui se bougerait souvent les fesses
Pour autre chose que le Sidaction, peut-être qu'on l'appellerait France

Ma France à moi je la connais, les clodos elle s'en contre-fout
Sauf quand ils squattent les beaux quartiers elle les envoie direct au trou
L'hiver on compte les rescapés en attendant la prochaine purge
Une petite rafle avant l'été pour que nos rues aient fière allure

Ah s'il existait une nation qui prendrait soin de sa culture
Ne prenant pas les gens pour des cons que l'on gave de confiture
Qui porterait haut les couleurs de la poésie de la danse
Des peintres écrivains ou chanteurs, peut-être qu'on l'appellerai France

Ma France à moi elle glorifie, BHL, Lévi ou Houelbeck
Autant d'écrivaillons moisis que je vomis qui me débectent
Desproges, Nougaro et Férré doivent se retourner dans leur tombes
A chaque soupir de Biolay qu'on nous balance sur les ondes

Ah s'il existait un pays où le refrain de cette chanson
Ne serait pas un constat aigris de l'état de nos institutions
Que le couplet reste en suspend et le conditionnel laisse la place
Sans ambiguïté au présent peut-être qu'on l'appellerai France

jeudi 26 mai 2011

Le tronc de Georges fait la nique à Domi.

Bonjour à tous.
Mais quand va s'arrêter la course à l'échalote entre les idiots de droite qui nous gouvernent et les imbéciles de gauche qui y aspirent. Sont-ils à ce point concurrents qu'il faille que chaque camps compte son magnat de la bistouquette pour ne pas se laisser dépasser par l'autre? Vous imaginez un peu le combat de coqs?
Dans le coin gauche, ancien directeur du FMI et ancien ministre des finances françaises, 145 kg à la pesée ce matin, 137 après sa masturbation quotidienne devant la glace de sa cellule, inculpé de 7 chefs d'inculpation allant du simple viol à la fellation forcée et pouvant lui offrir de l'ombre pour 75 printemps, celui que ses collègues féminines surnomment le Diable au bout Rouge de Sarcelles, j'ai nommé Dominique Strauss-Kahn.
Dans le coin droit, actuel secrétaire d'état à la fonction publique ;1m87 de corps galbé et puissant surmonté d'une crinière argentée qui donne le tournis aux gazelles qu'il convoite ; aimant la traîtrise et les doubles jeux malsains, comme peut en témoigner son amour de jeunesse, Dominique de Villepin ; accusé par deux employées de mairie de harcèlement sexuel et de tentative de viol ; celui que l'on surnomme l'Homme séquoia , le mètre du barreau, car il est avocat, j'ai nommé Georges Tron.
Messieurs je vous rappelle les règles, tout les coups sont permis, surtout les coups bas.
Bon, il existe tout de même une petite différence entre l'un et l'autre. C’est que le premier, puissant parmi les puissants, c’est fait chopper dans l’heure suivant la plainte déposée par la jeune femme, alors que le second, sous-ministre d’un pays à l’image de son président, lui, porte plainte à l’encontre des deux plaignantes pour « dénonciation calomnieuse ». Autre différence, l’un est au Etats-Unis, l’autre dans la patrie des droits de l’Homme politique. M’est d’avis que si les rôles étaient inversés, Georges serait en ce moment en train de se maquiller pour son compagnon de cellule, et Dominique attendrait gentiment devant le portail l’Elysée que l’actuel locataire des lieux finisse ses cartons.
Fort quand même le Georges ! A peine on lui fait chat-bite, qu’il annonce chat-cul et se perche. Apparemment les deux jeunes femmes seraient adeptes des massages thérapeutiques. Elles auraient toutes les deux profitées des mains expertes du maire de Draveil dans l’Essone avant que la séance de caresses ne dégénère en tentative de troussage de secrétaires, pour reprendre les termes de Jean-François Kahn. D’après l’avocat du plaignant/accusé, tout cela n’a aucun sens et disait au micro de France Info, en substance, qu’il était ridicule d’imaginer un secrétaire d’état dans pareille situation. Ah bon ? Aussi improbable qu’un futur président libidineux se jetant sur une femme de chambre la queue à la main ? Monsieur Tron, mesurez la chance que vous avez d’être dans un pays où les violences faîtes aux femmes est un sport national, et rabaissez votre caquet avant que cela tourne au vinaigre, surtout quand on porte un nom pareil.
Mais arrêtons de parler cul et folklore à la française, et parlons fric. Pour remplacer l’éléphant à l’ivoire écorchée, rien ne vaut une vieille tigresse aux dents de sabres et au CV impeccable. Christine Lagarde propose officiellement sa candidature au poste jadis occupé par DSK, et ce, malgré le fait d’être inquiétée dans une sombre histoire d’abus de pouvoir concernant un arbitrage sur l’affaire Tapie. Elle a même annoncée ne pas renoncer à sa candidature même si il devait y avoir procès. En même temps, on peut la comprendre. Même si tous le monde loue ses compétences d’économiste et de chef d’entreprise, quand tu veux faire dans la finance internationale et que tu t’es pas encore pris un procès au cul pour tes magouilles, c’est comme débarquer dans un quartier haute sécurité d’une prison française en ayant commis que des vols de sacs à main ou en s’étant fait gauler pour revente d’une barrette de shit, tu tiens pas deux minutes dans un monde pareil si tu n’as pas le cuir épais. Tiens, d’ailleurs, l’ex-patron du FMI avait déjà son lot d’affaires financières et de malversations avant d’atteindre cette fonction.
Pour ma part je ne me fais aucun soucis pour Christine. Je lui suggèrerais juste d’éviter de fréquenter le Sofitel de New York à sa place. Il paraît que les femmes de ménage foutent un sacré un bordel quand on leur cours après !

mercredi 25 mai 2011

Résumons-nous.

Bonjour à tous.
Bien. Que les choses soient claires. Je ne vais pas m'étendre sur les déboires extra conjugaux et potentiellement criminels du plus innocent présumé des coupables en puissance. De toute façon j'ai déjà quelques jours de retard sur toutes les blagues vaseuses que l'on pourrait faire à ce sujet. Le rattraper nécessiterait, et d'un, que j'ai quelque chose à foutre du sort de cet enfumeur au cigare prompt à s'extraire de son écrin et à s'embraser à la moindre allumeuse, et de deux, que je sois d'humeur à peser le pour et le contre pour me moquer d'un viol, avéré ou non, tant le geste reste grave.
Donc rideau sur l'affaire, sans guillemet, parce que zut!
Par contre, qu'un journal, même local, se permette de titrer « l'Embellie », avec, en photo, le sourire narquois du président sur le perron de l'Elysée, l'air de dire « Vous voyez que ça repart et que c'est grâce à mes zigues ! », voilà une raison suffisante pour me faire sortir conjointement de mes gonds et du silence quasi monacale que j'observe depuis quelques temps.
La première page de ce torchon gratuit distribué aux banlieusards pressés et radins au point de ne pas dépenser un euros au kiosque du coin et de profiter des derniers remous planétaires pour enrichir leur vocabulaire, faisait référence aux dernières, et premières, bonnes nouvelles sous le premier, et j'espère dernier, quinquennat de Nicolas Sarkozy. L'auteur se gargarisait en substance du un pour cent de croissance qu'avait enregistré l'économie cocorico, de la baisse du nombre de chômeur de la classe A, de la hausse des exportations, bref, de l’amélioration croissante de la qualité de vie dans notre beau pays qui ne cesse de se regarder dans la glace tel un narcisse étatique.
Bien sûr qu'il est bon de se réjouir des bonnes nouvelles quand tout semble aller mal, de prendre la vie du bon côté, de se laisser aller de temps en temps à se reluire le cuir à coups de brosse à cirer, mais faudrait peut-être pas déconner non plus.
Je vais résumer parce qu’il est possible que certains d’entre vous soient partis sur un autre planète depuis huit mois.
Depuis le début de l’année 2011 nous avons eu, des révolutions dans des pays que les revendeurs de rêves sur papiers glacés nous juraient d’une stabilité à toute épreuve ; une guerre civile qui ne donne pas son nom entre les partisans d’un président élu sur des charniers et un président sortant sur des charniers également, balle au centre, et Laurent en cellule ; une guerre militaire qu’on nous disait gagnée d’avance et qui pourtant s’éternise ; le meurtre du plus recherché des meurtriers avec un tour de prestidigitation à l’américaine, tu le vois le corps, et hop, tu le vois plus ; la mise en cloque d’un mannequin pour servir d’argument de campagne alors qu’on refuse l’entrée en France d’un bébé né d’une mère porteuse ; des révoltes partout, un volcan qui s’éclate et nous rejoue le match nature contre humanité ; l’Espagne en trouble-fête qui refuse de se faire enculer sans dire mot ; bref le monde qui se déchire et tombe en ruine mais au moins nous autre français avons un pour cent de croissance.
Cher ami « journaliste », dont je n’ai malheureusement pas le nom, mais qui prétend diriger un journal, et proposer en une, lors du bouclage de son ramassis d’infos réchauffées jetables, un titre comme « l’Embellie », avec tout ce qu’il se trame dans le monde en ce moment, tu avouera, illustre inconnu qui mérite de le rester, que tu t’es un peu chier dessus non ?
En tout cas merci à toi, d’avoir réveiller la bête immonde qui sommeillait en moi il y a encore quelques jours malgré les remous de l’actualité.
Si jamais il t’arrive de tomber sur cette chronique, arrête toi quelques instants sur le septième paragraphe. Peut-être y trouvera-tu quelques sujets certainement plus louables à traiter que les aventures du nombril français qui se convainc que tout va bien quand visiblement les faits lui prouvent immanquablement le contraire.
Ainsi tu pourrais arrêter de passer pour un con aux yeux de tous ceux qui en bavent en ce moment et qui comprennent assez mal les réjouissances que tu souhaiterais les voir applaudir.
A bon lecteur, salut.

Phantasme.

Bonjour à tous.
Voyez ça comme une immense thérapie. De toute façon ce n'est rien d'autre. A chaque maux ses remèdes, à chaque pensée rationnelle, son fantasme. Et je vous ferais remarquer, pour les plus tatillons du vocable, que phantasme s'écrit de deux manières.
Remarques orthographiques faites, bonne lecture.<--break->
Phantasme.
A chaque situation périlleuse je prends ma couardise à deux mains
Je fais le faux-cul, la vrai pisseuse, pour ne pas froisser les copains
Mais dans ma tête c'est une autre histoire, j'imagine les scènes les plus gores
J'me laisse allez et passe au hachoir les membres de mes interlocuteurs

Qu'un imbécile me contredise, ou me fasse passer pour un gland
Je prends sur moi, je me maîtrise, mais mon esprit me venge goulûment
Je lui arrache les ongles un par un et me délecte de sa douleur
J'lui fait manger un de ces deux reins comme des rognons sauce Grand Veneur

Si par malheur un mec bourré se sent l'envie de m'interrompre
Me dit : « Ta musique elle est à chier! », je souris et je me dompte
En rêve je me laisse allez, je le bourre de White Spirit
Par le fion avant d'allumer un grand bâton de dynamite

En cas d'angoisse conjugale racontée par une emmerdeuse
Je ne commet pas l'irréparable, j'ai l'attitude d'une image pieuse
En revanche mon moi intérieur lui colle les bras dans les oreilles
Et d'un coup de pied ravageur, sa tête virevolte, qu'elle merveille !

A un électeur d'extrême j'lui taille la bite en croix gammée
Aux amateurs de virées en boîte, je les séquestre sans me ménager
Pour les représentants de la police, un coup tazer sur les valseuses
Pour le petit Sarkozy et son fils, un lifting à la raboteuse.

A présent quand vous me croiserez ne vous fiez pas aux apparences
Si j'ai l'air heureux c'est pour cacher les insanités auxquelles je pense
Et si vous ne voulez pas faire parti inconsciemment d'un fait divers
En vérité je vous le dis, il vaudrait mieux que vous m'offriez une bière

samedi 21 mai 2011

Lettre de l'autre.

Bonjour à tous.
Pour briser la monotonie d'une actualité bien trop étouffante, moi je fais comme tout le monde je me regarde le nombril. Et puis quand je me croise dans le miroir je me fais l'amour. C'est plus sein et moins dangereux que de faire ça dans une chambre d'hotel à 500€ la nuit non?
Bonne lecture. <--break->
Lettre de l'autre.
Je suis la peur, je suis l'angoisse, la laideur le reflet dans la glace
Je suis votre meilleur ennemi, celui qui se faufile dans votre lit
Je me nourris de vos cafards et fais germer vos idées noires
Je me présente en un mot comme en cent, je suis votre inconscient

Vous me trouverez dans vos lapsus, dans vos reflexes et dans vos us
Derrière chaque pensées inavouables, attisant le désir bestial
Je fabrique l'envie le mensonge, je vous poursuis jusque dans vos songes
Je suis votre coeur votre émoi, je suis votre autre moi.

Si vous saviez comme je m'amuse lorsque soudain les idées fusent
Mais gare à ne pas me mépriser car tôt ou tard vous me le payerez
En pourrissement de vos habitudes en grands moments de solitude
Je vous ferais perdre tous vos moyens, je suis votre cerveau reptilien
A contrario si vous m'offrez une tribune pour m'exprimer
J'aurais à coeur de vous laissez mener votre vie comme vous l'entendez
A charge pour moi de rester serein pour siffler la voix de vos instincts
Ainsi vous me ferez peut-être confiance à moi le pilote de vos absences.

A corps ou à raison, catalyseur des passions
Dirige la plume de l'écrivain, le sens caché de mes refrains
Révèle la nature profonde, des actes anodins comme immondes
Avec toi je comprends mieux, l'expression de double Je.

mercredi 18 mai 2011

Recette du Capital.

Bonjour à tous.
Loin des complots Strauss Kahnique, de la maison outre Atlantique, où sombre ce Titanic pachydermique, voici mon petit triptyque pour oublier la politique.
Bonne lecture. <--break->
Recette du Capital.
Pour faire un bon capitaliste prennez un enfant en bas âge
Abreuvez le d'idées simplistes de racoucis et des mensonges
Dites-lui qu'il n'y a pas d'autre modèle que l'économie de marché
Que s'il veut des jouets pour noël y'a pas d'autres choix faut travailler

Bourrez-lui le crâne de préjugés, apprenez-lui à bien se défendre
Quand on menace sa liberté d'écraser l'autre et d'entreprendre
Faites-lui comprendre que le travail rend libre, épanoui et heureux
Qu'il n'y a pas de bonheur qui vaille si le voisin en a un mieux.

Pour faire un bon capitaliste agitez lui le chiffon rouge
D'un monde d'écolos utopistes voulant revenir au moyen-âge
Prennez pour prétexte le tiers monde enviant notre mode de vie mondain
Et concluez que ça serait un comble de se faire bouffer par des crèves la faim

Jouer sur la peur de la misère, de l'étranger et des coutumes
Barbares, que si on les laisse faire notre geste goutera l'amertume.
Mettez en avant la reussite, seule à même de gommer les écarts
Entre les hommes qui font l'élite quand ils portent tous le même costard

Pour faire un bon capitaliste, enseignez-lui l'obéissance
Un peu comme chez les commusites avec une légère différence
Ici ni dogme ni paradigme mais juste la liberté de choix
D'avoir sa propre petite doctrine tant que c'est dans le cadre de la loi

Produire pour vendre, acheter pour vivre, vivre pour dépendre de sa tirelire
Telle sont les règles tacites en toc, régissant l'écoulement des stocks
Produire pour vendre, acheter pour vivre, vivre pour dépendre de sa tirelire
Telle sont la règles tacites en toc régissant l'écoulement des stocks

lundi 16 mai 2011

Peux-tu te taire petit air?

Bonjour à tous.
Dans la série j'ai rien à dire mais je veux que cela se sache
Voici donc la dernière ire qui ma foi ne fera pas tâche...
Pfff.. c'est nul.<--break->
Peux-tu te taire petit air?
Ce n'est qu'un petit cours pratique d'indignation
A l'attention des non critiques et autres moutons.
Si une chose vous révulse vous rend malade
Hissez-vous dont sur les barricades ne serait-ce que fut-ce

Pour dire quelque chose d'intelligent
D'insensé ou bien d'inconvenable
Au lieu de jouer les ruminants
Qui suivent un berger incapable.

Et pourquoi pas prendre les armes
D'ailleurs c'est ce que je m'apprête à faire
Après tout le sang et les larmes
Sont l'apanage de toutes les guerres.

Ce n'est rien qu'une petite guerre, d'avis, d'opinions
A coup de principe lapidaire et d'oraisons.
Pour s'en défendre s'en détacher et mieux l'atteindre
Ne reste plus qu'a la dépeindre sur le papier

A grand renfort de mots savants
D'ironie crasse et d'humour noir
Autant de subterfuges abritant
Ceux dont le rire est l'étendard.

Et pour ce qui est d'extraire de ma plume
Quelques caricatures au vitriole
Mon stylo a souvent coutume
Des chants et des airs mêlés d'alcool.

Ce n'est rien d'autre qu'un petit air de contestation
Sans aucune raison d'en être fier sans prétention.
Cependant son plus grand mérite est d'exister
Dans mon esprit et sur mon carnet,où les lignes de fuites

Servent de prétexte à mes humeurs
Ou bien de déversoir de bile amer
Où je me plais à faire l'effort
D'inventer mon propre univers.

Et s'il est affublé d'une tronche affreuse
De cheveux gras et autres imperfections
Au moins cette lettre fera une heureuse
En nourrissant cette Chanson.

vendredi 6 mai 2011

Excellent drain.

Bonjour à tous.
Vous l'aurez sans doute remarqué, mon absence est persistante ces deux dernières semaines. Je suis effectivement en train de réfléchir à beaucoup de choses et donc je fais un break sur les chroniques. Mais un vrai cette fois. Non parce que le coup je dis que j'arrête et puis je reprends trois jours plus tard, ça commence à bien faire.
Pour ne pas vous laissez en reste, je vais vous proposer dans le semaines qui viennent quelques poèmes et textes de ma création qui sont ou vont se muer en chanson pour mon groupe "Cent Idées Fixes".
La plupart des textes que je vais poster n'ont pas encore de mélodie ou du moins ne sont pas (encore) intégrés à notre spectacle. Ne cherchez pas ils n'existeront nul part ailleurs qu'ici. Bon assez de palabre, place aux mots (sans jeux de mots foireux).

Excellent drain.

Je n’ ai envie de rien et surtout pas d'écrire
Ma main endolorie, crispée, me fait souffrir
Déverser sur papier des versets surannés
N’ a jamais fait d’ un homme un poète écorché.

Même du bon pied mes vers partent de travers
Mais arrivent arrimer les uns avec les autres
Ils ne leur manquent qu’ une chose pour faire enfin l’ affaire
C’ est d’ aligner leurs césures pour ne pas qu’ ils se vautrent.

Mais halte au gérémiades et autres appitoiements
Ma besaces en est pleine de ces textes atestant,
Que mon humour est noir et ma posture austère
Et si c’ est juste pour me plaindre, je ferais mieux de me taire.

Certes les raisons de geindre sont diverses et variées
Turpitudes quotidiennes de ce siècle sans éthique
Réjouissons-nous plutôt de ne pas être mal né
Iranien, Kurde, Roumain ou fils pauvres de l’ Afrique.

Ironisons de ce temps le doigt tendu bien haut
Mieux vaut rire maintenant que d’ éclater en sanglots
Trompez les apparences, moquez vous de la mort
Et entrez dans cette dance de spleen et de remords.

Pour digérer l’aigreur des borborigmes gastriques
Qui sont maîtres moteurs d’ un cynisme coutumier
S’ emparant des âmes des dépressifs chroniques
Et concluez dont d’ un mot ce sinistre sonnet...

Merde .

jeudi 21 avril 2011

Quand les politiques n'auront plus les dents longues, les poulets auront un cerveau.


Bonjour à tous.

La police m’a toujours fasciné autant qu’elle me fout les boules. Dans les deux sens de l’expression. Déjà parce que, même en ayant été un athlète accompli se targuant de courir aussi vite que le vent avant de devenir cette espèce de limace informe préférant, à un repas équilibré, une dizaine de bières et un paquet de blondes fumantes, je ne me risquerai pas au jeu du chat et de la souris avec ces pitbulls en casques et bottes luisantes que sont les CRS. Ensuite, réticent par atavisme à toute forme d’ordre et de discipline, j’ai beaucoup de mal à m’imaginer détendu et serein en présence de la bleusaille républicaine. Alors certes, des cons il y en a partout, et aussi dans la police. Tous ne sont pas des cow-boys sans Indiens à dézinguer qui préfèrent montrer leurs grosses couilles bien velues en interpellant un gamin en possession d’un joint plutôt que de confirmer leur utilité en empêchant le gros connard en quatre-quatre de manquer de renverser l’étudiant un peu rêveur qui traverse sans regarder. Mais vous ne m’ôterez pas de l’idée que pour faire ce genre de métier il faut avoir un grain.

Pour un poulet cela comporte un certain risque.

Si le grain vient à se loger dans la tête d’un manifestant manifestement hostile, normal, le flic, comme tout gallinacé, a les crocs tant il est sur les dents, et tentera une extraction de la graminée avec ce qui lui passe par la tête pour finir dans celle du brailleur de rue à pancarte: matraque, flash-ball etc. On a longtemps cru que les gaz lacrymaux servaient à repousser les contrevenants, il n’en est rien. Cette arme, dite non létale, permet de faire glisser le grain dans les larmes du fauteur de trouble afin que l’homme de loi puisse le récupérer. S’il s’agit d’un grain de maïs, le taser permettra d’en faire du pop-corn plus facilement identifiable lors des radiographies à la morgue.

Si je vous parle de nos amis les policiers, qui sont nos amis et que nous devons aimer comme notre mère patrie, c’est que leur chef, le fourbe, le mesquin, le ridicule, l’infâme, l’insupportable, l’insinueux, Claude Guéant, s’apprête à faire revivre le bon temps des milices policières. Il les a appelés, les « policiers patrouilleurs ». Leur job, glander à longueur de journée en bagnole le bras sorti sur la portière pour que les beaux quartiers voient bleu et se sentent en sécurité. Quand le bleu du ciel est remplacé par le bleu des flics dans le cœur des gens, c’est que le fascisme n’est pas loin, disait un auteur contemporain d’un exceptionnel talent, moi. Je ne sais pas pour vous, mais je reprendrais bien à mon compte la fameuse phrase attribuée à Coluche et qui nous disait en substance que les rues où l’on se sent le moins en sécurité sont celles qui débordent de flics. Je vis dans une ville plutôt laxiste où les gauchistes et les Arabes se permettent des largesses bien hors de propos, comme, par exemple, aller jusqu’à habiter au centre-ville. Où croyez-vous croiser le plus de policier ? Dans les quartiers dits populaires ? Allez faire un tour du côté de la place Arnaud Bernard, en face du Bar le Brueghel un samedi soir et compter les patrouilles. Je peux vous le dire, vous allez vous faire chier, allez plutôt me chercher une bière !

Autre info, les bières justement, tintin pour les CRS… Les pauvres, c’est déjà pas facile d’avoir un grain, s’ils ne peuvent même plus en extraire de la cervoise que vont-ils en faire ? Apparemment, une photo d’un des membres de la compagnie en train de siroter sa roteuse en marge d’une manif n’a pas été du goût des autorités incompétentes. La sanction ne manquera pas de fermenté autant que de fermeté : plus de pinard et de binouzes au repas. Et vlan !

Euh…

Je ne voudrais pas être désobligeant mais je ne vois pas en quoi cela va les empêcher de se rincer la gueule dans la rue. D’autant qu’un flic bourré tape moins fort et moins précisément que le même agent à jeun. C’est plutôt à l’avantage du pauvre imbécile qui va contre l’ordre public en se frappant frénétiquement la caboche sur une matraque ou tente d’attraper les projectiles de flash-ball avec l’œil.

Allez, monsieur Guéant, encore un petit effort et vous arriverez à être encore plus ridicule et incompétent que vos deux prédécesseurs. Vous en prenez la voie royale.

Alors Guéant Président en 2017 ?

mardi 19 avril 2011

Revue où rien ne presse.


Bonjour à tous.

Mes amis, quel bordel, mes amis ! L’actualité ne me laisse que peu de choix, ou plutôt, j’en ai bien trop pour m’arrêter sur un sujet en particulier. Donc je vais faire une petite revue de presse même si je n’aime pas ça. Rien que pour vous. Si c’est-y pas beau ça ?

Bon alors, hum…

La centrale de Tchernobyl va devoir changer le coffre d’isolement de son réacteur en fusion pour éviter de nouvelles émanations radioactives et ce 25 ans après le feu d’artifice nucléaire qui fit la renommée mondiale de cette petite bourgade ukrainienne, et permit à des millions de personnes de situer l’Ukraine sur une carte autant que la thyroïde dans l’anatomie humaine. Drôle de coïncidence tout de même à peine Fukushima terminé que cette tuile nous tombe dessus.

Ben si, c’est fini l’épisode japonais. Plus personne n’en parle. C’est certainement qu’il n’y a plus rien à en dire. À moins qu’il n’y ait plus personne de vivant ou de physiologiquement capable de l’ouvrir. Vous avez déjà essayé de parler avec une tumeur grosse comme le poing dans la bouche ou encore de taper à l’ordinateur avec un tentacule en guise de main droite ?

N’empêche qu’avec ces deux boulettes en fusion sur les bras, le premier ministre, en visite à la kermesse organisée par les autorités de Kiev afin de lever des fonds pour la fabrication d’un nouveau cache misère en béton, notre cher François donc, va ramer sévère pour vendre ses EPR et arriver à faire croire que le nucléaire est sans danger, ne serait-ce qu’en France.

Refourguer des centrales nucléaires par les temps qui courent à leur perte et profit, c’est un peu comme essayer de vendre des allumettes au beau milieu d’un incendie, le tout est d’arriver à convaincre le consommateur échaudé par les flammes lui léchant le derrière que nos allumettes s’embrasent moins facilement que les autres.

Politique intérieur à présent, nous avons appris ce week-end que des terroristes d’Al Quaïda auraient loupé un attentat dont la cible se trouvait être Gérard Longuet, notre ministre des armées, alors que ce dernier venait voir si la révolte indigène avait pu être matée et que puisse enfin flotter, comme en Lybie, le drapeau tricolore au sommet du crâne du tyran local déchu.

Putain d’intégristes va… Ah ça pour crasher des avions sur deux tours et déclencher une énième guerre des religions, alors là y’a du monde, mais quand il s’agit d’être un peu fin, avec une cible bien identifiée, là c’est la bérézina.

Mais par tous les saints et dieux imaginables et imaginés pour inventer la vie, si on peut plus faire confiance aux fanatiques pour descendre les fascistes, sur qui allons-nous compter, hein ? Vous dites ? Le peuple ? Allons, un peu de sérieux. N’allez pas croire que si, dans un pays aussi démocratique que l’est la Côte d'Ivoire, les élections posent un problème, on n’ait pas quelques surprises aux prochaines échéances surtout sachant que notre avant dernier président s’était fait élire avec un score que jalousent encore certains dictateurs de l’hémisphère sud.
Non, ni peuple, ni terroristes, pour détruire un homme, laissez ça aux pros, la presse s’en chargera. (à part Médiapart qui est super ! Edwy si tu lis ces lignes je cherche un éditeur : p)

Toujours dans un souci de chauvinisme, je terminerai par le check point installé à Vintimille afin de repousser l’avancée sarrasine et démocratique qui semble régner dans ces contrées obscures de l’Afrique méditerranéenne. Fort heureusement, Charles Martel a donné l’ordre de bloquer les trains à la frontière franco-italienne pour stopper les envahisseurs.

Ouf nous l’avons échappé belle. Mais pour combien de temps encore ???

En direct de Poitiers, et du Moyen âge, c’était le Chronicoeur Haineux, à vous Cognac-Jay.

vendredi 15 avril 2011

Yen a marre à la fin!


Bonjour à tous.

Autant vous le dire tout de suite ça va pas rigoler aujourd'hui. Non mais parce que ça commence à être plus que pénible cette histoire. Vous vous rendez compte un peu? Non? M'enfin quand même faut être complètement con ou se débarbouiller la figure le matin de gelé de foutre aromatisée à la merde pour ne pas voir le bouleversement qui survient, au moment même ou je pose mon texte et, certainement, à l'instant de la lecture de billet trop dur pour vos yeux doux, oui un peu de douceur et de poésie ne font pas de mal -surtout après mes conseils beauté à coup de matière fécale et de liquide séminale.

Je suis colère et déception. Vous connaissez Toulouse ? Mais si cette sympathique bourgade du sud, qui fleure bon l’accent qui tonne et le cassoulet qui fait tonner. Ce véritable nid de gauchistes patentés et de branleurs se prétendant artistes qui passent leur journée à ce bourrer la gueule en bord de Garonne où une percussion africaine devient une véritable arme de guerre.

Je ne vais pas faire l’offense à ceux d’entre vous qui lisent régulièrement ces chroniques de rappeler que je suis musicien aussi, et que j’ai l’habitude, après une journée harassante au fond de la mine, d’aller me détendre, justement dans un parc en bord de Garonne appelé la Daurade, et de profiter de l’occasion pour attirer quelques jeunes pucelles pas farouche à l’aide de mes rythmes endiablés et de ma voix plus caverneuse que celle de Jeanne Moreau. Bref c’est un lieu qui, il y a peu, respirait l’insouciance et les cuicuis d’oiseaux, goutait la mélodie et résonnait de rythmes divers en été, un lieu magique, où, le poivrot imbibé de Gin et massacrant Stairway to Heaven, se transforme l’espace d’une nuit, pour la junkie sous coke qui le jouxte, en véritable Jean Michel Jarre de la guitare.
Et bien les autorités viennent d’interdire littéralement les instruments de musique dans ce parc… Un panneau immense nous annonce que maintenant la gaudriole et le bon temps c’est terminé avec ces quelques mots austères posés négligemment sur un carré de métal froid : « Interdit aux instruments de musique ».
Et on voudrait que je reste calme. Que je me laisse faire. Que sans rien dire et sans broncher je m’abstienne de venir en ce lieu pour faire chier le trou du cul qui c’est acheté un bel appart avec vue sur le fleuve et qui voudrait profiter du silence de la nuit pour admirer le reflet de sa lune dans le miroir sombre que forme parfois cette eau mouvante… Mais qu’ils aillent se faire foutre ces empaffés, qu’il ne supporte pas la musique est une chose, qu’on la supprime pour leur faire plaisir en est une autre.

J’y ai déjà fait allusion lors de précédentes chroniques, mais je vais enfoncer le clou. Comment appel-t-on une société qui souhaite un ordre total, où les musiciens et les arts en général sont prohibés –à part ceux autorisés légalement-, et où le chef se prend pour LE CHEF ? Alors, ben le fascisme, tout simplement… Doucement, n’allez pas pousser des cris d’orfraie, je sais bien que si tel était le cas, je serais d’ors et déjà en train de batailler avec un rat pour un quignon de pain rassis au fond de ma geôle pour intellectuel.

Disons que les fascistes ont laissé place aux fâcheux. Ceux qui défendent bec et ongle leurs petits privilèges et qui n’hésiterons à vous pourrir la vie mais surtout à pourrir la vie de tel ou tel adjoint au maire jusqu’à obtenir satisfaction. Et le pire, c’est que ces enfoirés ont le temps, pas comme vous et moi, occupés à pomper pour que la machine Schadock continue d’avancer.

Si ça continue comme ça, bientôt, on va demander au bébé d’arrêter de hurler sans raison dans le métro, on va entourer de mousse tous les verres et tasses des cafés pour que le tintement ne soit plus qu’un mauvais souvenir, nos femmes vont devoir porter des masques anti-bruit lors de nos ébats amoureux pour que le voisin ne soit pas déranger, et pourquoi non plus nous couper nous même les couilles et leur offrir sur un plateau d’argent…

Non.

Foi de guitariste, ce panneau va foutre le camp.

Il est où le bouton pause ???


Bonjour à tous.

Je fais ça vite fait entre deux heures de glandouille. Ca c’est ce petit bout de texte que je pose pour faire louange aux pauses.

Tout va un peu trop vite. Du coup quand l’actualité se permet des emballements sur tous les sujets et à toute heure du jour et de la nuit, il devient nécessaire, pour une santé mentale aussi fragile que la mienne, de s’imaginer Dieu, une télécommande à la main, en train d’appuyer frénétiquement sur l’avance rapide de sa box wi-fi/machine à laver. En même temps, on lui a déjà joué la séquence un paquet de fois. L’humanité est en train de transformer son histoire en Télé Novelas mexicaine. Toujours les mêmes recettes, les mêmes personnages et les mêmes idées. Pas étonnant qu’il veuille zapper.

Je suis un grand fan de bande dessinée. Je n’ai malheureusement pas le loisir de prendre le temps de m’intéresser aux récentes publications, alors je me console en relisant des revues et magazines datant d’avant ma naissance.

Fluide Glacial, journal d’Umour et Bandes Dessinées, avec une faute d’orthographe à dessein – quoi de plus normal vous me direz –, fut fondé en 1975 par Gotlib. Ce brûlot qui publiait chaque mois une quantité de sommités de l’époque parmi lesquels Goossens, Alexis, Franquin, Léandri et d’autres, fait parti de mes références d’humour salace, pervers, pet, paire de nichons, et dans lequel je me délecte à me replonger régulièrement.

Or à cette époque, le magasine était bien plus politique que maintenant, avec des Pétillons par ci et des chroniques politiques par là. Je suis donc tombé pèle mêle sur des articles évoquant le nucléaire et la préfiguration de la catastrophe de Tchernobil cinq ans avant l’accident, ou encore des colonnes entières traitant des problèmes incessants de la Lybie avec la montée au pouvoir d’un certain Kadafy, bref, autant de sujets d’actualité mais pas de la bonne période.

Et là je me suis interrogé.

Et puis j’ai tout de suite arrêté vu la migraine insupportable que me provoquait un tel effort de concentration.

Du coup, j’ai fait une pause.

C’est bon une pause de temps en temps. On peut se retourner, voir ce qu’il s’est passé avant, et peut-être même y réfléchir un petit peu. D’ailleurs n’y a-t-il pas de racine étymologique commune avec le verbe « poser »… Toujours est-il qu’en ces moments d’angoisse et de peur à tout bout de champs, il me paraît impératif de savoir s’arrêter.

Le lieutenant de Strauss Kahn, Gilles Finchelstein, a publié un bouquin titré « La dictature de l’urgence » que je n’ai pas lu et qui apparemment corrobore mes propos. Et n’allez pas me faire croire qu’il faille lire un livre pour se donner le droit d’en parler. De toute façon je fais ce que je veux ici, je suis chez moi et on me laisse dire caca, zut, flûte, et vive le capitalisme en toute liberté.

Et que nous dit ce magnifique ouvrage, que le temps se fait plus court, ou tout du moins la perception que nous nous en faisons. Je ne vais pas me lancer dans des explications de relativité restreinte à un lectorat qui serait bien incapable de pouvoir le saisir, mais en gros, on fait de plus en plus de truc en un minimum de temps. J’en veux pour preuve les deux minutes trente secondes de plaisir bi hebdomadaire que je semble donner simultanément à ma compagne les soirs de câlin et aux quelques trois lecteurs réguliers de ce blog avec la même intensité et le même sentiment de frustration. Du coup on a l’impression que le temps passe plus vite car les moments de flottement et de laisser-aller, donc de vide, ne sont plus là pour nous rappeler qu’il est bon de contempler et de ne rien branler.

D’ailleurs ces chroniques sont l’exemple même d’une fébrilité dans l’écriture qui confine à la masturbation intellectuelle entre deux lignes de codes – oui je sniffe de la haute technologie en guise de dope quotidienne – tant les idées et les phrases s’allongent et se superposent pour donner cet amas de mots immondes et indigestes pour certain, ou potentiellement génial pour deux personnes. Qu’est-ce que je disais moi déjà ?
Ha oui, tiens…
Pause.

lundi 11 avril 2011

Et voilà.


Bonjour à tous.

Comment peut on laisser faire ça? C'est invraisemblable. Qui a pu laissé cette sombre loi d'interdiction être appliquée aujourd'hui même? Comment vont faire tous les plaisanciers, les dériveurs et autres optimistes si on leur interdit le port et les voiles. Hein?

Inadmissible, Nico va encore faire la gueule, s'agiter et se retourner dans son cercueil. Ha non pas de méprise je ne parlais pas de Sarkozy, même si la perspective de le voir s'agiter vivant dans une boîte en acajou taille enfant enterrée six pieds sous terre a quelque chose de réjouissant, mais je parlais de Nicolas de Kersauson, le l'arrière grand pépère du grand vivicomte Olivier. Vous me direz de Kersauson à Sarkozy il n'y a qu'un pas. Faux! La similitude phonétique ne fait que cacher l'océan qui les sépare. Et, vu son caractère exécrable avec mot compte triple, m'est avis qu'Olivier ne goutera pas la plaisanterie que représente une loi d'interdiction intégrale des voiles malgré le fait que ce vieux loup de mer siégea au côté de Bouvard aux grosses têtes.

Hein? Comment? Interdiction DU voile intégral? Euh. Ha ben merde alors, pour une fois que je pouvais m'offusquer sans que l'islam ne s'en mêle et que la politique s'emmêle...

Bon alors c'est quoi encore que cette histoire? C'est encore Copé qui a fait des siennes c'est ça. Non mais, en lisant le texte, j'aurais du me douter que cela n'avait rien à voir avec la marine cette histoire... Ha ? Si en fait. Qui, Marine Lepen, c'est quoi cette histoire stylo à encre bleue. Bon faudrait savoir au bout d'un moment, vous commencez à me faire tourner en bourrique.

Reprenons calmement parce qu'on fini par plus rien comprendre.

Aujourd'hui s'applique une loi inapplicable - jusqu'ici rien de bien original - visant à améliorer la sécurité des lieux publiques - mouais toujours du réchauffé - en interdisant à quiconque de dissimuler son visage. Le contrevenant pourra être amené à dévoiler son apparence devant les policiers qui lui en feront la demande afin que les fonctionnaires puissent vérifier l'identité de l'individu. En cas de refus, la personne pourra être conduite au commissariat pour procéder au contrôle et toucher rectale réglementaire.

Il est précisé dans la loi que cette mesure ne touche pas les carnavals, ni les lieux privés, pour éviter de désanonymer les partouzes hebdomadaires chez monsieur le commissaire de Neuilly qui sait aussi bien prendre que recevoir. Ainsi, madame Moranno pourra encore se grimer en Adolf Hitler quand, à l'aide de son gode ceinture, elle sodomisera le petit Jean Sarkozy, caché derrière le masque de son Iznogoud de père sans que personne n'ai à avoir honte le lendemain sur le marché en croisant du regard son tringleur de la veille.

Bien entendu, cette loi vise une minorité de personnes, et comme souvent dans ces cas là, tous le monde s'en fout, à part ceux charger d'appliquer la loi qui se sentent bizarrement moyen chaud d'embarquer une femme musulmane en pleine rue surtout avec les polémiques actuelles. D'autant que la loi ne précise pas d'interdiction dans les voitures, qui sont un lieu privé aux yeux de la justice, mais préconise une bonne conduite au volant (haha).

Rappelez-vous, il y a moins d’un an, tout ce bordel avait explosé car une des utilisatrices du niqab avait refusé de retirer sa cape durant un contrôle policier alors qu'elle était au volant de sa BMW.

Bref dans une voiture, comme en citoyenneté, deux poids deux mesures, les passagers ont le droit de se cacher intégralement mais le conducteur doit avoir les yeux bien dégagés derrière les oreilles afin de ne pas induire un risque pour la sécurité publique. En gros, si vous vous êtes enquillé mauresque sur mauresque à la terrasse du Palto et que vous souhaitez reprendre la route pour finir votre tournée des écoles du canton avant 8h, n'oubliez surtout pas de retirer votre bob Ricard et vos lunettes de soleil avant de prendre les commandes de l'autocar remplis de moutard assourdissant. Ainsi aucun risque qu’un poulet ne se rende compte que vous n’avez plus de point depuis longtemps sur votre permis.

Et surtout n'oubliez jamais que quand les souris se voilent, le chat dort.

mardi 5 avril 2011

Mireille Président.


Bonjour à tous.

Alors, on vous l’avait bien dit qu’il ne fallait pas jouer avec le feu atomique. Hein ? Vous faites moins les mariolles maintenant, bande sous prolétaires gaspilleurs d’énergie. Ca mouille dans son froc, parce que trois réacteurs font quelques étincelles, et flatulent du césium au pays du soleil levant, alors que, pas plus tard qu’il y a un an, vous aviez essayé de vendre vos centrales à doubles capotes renforcées de béton, censées retenir l’éjaculât plutoniumique, aux voisins rouges des pauvres victimes d’une invention tout aussi sordide qu’inefficace ? !

Bande de lopettes et d’arrivistes, nous, ça fait trente ans qu’on en veut pas de votre saloperie d’énergie soit disant propre et pas chère. Ha ! Maintenant vous allez venir chialer sur nos pompes vertes et nous supplier de trouver une solution pour en sortir, du nucléaire. Hein ? Ramassis de sans-couilles. Ben non. On vous laissera dans la merde !


Hum… Oulà, j’ai un peu forcé la dose sur les insultes et les injures. Bha, je visais personne en particulier. Et puis je suis un peu à cran depuis que j’essaie de, presque, arrêter de fumer. En fait si, je vise, mais je cite pas, c’est moins dangereux. Et j’exagère aussi. Tel le pinceau dont se sert le caricaturiste pour grossir les traits disgracieux de ses victimes, le balai-brosse que j’utilise pour dépeindre l’actualité ne fait pas dans la mesure quand il s’agit des tares politiques.

Évidemment tous les écologistes ne sont pas des fous sanguinaires, comme tous les pauvres qui se chauffent à l’électricité — parce que le gaz est au duc — ne sont pas des inconscients consuméristes. D’ailleurs il n’y a qu’à voir la tête de la future candidate des verts.

Éva Joly, malgré son air un peu pète sec, a de bonnes idées et ressemble trait pour trait aux grands-mères que l’on voit sur les paquets de galettes bretonnes, la bigoudène en moins.

Il y a plus menaçant avouons-le. Bon ok, si elle vous choppe la main dans son porte-monnaie en train d’en extraire l’équivalent pécuniaire d’une dose d’héroïne — je ne peux être plus précis, les prix fluctuent beaucoup en ce moment — là évidemment elle sera sans pitié et vous tâterez de son martinet en véritable ronce de pins norvégiens.

Oh mais je sais ce que vous vous dites, pour les plus fidèles d’entre vous : c’est maintenant qu’il va partir en délire sado maso avec Éva le cravachant à grand coup d’épi de maïs bio, et lui, hurlant au travers de son masque en cuir les insanités ne faisant qu’attiser sa fougue dominatrice :
"Hummm j’ai été vilain Éva. J’ai mangé du beurre pas bio avant de me faire couler un bain."

Et bien non ! Bande de pervers ! C’est que j’ai une étique moi. Bon, je ne sais pas où je l’ai foutu, d’accord, mais je finirai bien par mettre la main dessus avant qu’Éva ne me mette le doigt dedans, façon "Dernier Tango à Paris". Oups, je ne peux pas m’en empêcher.

Bref, toujours est-il qu’avec les écolos les choses sont clerc — comme disait l’abbé Tumaine — une seule candidate pour un seul projet. C’est pas comme — de Champignac — chez leurs camarades du même bord du gouffre. Comment ? Quoi ? Qu’ouïs-je ? Qui ? Nicolas Hulot ?

Vous voulez dire le fils caché de Mireille Mathieu et d’une crêpe bretonne. Aussi doux et innocent que la spécialité du pays qui a dans le cœur le soleil qui manque à son paysage, mais doté de l’inopportune voix et la coiffure improbable héritée de la pauvre idole des playmobiles — dont la démarche raide et le teint pâle ne sont pas sans rappeler celle de certain ministre à cul pincé -, ces abominations capillaires et sonores qui feraient frissonner de terreur le premier Maoïste venu (si si il en existe encore !). Le capitaliste le plus à gauche des écolos de droite ?

Non, il va pas y aller… Remarque, ce serait bien la première fois depuis Dany le rouge qu’un candidat vert à la présidentielle serait reconnu dans la rue avant de faire 5 % à l’élection. Et puis s’il est élu, pratique, on recycle la moitié des cartes de visite de l’actuel locataire de la fonction ; ils ont le même prénom on garde la moitié de la carte, pas besoin d’en refaire, oui, je précise pour les plus stupides d’entre vous (avec 15 % des gens qui votent pour Le Pen il ne faut pas se priver d’un lectorat potentiellement idiot). Et les électeurs ne seront pas trop dépaysés, il suffirait que ce Nicolas-ci fasse ses prêches télévisés le plus souvent possible à genoux pour laisser une chance aux cadreurs de toutes les télés de se remettre de l’hernie discale résultant de leur position de travail inconfortable lors des passages télévisés de l’autre rabougri. Vous avez déjà essayé de regarder dans un œilleton qui se situe au niveau de votre nombril ? Non ? Alors vous ne savez pas ce qu’est la souffrance !

L’écolo logique, il veut que son camp gagne, mais l’écolo éthique préférera que ses idées passent. Si d’aventure l’animateur travaillant pour la première chaîne, dois-je le rappeler, devait être investi par EELV, ce parti aura enfin acquis la maturité des grandes formations politiques, à savoir : faire de ses militants des moutons aussi stupides que grégaires, prêts à voter pour tout et n’importe qui, fut-il futile ou du camp d’en face.

vendredi 1 avril 2011

Haute technologie.


Haute technologie. par lahaineaveugleetmuette
Bonjour à tous.

Je dois vous confesser quelques petites choses qui me pèsent et dont je ne suis pas particulièrement fier. En lisant les quelques lignes que j'ai le plaisir de coucher de manière régulière, vous devez me prendre pour un étudiant peu consciencieux, préférant aux bancs de l'université, la gaudriole paralinguistique infâme, dont vous semblez être de plus en plus nombreux à vous repaitre.

Vous devez imaginer mes journées rythmées par les clopes, le café, le sexe et les balades contemplatives nécessaires aux traits sibyllins de ces chroniques caustiques. Et bien laisser moi vous dire que vous vous fourvoyez le doigt dans l'œil jusqu'au petit juif - du nom du seul nerf non recouvert de cartilage se situant dans le coude. A part pour la cigarette, l'arabica, et le fait que je sois encore étudiant à l'âge avancé où l'on apprend plus grand chose, le portrait que vous dépeignez est bien loin de coller à l'ineffable réalité.

Allez, assez tergiversé, j'avoue, je suis de droite voilà tout.

Mais non je déconne, je suis informaticien. Voyez, y a vraiment pas de quoi pavoiser. D'autant que ce travail comporte un risque non négligeable : celui de devenir un geek. Je ne vais pas me répandre sur le sujet, et j'imagine que quiconque aura croisé un adolescent ces 15 dernières années sait de quoi je parle et pourquoi j'essaie à tout prix d'éviter de devenir l'un d'entre eux. Sachez tout de même que, comme toute bonne société secrète, celle des esthètes de nœud de câble informatique est régie par une hiérarchie, dans laquelle je me targuais de rester relativement bas jusqu'à la semaine dernière.

Et ce n'est pas si simple de savoir le rester quand la complexité n'a plus de secret pour votre esprit malade mais néanmoins modestement génial. Sachez que cette lutte de tous les instants a fait, et fait encore de moi, le mouton noir de mes collègues. Préférant cent fois dépenser mes deniers facilement gagnés mon cul vissé dans un fauteuil plus confortable que bien des vagins d'adolescentes, à des considération futile comme la drogue, l'alcool, et la musique -qui mixe avantageusement les deux puisque qu'elle m'enivre autant que j'en dépends- je provoque l'hilarité Clinton de mes homologues puisque je me refusais, il y a encore peu, à consacrer le moindre centime à l'achat de gadget portatifs tous plus débiles les uns que les autres.

Las mon téléphone portable ayant rendu l'âme, j'ai dû me résigner à profiter des bons points que m'accorde mon opérateur pour consommer au delà de mon forfait afin de faire l'acquisition d'un nouvel appareil. Et là j'ai craqué. Pourtant l'habitude que j'avais prise, lors des précédents renouvellements de matériels informatico-numériques, de choisir le machin le plus simple et le moins en vogue me valait au moins le respect de mes amis alter mondialistes, et par conséquent pauvres, qui voyait dans ce geste peu banal à cette époque où tout le monde veut avoir la plus grosse, une critique sans état d'âme du modèle de société consumériste.

À présent que j'ai franchit le pas, je ne suis plus le même homme et j'ai peur. De plus, je suis comme tous les gosses munis d'un nouveau jouet, je le montre à tous le monde. Du coup mes copains pauvres, et par conséquent aussi bêtes que méchants, me vouent une haine sans vergogne, me traitant de social traitre et de suppôt du capitalisme, alors que les gens de mon milieu se foutent carrément de ma gueule étant donné que je ne voyait pas l'utilité d'un forfait internet pour mon portable.

Tel un fantôme condamné à errer dans les limbes, entre la vie et la mort, me voilà rejeté par les deux seuls milieux où j'aurai put avoir une place. Bah, au moins il y a un avantage à cette mise au banc de la société, c'est qu'avec mon nouveau jouet je peux rédiger de n'importe où...

Cette chronique s'auto-nettoiera après tirage de la chasse d'eau.

jeudi 31 mars 2011

Mardi c'est révolution, tu viens?


Bonjour à tous.

En début de semaine prochaine, le PS ouvre le bal des propositions pour 2012 en présentant son programme présidentiel. Il sera par conséquent le premier à étaler sa vision de la France et profitera du fait que l’UMP est à l’agonie depuis les cantonales et se déchire sous les yeux médusés de son électorat, dont le front fiévreux risque de s’allumer d’une flamme fatale pour une femme frontale.

Le FN, quant à lui, est sur son petit nuage et, tel l’éjaculateur précoce devant la moiteur de sa conquête récente, s’apprête à faire campagne pour la présidence sans programme, sans idée, et en astiquant le chaland électoral de sa main de fer dans un gant de crin couvert des pires miasmes et germes merdeux que la raie publique puisse offrir. Ainsi repue du cadavre encore fumant du parti majoritaire, l’extrême droite, le bras tendu vers le pouvoir, accapare le débat politique, largement aidé du bâton tendu par les racistes ordinaires.

Les gauchistes de l’autre extrême, eux, sont épuisés par les campagnes locales que tout le monde voudrait nationales et risquent bien de se faire écraser par la machine, grippée mais néanmoins conséquente, guidée par des éléphants trompeurs.

Bref, ça pue. Mais réjouissez-vous mes frères de gauche, le Parti Unique et indivisible puisque proche du zéro absolu, propose dans son nouveau programme de "créer le désir chez les Français". Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais j’ai frisé le malaise vagal en imaginant la première secrétaire en string panthère déambulant langoureusement vers moi et tentant d’attirer mon vote innocent vers son urne béante.

Vous trouvez ça sexy, vous, un François Hollande sous-alimenté couvert d’une peau tellement distendue qu’on dirait le dessus d’un bol de lait caillé depuis trois mois.

Vous trouvez ça attirant, vous, un DSK, engoncé dans une guêpière, en train de vous faire languir, un godemichet made in USA fermement empoigné dans la main droite, et vous susurrant à l’oreille : « Tu veux que je vienne hein, ma salope ? Vas-y crie mon nom pour me faire venir plus vite ! Oh oui, fais-moi un sondage !!! ».

Et que dire de Ségolène qui, par rapport à ses concurrents, a le sérieux avantage de rester présentable, mais dont néanmoins le balai qui lui sert de colonne vertébrale reste un obstacle non négligeable au désir visiblement appelé des vœux du parti socialiste.

Oui je suis sarcastique, je le sais bien, mais j’ai malheureusement du mal à me représenter l’avenir et l’espoir avec des gens directement débarqués d’un passé dépressif. Mon scepticisme prend racine dans l’amertume que j'éprouve vis-à-vis de ces soi-disant leaders des espérances sociales, et qui, durant leur période de règne, ont tout autant brillé par leurs affaires et leurs conflits d’intérêts que les pignoufs actuels. J’espère ne pas heurter la sensibilité des quelques militants non élus que compte ce parti, mais je ne sens vraiment pas l’élan démocratique que tous ces beaux parleurs réclament quand je vois que 60 % de leurs électeurs ne daignent même plus s’exprimer.

Cependant, et comme je me sens seul capable d’apporter la contradiction à ma géniale démonstration, il serait injuste de participer au « tous pourris » car, déjà, c’est parfaitement démagogique, et, qu’ensuite, il faut au moins laisser une chance même au plus vilain boudin de la plage de se présenter à l’élection de miss camping, ne serait-ce que pour qu’elle serve de faire valoir aux autres décérébrées qui lui disputent le même trophée.

Allez, sans rancune amis socialistes, je sais que vous avez de l’humour, et comme disait Boris Vian : « l’humour est la politesse du désespoir ».
Ce à quoi j’ajouterai que la politique est le désespoir de l’humoriste.