Maintenant sur youtube et dailymotion.

mercredi 2 mars 2011

Vieilles crapules étatiques et toquées.


Bonjour à tous.

Depuis quelques temps, j’ai remarqué un phénomène récurent chez nos politicards de tout poil et de tous bords, mais qui concerne plus particulièrement les hommes et femmes au pouvoir. Ils ont une fâcheuse tendance à défendre leur collègue faisant l’objet d’une question d’un journaliste en disant l’exact contraire de ce qui est reproché à l’intéressé. Quelques exemples retenus ça et là au cours de ces derniers mois.

Quand Eric Woerth était dans la tourmente, risquant à chacune de ses sorties médiatiques de mettre en péril l’omerta qui pesait et pèse encore sur le financement de l’UMP, comment ses camarades et amis, si ces mots ont encore un sens, l’ont-ils défendu? Tout simplement en mettant en avant le caractère profondément honnête du chauve qui peut tout à Compiegne, et ce malgré les confondantes preuves du contraire qui s’étalaient chaque semaine à longueur de journaux. Au moment de se faire virer de Bercy, comme une secrétaire de direction polonaise du lit de DSK, le malheureux s’est vu crédité, de la part du chef de l’état, de son entière confiance et de son amitié.

Quand MAM a fricoté avec le bras droit financier d’un futur despote déchu pour se payer des vacances et faire l’acquisition d’une propriété pour ses parents dans un pays en pleine révolution, tout en survolant les émeutes de Jasmin qui allaient foutre dehors Ben Ali, surenchérissant dans le mauvais goût en disant qu’elle n’avait pas vu venir cet événement alors qu’elle était Ministre de Affaires Etrangère et que la Tunisie était un ancien protectorat Français, de quelle manière les défenseurs de MAM ont-ils tenté de mettre la poussière sous le tapis, pour reprendre une petite phrase chère à Nicolas ? Et bien tout simplement en scandant haut et fort que Michèle ils la connaissent très bien, qu’elle est compétente, qu’elle avait commis un écart - mais qui n’en fait pas? - et ainsi de suite. Tiens, celle-là n’a pas eu la confiance du Président quand elle partie. Etrange… Peut-être va-t-elle faire son come back d’ici peu en tant que danseuse du ventre à l’ambassade d’Iran.

Donc je résume, Fillon est au travail car c’est son président qui fait tout. Horteufeux n’est pas raciste puisque condamné pour injure raciale. Longuet a de l’expérience puisqu’il vient d’être cité dans l’affaire Karashi. Bertrand et Bachelot sont intègres parce qu’ils ont travaillé pour Servier. Estrosi, Woerth, Jouyet, ont toute la confiance du président parce qu’ils ne refoutront jamais les pieds dans un ministère, et Sarko est sûr d’être réélu car tout le monde, ou presque, le déteste.

Ha Longuet… Magistral! Deux jours à la tête d’un ministère et déjà mouillé. Il va être cité à comparaître dans l’affaire de l’attentat du car à chier de Karachi, comme l’a révélé hier Mediapart. Ca c’est de l’efficacité. Non mais là, y'a même pas de vanne à faire tellement c’est drôle. Et triste aussi. Ben oui, le mec débarque au gouvernement après avoir chouiné comme une pucelle pour décrocher quelque chose, son CV est tellement vérolé de conneries en tout genre que ça allait être du pain béni, oui oui, pendant des semaines, et voilà que ce boulet premium risque de nous être enlevé plus vite que la culotte de Lady Gaga pendant un concert, sous prétexte d’être impliqué dans cette sombre affaire de rétro-commissions. Sur qui on va se rabattre nous, les chroniqueurs? Parce que Juppé, on en a déjà fait le tour lors de son précédent mandat de Premier Ministre, Fillon ne sert à rien comme l’ensemble des membres du gouvernement. Alors, certes, du coup Sarko canalise les tirs mais bon, au bout de la vingt-cinq millième blague sur les nains on commence à se lasser. Longuet c’était un peu le dessert sur la cerise du gâteaux de fiel et de gerbe que représente le quinquennat de Sarkozy. Et ces salauds de journalistes le mêlent en moins de deux à ce scandale. Pas sport… Laissez-en un peu pour les autres merde…

Pour finir et rendre hommage aux vingt ans de la mort du plus tabagique des auteurs compositeurs interprètes, je destine ces quelques vers à toute les vieilles enflures citées plus haut :

J' s'rai content quand tu s'ras mort
Vieille canaille
J' s'rai content quand tu s'ras mort
Eh, vieille canaille
Tu ne perds rien pour attendre
Je saurai bien te descendre
J' s'rai content d'avoir ta peau
Vieux chameau

On te mettra dans une tombe
Et moi, j'irai faire la bombe
Je me saoulerai, vieille canaille
À coups de p'tits verres d'eau-de-vie
La plus belle cuite de ma vie
Sera pour tes funérailles
Vieille canaille !

mardi 1 mars 2011

La Journée des Français s'enrachine.


Bonjour à tous.

Aujourd’hui se tient la seconde édition de la journée sans immigrés. Alors qu’est-ce qu’elle a de spécial cette journée? Et ben c’est un peu comme la journée sans voiture ou celle sans tabac, ou encore celle des femmes, pendant 24 h on se débarrasse de tout ce qui nous pollue l’atmosphère, nous rend malade, ou nous insupporte, aussi bien au niveau du bruit que de l’odeur. Du coup je ne saurais que trop conseiller à ceux qui, comme moi ou Monsieur Balkany, profitent des services d’une quantité non négligeable de sans papier en tant qu’hommes et femmes de maison, de tous les enfermer à double tour dans la cave ou dans le garage avec un bol de flotte, et d’en profiter pour offrir leur place laissée vacante à du personnel tout aussi pauvre et nécessiteux, mais français bordel de merde!

Donc le message est on ne peut plus clair, les portos, les ritals, les bicots, les roumains, les espingouins, les chinetoques, et les rosbifs résidents sur le territoire, vous la mettez en veilleuse pendant une journée, histoire que les français de souche puissent enfin profiter de leurs semblables. Attention cependant, que les choses soient claires, vous continuez d’aller bosser hein ? Non parce qu’il faut bien faire tourner la boutique quand même. Mais vous le faites en silence, discrets, dans l’ombre, sans vous plaindre. Oui, c’est ça, comme d’habitude. Et surtout par pitié, si vous faites les 3-8, ne laissez pas sonner le réveil à quatre heures du matin, ça désobligerait les bons français qui eux ne se lèvent qu’à neuf heure. De même avec les éboueurs, est-il bien nécessaire de passer si tôt, faites un effort sur les horaires ou prenez au moins soin d’alterner entre une poubelle de carton et une de verre pour amortir le bruit, que diable.

Bon en tout cas, aujourd’hui on ne parlera plus d’immigration choisie ou non, ou encore de flux migratoires incontrôlables. Car, outre le fait que Brice Hortefeux échange son costume de premier flic de France contre celui, plus austère, de premier lécheur de pompes présidentielles, si l’on ne voit plus les immigrés, c’est qu’il n’est nul besoin de parler d’immigration. Imaginez un peu, on serait obligé de parler de problèmes de fond: de l’écologie, du système économique défaillant, de l’école qui tient plus debout, de la justice qui se déséquilibre, des conflits d’intérêts, de la réforme de nos institutions pour que les technocrates, une fois élus, gardent une oreille attentive à ce que pense le peuple. Alors certes, les étrangers nous rendent des services inestimables mais je pense que ce serait leur rendre un service que d’arrêter de parler d’eux et d’enfin les inclure dans "nous".

International maintenant, on apprend que les chinois commencent à prendre exemple sur les pays arabes en ébullition et procèdent à des manifestations qui heureusement passent totalement inaperçues vu qu’en proportion 50 morts chez eux ne représente même pas une blessure à la cuisse en Tunisie. Bien heureux de fêter l’année du lapin, le pouvoir en place va pouvoir tirer sur les foules revendicatrices sans risquer grand chose. En comparaison, le serpent, le tigre ou le dragon ont la désagréable habitude de mordre ou de griffer quand on les met en joue, alors que le lapin quand il se fait tirer se met en civet, certainement par réflexe atavique. D’ailleurs, la révolte de Tien’anmen s’est tenue durant l’année du serpent. Grâce à ma logique sans faille je peux donc vous prédire que les événements qui secouent le pays du soleil levant ne risquent pas d’ébranler le régime en place.

Toujours en bref, la bataille des égos et des mesurages de quéquettes ministérielles a commencé entre Fillon et Juppé. Chacun y va de sa petite phrase pour savoir qui a la plus grosse. Le premier annonce que le second sera beaucoup moins présent à Bordeaux pour s’occuper de ses administrés à cause de son nouveau poste au Quai d’Orsay, ce dernier lui répond que les SMS et le téléphone suffisent largement à gérer les problèmes de la ville. Oula, j’imagine d’ici le tableau, ils vont être content les Bordelais d’avoir pour Maire un I-Phone. Le contraste avec leur précédent représentant va sans dire. Et puis on a beau dire mais les relations à distance c’est pas ce qu’il y a de plus simple pour garder le contact. Peut-être qu' Alain devrait demander à Dominique ses secrets pour avoir l’air aussi présent malgré son absence. En tout cas j’espère qu’il ne prendra pas les conseils auprès de Nico car lui à l’inverse, plus il se montre moins on le regarde.

Pour finir, je vous propose un petit jeu. Essayez de voir quel pays a visité un membre du gouvernement pendant ces trois derniers mois et prenez les paris sur le prochain peuple qui parviendra à renverser son dictateur. Étrange coïncidence n’est-ce pas ? Michèle Alliot-Marie passe ses vacances en Tunisie, Ben Ali fout le camp, François Fillon choisit l’Egypte et c’est au tour de Moubarak de mettre les voiles, et maintenant on apprend qu’Henry Guaino s’est payé un aller-retour en Lybie pour la Saint Sylvestre. À mon avis, si l’on suit la loi des séries, Kadhafi n’a qu’à bien se tenir et préparer ses bagages. J’espère qu’aucun dirigeant français n’a passé ses vacances en métropole, imaginez un peu le bordel si, en plus d’avoir un gouvernement incompétent, un État volatile et une économie faiblarde, on devait se farcir une révolution. Et puis avec un peu de bol, ces pays nouvellement civilisés proposerons l’aide de leur police ou de leur armée pour maintenir l’ordre et la discipline dans notre pays en crise. Ce serait un juste retour des choses de la part de ces nouvelles démocraties populaires à l’attention de notre république sclérosée. Non?

lundi 28 février 2011

Des MAM go.


Bonjour à tous.

Ce n'est qu'un au revoir ma vieille, ce n'est qu'un au revoir... Et c'est bien dommage, j'aurais préféré un adieu, une bonne fois pour toutes. Quoi que vu son âge avancé, son recyclage politique va devenir compliqué. On peut considérer qu'après avoir changé de ministère aussi souvent que Paris Hilton de plumard ou que Demorand de rédaction, Madame MAM a prouvé son incompétence partout où elle est restée plus de deux semaines.

Rappelez-vous, les anarcho-communistes du plateau de Millevaches, c'était elle. Et oui, elle était alors Ministre de l'Intérieur dans le tout premier gouvernement de Sarko et elle avait démonté ce dangereux groupuscule de terroristes présumés coupables puisque terroristes présumés. Résultat, elle a fait débarquer dans un village du nom de Tarnac, presque autant de gendarmes et de policiers que les maisons comptaient de grands-mères édentées et de vieux agriculteurs, pour mettre la main sur un certain Julien Coupat, alors soupçonné d'avoir participé à des sabotages de ligne de train. Le jeune homme fut mis en examen pour terrorisme et libéré quelques mois plus tard sans qu'aucun chef d'inculpation ne soit retenu. C'était la première bévue de Michèle, qui se consola le soir du premier remaniement avec un mouchoir d'importance : le statut de Garde des Sceaux. Un an après cette bourde magistrale, la voilà nommée à un nouveau poste régalien, de quoi laisser perplexe. Pas étonnant qu'elle ait récidivé vu la clarté des signaux qui lui était envoyés. Les prisonniers les plus sages se suicidèrent en cœur pour accueillir son arrivée, et Michèle se mit rapidement au travail pour supprimer le juge d'instruction. Seule chose logique à faire pour ne pas que les affaires du patron ne se transforment en affaire d’état. Raté, les juges s'égosillent, la réforme ne passe pas le cap de la mise en application et restera dans les cartons.

Mais déjà Michèle s'emmerde, son Ministère des Armées où elle passa les cinq années du dernier mandat de Jacques Chirac lui manque terriblement. C'est vrai que c'était le seul endroit où son maintient impeccable et son étroitesse d'esprit étaient appréciés à leur juste valeur. Fort heureusement elle fit parti de l'ultime remaniement avant le suivant où elle battit le record de brièveté à la tête du Quai d'Orsay. Jamais un ministre ne se sera fait virer plus rapidement de ce poste. Allez, arrêtons là les sarcasmes et saluons le comique de situation de cette incroyable bonne femme qui a alimenté tant et tant de boutades et de jeux de mots foireux et qui s'en ira de manière MAMgistrale.

Bon, maintenant qu'est-ce qu'on fait, qui qu'on met à la place de qui ? Jeux des chaises musicales, 3, 2, 1, c'est parti! Juppé quitte la Défense et remplace MAM aux Affaires Étrangères. Bon, autant au niveau du physique on y perd un peu, autant au niveau de la raideur et de l'incompétence on reste dans les normes. Et puis foutez un tailleur Channel au Maire de Bordeaux, une perruque blonde parfaitement permanentée et une paire de lunettes hors de prix, et la ressemblance avec sa prédécesseur est flagrante. C'est le gros avantage des anciens du RPR, ils sont tous faits dans le même moule à gaufre.

Claude Guéant, le souffleur de l'Elysée, le conseiller très spécial du président, celui qui murmurait à l'oreille du bourrin, se retrouve nommé à l'Intérieur, et change de place avec Horteufeux... Enfin le rouquin dégénéré qui voyait du sans-papier partout va lui

aussi passer un peu de temps à l'ombre. Remarquez, ça a au moins l'avantage de cacher sa trogne boursoufflée d'Auvergnat raciste au grand public et ça, c'est inestimable. En revanche, savoir que celui qui a soufflé toutes les "bonnes" idées à Sarko en matière de délinquance se retrouve avec la police sous son contrôle me semble aussi dangereux que de filer au bouc émissaire d'un collège de banlieue un taser pour se défendre.

Gérard Longuet fait son entrée dans le gouvernement. Le regard chafouin, le sourire flippant, M. Longuet écope de la Défense. Non mais sérieux, regardez sa gueule sur Wikipedia, même Nicholson est moins convaincant en Joker... Le mec a les dents si longues que non seulement elles rayent le parquet mais aussi le carrelage du sous-sol et le ciment de la buanderie. Avec lui c’est le festival des casseroles. Financement de parti occulte, ancien membre de l'"Occident" un parti d' extrême-droite, qu’il finit par quitter pour se ranger auprès du RPR, grâce auquel il sera par deux fois sous-ministre des Télécommunications. Et là, BAM, recel d'abus de crédit dans ta gueule, obligé de démissionner du gouvernement Balladur. Depuis 2001 élu au sénat, il prend la tête de tout le monde en général, et du groupe UMP dans la grande chambre en particulier. Une fois Sarko élu il fait des pieds et des mains pour rentrer lui aussi au gouvernement parce que hein, y a pas de raison, tous mes copains y sont et ça serait vraiment trop injuste que j’y sois pas, de toute façon j’arrête de respirer si je rentre pas. Trois mois d’apnée et quelque millions de cellules grises en moins, il est désormais prêt à assumer ses fonctions.

C'est dingue comme le changement ressemble de plus en plus au passé. Tous ces guignolos qui défilent de plus en rapidement devant les yeux médusés des observateurs, et dans l'indifférence des électeurs qui finalement ne votent que pour une personne, ont tous, ou presque, participé d'un temps ancien qu'on nous jurait révolu. Un temps d'affairistes effarants, de faute et d’égarement, d’erreur de jugement, et d’incapable gouvernant. Ce temps que Sarko maudissait, et qui pourrait lui en vouloir ? Être obligé de suivre un vieux monsieur qui ressemble à un pélican alors que soi-même on ne ressemble pas à grand-chose, c’est frustrant. Rupture et gouvernement exemplaire riment de plus en plus avec fracture et état RPR.

Pour ma part je ne dirais qu’une chose : avant c’était mieux maintenant.

mercredi 23 février 2011

Douce drogue.


Bonjour à tous.

Oh putain je suis en manque là. Ça va faire une semaine et demi que je n’ai pas eu ma dose de scandale et je commence à avoir des sueurs froides, les dents qui grincent et les mains qui tremblent. Je réalise que je suis un drogué. Je ne me satisfais même plus des frasques ministérielles qui avaient, à la belle époque, le don de me foutre dans une colère noire et de motiver mes envolées délirantes sur les meilleures façons de castrer un responsable politique qui sort des clous ou de clouer l’indigent fonctionnaire qui se casse trop au pilori de veau.

Tout a commencé il y a un peu moins d’un an. Je ne faisais encore que balbutier dans l’éructation scribouillarde et, à l’instar d’un certain biographe à implants, je recopiais allègrement des pans entiers des œuvres de mes idoles qui disaient mieux que moi et en substance le fond de ma pensée puérile et malsaine. Ha caca la politique, ha pas beau la guerre, ha n’aime pas les gens. Or, c’est grosso merdo à la même période que les prémices de ce qui allait devenir l’affaire Bettencourt-Banier-Woerth-Sarko-UMP, aussi appelée par les spécialistes de la prononciation d’acronymes l’affaire bbwsu, faisaient timidement leur apparition sur ce site internet, dealer de scandales d’état et fournisseur officiel de mes ulcères matinaux, j’ai nommé Médiapart.

Comme tout le monde, j’ai d’abord commencé par des petites doses gratuites. « Essayez pendant trois mois pour 0€ » scandait le panonceau sur la page d’accueil. Et puis ça ne peut pas être méchant, me dis-je, c’est des professionnels, de toute façon au bout de trois mois si ça ne me plaît pas, j’arrête. Quoi qu’il arrive cela ne m'engageait à rien, me rassurais-je, car si j’avais déjà réussi à me passer des charmes empoisonnés de la fée télévision pendant une paire d’années, je ne risquais pas de retomber de sitôt dans une autre addiction. C’est vrai ça, un fumeur qui se débarrasse de ses clopes pendant deux ans ne va pas se ruer sur un revendeur de coke, d’amphétamines ou d’héroïne sous prétexte que ce dernier fournit des échantillons gratuits à chaque dose achetée.

Toujours est-il que le lendemain de mon adhésion à ce repère de sinistres personnages subversifs, je recevais la première newsletter m’informant des titres de la première page qui allaient précipiter ma descente aux enfers. Il s'agissait du feuilleton politico-judiciaire cité plus haut. Ce fut l’engrenage. Vous savez ce que c’est, d’abord on lit l’encart descriptif, puis la première page, puis l’ensemble de l’article, et on finit par se farcir le dossier complet et acheter des bouquins qui nous détaillent tout de l’affaire, du petit déjeuner de Liliane le 18 avril à l’état de ses selles à la fin de la journée.

Tout bascule le jour où l’on cesse d’être simple observateur et que l’on devient acteur. Je me suis mis à rédiger de véritables pamphlets sur les déboires du Ministre du travail, raillant sa défense maladroite et les sacrifices qu’il avait dû concéder pour obtenir de la riche héritière les deniers qui servirent de financement à la campagne sarkosienne. Quand on sait ce que le photographe F.M. Banier à du faire avec son télé-objectif escamotable pour soutirer deux malheureux millions à grand-mère Liliane, on comprend qu'Éric ait préféré taire ces embarrassantes rencontres mondaines car, autant le ravalement de façade quotidien à grand renfort de crème effet lifting a permis à une vieille peau de 80 balais de conserver le teint d’une jeune fille de 60, autant, comme souvent avec les bâtisses de cette époque, les murs tiennent mais la plomberie suinte et manque d'entretien.

Bref après Bettencourt, ce fut Karashi, un régal. Des morts partout, de la corruption légale, des financements de parti un peu moins, un goitre, des enquêtes verrouillées, ça coco c’est du scandale qualité cristal. A consommer avec modération si vous ne voulez pas finir par avaler votre langue ou vous étouffer dans votre vomi en pleine overdose. D’ailleurs après ce trip, difficile de trouver mieux. J’ai bien essayé des trucs chimiques mais le Médiator c’était pas assez fort. En ce qui concerne les scandales pharmaco-politiques, rien ne vaut une bonne vieille affaire de sang contaminé.

A un moment j’ai commencé à manquer de substance. Médiapart ne satisfaisait plus mes pulsions. J’ai donc tenté de me fournir ailleurs, dans la presse papier par exemple (Canard Enchaîné, Fakir) ou encore en émission de radio comme "Là-bas si j'y suis". Mais là c’est comme pour toutes les mauvaises cames, quand t’as goûté à la perfection elles ne te font plus aucun effet.

Et puis je suis navré mais une Florence Cassez, ça ne vaut pas une Ingrid Bétancour, un voyage de MAM en Tunisie ne vaut pas deux minutes du discours de Dakar, la mise en liberté prématurée du meurtrier de Lætitia n’équivaut pas les 15 innocents en prison d’Outreau et Kadhafi bombardant son propre peuple n’égalera jamais le même plantant sa tente dans le jardin de L'Élysée.

Résultat j'erre comme une âme en peine, à la recherche de ma dose quotidienne. J’ai même essayé de violer une vieille dame handicapé, de la découper en morceaux, et de faire accuser un ami qui vient de sortir de prison. Mais bon le cœur n’y était pas, je ne suis définitivement pas de ceux qui savent fabriquer la drogue mais bel et bien de ceux qui se régalent à la consommer.

A présent il faut que je vous laisse, je vais commencer une cure de désintoxication. On m’a parlé d’une chaîne de télé où jamais un scandale n’éclate, où les affaires sont qualifiées d’épisodes, et où le président ne cesse de nous dire que tout va bien. Et puis je ne risque
rien, ce n'est pas de la télé… c’est TF1.

lundi 21 février 2011

Foire aux bestiaux présidentiables.


Bonjour à tous

Que d'évènements d'importance ce week-end. Je vais faire un petit récapitulatif pour ceux d'entre vous qui persisteraient dans leurs amitiés dictatoriales, et qui n'auraient pas eu le loisir de s'informer durant leur séjour de fin de semaine dans un spa tous frais payés par le gouvernement chancelant de tel ou tel pays arabe.

A ce propos, il ne m'avait pas été donnée l'occasion de disserter sur la restriction imposée aux titulaires de porte-feuilles ministériels. A présent, et sur ordre de leur chef, les hauts fonctionnaires devront s'acquitter de leurs congés en métropole pour éviter tout nouveau scandale préjudiciable en ce début de campagne présidentielle. Vivement que notre bien aimé Président ordonne la recolonisation dare-dare de ces peuplades barbares pour que nos dirigeants aillent de nouveau se dorer la pilule dans un hôtel surclassé digne de leur standing sans que cette dernière ne soit trop dure à avaler pour le bon peuple.

Donc rappel des festivités. Ce samedi s'est tenue une réunion capitale pour l'avenir de la présidence du G20 par la France. Un colloque était organisé entre les ministres de l'économie des 20 maîtres de l'univers. Présent à cette petite sauterie, outre le ragondin élyséen et les adeptes d'Adam Smith, un éléphant socialiste dont les visites dans l'hexagone se font de plus en plus fréquentes. Branle bas de combat des journalistes de tous bords pour poser la question que le tout Paris soupire ; Alors DSK ira, ira pas ? Évidemment le pachyderme est tenu en laisse par son obligation de réserve que lui confère la présidence du Front Monétaire International. L'éléphant, à défaut de créer réellement l'évènement et d'accoucher d'une souris, a dû se contenter de secouer la main d'un autre représentant de la famille des rongeurs lors de sa visite à l'Élysée. Sur cette image qui a déjà fait le tour des journaux, on peut y voir un Strauss-Kan crispé qui n'aurait pas été mécontent de tendre la main à son interlocuteur mais poing serré et en plein dans sa gueule. Comme pour imiter son futur prédécesseur, il donna dans la journée une interview à un panel représentatif de lecteurs du Parisien avant de se confier le lendemain sur les ondes de France 2 où il a pu à loisir ne pas nous dire qu'il ne serait pas candidat à la présidentielle.

Mais laissons de côté cette ménagerie, et entrons de plein pied dans l'autre manifestation qui ouvrit ses portes en ce samedi ensoleillé de février, le démarrage officiel de la campagne, où de pauvres bovins, ovins et gallinacés se font copieusement tâter par des mains pleines d'espoirs électoraux, j'ai nommé le salon de l'agriculture. Depuis des années on y voit défiler les plus éminents représentants de nos institutions dont le plus célèbre d'entre eux, Jacques Chirac, qui pousse à présent la ressemblance avec ses amis les porcs jusqu'à patauger dans ses propres excréments judiciaires. Mais le grand Jacquot, qui se bourrait la gueule en bâfrant de la tête de veau à 8h00 du matin a laissé la place au bouffeur de hotdog de Neuilly. Et nous retrouvons le petit Nicolas, entouré d'une bardée de gardes de son corps malingre, parti renouer avec les gens d'en bas. Au fur et à mesure de la visite, les langues se délient, et voici notre Président en Armani qui commence à tailler le bout de gras avec la populace, tutoyant volontiers des éleveurs du Poitou qui ne savent comment répondre au premier citoyen français. Certains vont cependant lui faire remarquer que depuis sa dernière visite les choses n'ont que peu changé et que c'est bien beau de venir faire le mariole dans la foire aux cons sans sommation mais qu'il va falloir commencer à tenir ses promesses s'il veut que les bulletins qui sentent bon le terroir lui reviennent. Et là, magistral, dans une position banale, la main dans les urnes et le doigt dans l'opinion, caressant le pis d'une laitière, il jure solennellement d'améliorer le sort du monde paysan.

Toujours est-il que ce genre d'odyssée a le mérite, des deux côtés de l'enclos, d'offrir un spectacle peu banal aux protagonistes de la foire puisque c'est la seule fois de l'année ou des parisiens en goguette peuvent observer à quoi ressemble un homme de la terre, et où ce dernier ne peut que se réjouir de vivre loin des cons de la grand ville. Je soupçonne cependant certains de ces imbéciles en voie de disparition d'en tirer une satisfaction morbide équivalente à celle de l'orang-outan en cage recevant en pleine gueule les cacahouètes bon marché que des mômes ignares et complètement surexcités lui jettent avec dédain au travers des barreaux. Ce genre de rassemblement ne sera bientôt plus qu'un musée, où des enfants, nourris de composés chimiques instables et abrutis par une technologie toujours plus performante, pourront s'émerveiller devant la mine bourrue et triste d'un éleveur de chèvre empaillé.

« Papa, c'était comment les vaches, avant? »

mercredi 16 février 2011

Chronique d'un billet avorté.


Bonjour à tous.
Comme cela arrive souvent aux gens pleins de talent, j'ai un manque d'inspiration totale concernant la chronique de ce soir. J'ai eu beau parcourir les colonnes des journaux, m'abreuver toute la journée d'émissions politiques ou du moins qui prétendent l'être et me coller en intraveineuse france info, lci, itélé, bloomberg, bfm, rien n'y a fait.

Du coup je pense que je vais raconter ma journée, ça m'évitera de parler de la campagne des cantonales dont tout le monde se fout ou de celle des présidentielles qui accapare déjà l'ensemble des professions médiatiques.

Ce matin donc je me lève, à la bourre comme il se doit, enfile chaussettes, caleçon à la propreté plus que douteuse et vêtements encore fumants de la veille pour me ruer vers l'arrêt de métro le plus proche avec la démarche aisée d'un Pierre Richard. J'arrive au boulot relativement en sueur et quelle ne fut pas ma surprise de découvrir les locaux complètement changés ; disposition des meubles, couleur du papier, lumière blafarde, jusqu'à la secrétaire de direction qui se voyait affublée d'une veste à col Mao du plus mauvais effet sur sa poitrine opulente.

Mal réveillé, ces détails ne me choquent guère et je me dirige vers mon bureau bien décidé à y passer les cinq premières heures de la journée à siroter mon café dans la chaleur réconfortante de cet office sans âme.

Je me débarrasse de mon barda, allume ce que je crois être mon ordinateur, et me faufile entre les ombres de mes collègues, que je salue machinalement sans bien comprendre leur réponse. J'arrive devant l'emplacement prévu pour la machine à café et là, horreur, ô damnation, la voilà remplacée par une bouilloire à eau et des sachets de thé vert menthe.

J'étouffe un cri d'horreur quand soudain, je réalise que je me suis trompé d'entreprise et que la brume matinale m'avait conduit vers l'atelier clandestin situé au sous-sol de notre immeuble. Ouf, tout ça n'est qu'un quiproquo, je tourne les talons et me glisse jusqu'à la machine à coudre à côté de laquelle j'avais entreposé mes affaires.

Aussi discrètement qu'un présidentiable entouré de flics en visite dans la cité des 4000, je parviens à atteindre la porte de sortie quand une main gargantuesque se pose sur mon épaule, affaissant un peu plus ma position voûtée d'homo informaticus. Avec effroi, je pivote ma noble tête pour me retrouver face à la matrone que j'avais confondue à mon arrivée. Elle arbore un sourire glaçant, et je frissonne à l'idée que l'un des boutons de son chemisier cède sous la pression, risquant de m'amputer d'un œil ou d'une oreille.

Elle me soulève sans encombre et me jette sur la chaise que je fuyais plutôt en hurlant dans un dialecte barbare ce que je devine être des ordres. Je me mets au travail sans tergiverser en repérant les tours de garde pour me carapater.

Au bout de deux heures, je ne sens plus mes mains. Et les rondes de nos cerbères sont si proches qu'on eût dit qu'ils pratiquaient la chenille. Je ne pourrai jamais sortir d'ici.

Conscient de mes atouts, je tente d'user de mes charmes pour séduire l'ogresse qui semble régner sur cette fabrique de vêtements discount. Je rate exprès un point de croix d'un maillot tricolore de foot et attends patiemment que la chef vienne me vilipender. Quand j'entends les vitupérations dans mon dos je tente le tout pour le tout et me mets à danser nu sur l'établi en me déhanchant comme un beau diable. Mon spectacle fait son effet, la patronne m'assomme d'une baffe et me traîne par les cheveux dans son bureau.

C'est depuis ce dernier que j'écris ces quelques mots sur un clavier aux touches incompréhensibles, profitant de l'absence de la maîtresse des lieux. J'ai froid, j'ai faim, j'ai peur et surtout je n'ai pas de vaseline. Si quelqu'un trouve ce message au hasard d'une visite, appeler l'ambassade d'urgence ET SORTEZ MOI DE LA.....

Mon dieu, j'entends la porte qui s'ouvre... Non ce n'est pas ce que tu crois. Je peux tout t'expliquer. Oh non, je t'en supplie, pas encore le manche à balais. HAAAAAAAAAAAAAAAA................

lundi 14 février 2011

Sans merci.


Bonjour à tous.

Une fois n’est pas coutume, je vais arrêter de me plaindre de mes semblables et faire valoir mon droit aux remerciements.

Car je réalise enfin, après que quelques uns de mes lecteurs/auditeurs me l’aient fait remarqué de manière plus ou moins subtile, que je passais bien trop de temps à parler de moi, faisant peu de cas de l’histoire et de l’état d’esprit de mes frères humains. Je poussais même le vice, selon les plus acerbes de mes détracteurs, jusqu’à ramener la moindre expérience de contact physique ou psychique avec l’autre à des circonvolutions égocentriques indignes de figurer dans la blogosphère, où seuls les imbéciles ont le droit de citer.

Je me repens donc et entame ma cure d’altruisme en commençant par faire le constat que sans les autres je ne serais rien. Rien qu’un bout de chair informe incapable de m’épanouir en crachant à la gueule de tous, risquant un retour de mollard bien mérité. Et oui car si je pense, je parle, je vis, c’est grâce à l’influence de mes congénères et je ne peux me résigner à quitter cette terre de souffrances sans avoir signifié mon affection profonde pour une infime partie de cette humanité que j’abhorre tant.

Or donc j’entame ma valse des mièvreries en remerciant mon reflet que j’estime, qui me suis depuis tout petit, et qui a su durant une paire et demi de décades rester suffisamment fidèle à l’estime que j’ai de moi pour ne pas que je m’inquiète encore de ma décrépitude prochaine.

Je souhaite également louer mes deux amis d’enfance, qui se reconnaîtront, et qui ont eu la bonne idée respective de procréer pour l’un et de vivre à Paris pour l’autre. Ceci me permettant d’un côté d’attiser ma fibre paternelle naissante en me laissant dégouliner de paroles sucrées face au poupon rose baignant dans un baigneur, et de l’autre de pouvoir me bourrer la gueule dans des boîtes branchées où la coke et les putes coulent à flot et dans lesquelles, malheureusement, mon salaud de pied-à-terre Parisien se refuse à me traîner.

Je remercie tout autant les copains Rochelais qui m’ont appris, lors de mon passage éclair de quatre ans dans la St Tropez de l’Atlantique, à culbuter de la bourgeoise sans leur demander leur pédigrée ou leur prénom tout en en oubliant le mien en consommations excessives de drogues en tous genres et de liqueurs exotiques. Parmi ces alcooliques notoires, qui ont tous ou presque, fini ingénieur, il y en a deux qui me resteront en mémoire puisque notre franche camaraderie aurait pu se muer en amitié solide. Las, le temps ne laisse pas toujours le temps au temps. Et la distance que j’ai prise vis à vis de mes anciennes vies a fait de ces amitiés en devenir des connaissances cordiales mais éloignées.

Je voue une attention particulière aux Limougeauds qui sont partis – et qui pourrait leur en vouloir? - ainsi qu’à ceux, plus courageux, qui sont restés dans cette ville qui pue le vieux et la pluie, moisissant les plus impérissables jeunes filles en fleur.

Je sais gré aux plus récents potes Toulousains de supporter mes frasques et ma mauvaise humeur, ma mauvaise foi, mon humour crade comme mes diatribes fantasques sans abuser de ma crédulité. Un merci particulier à ceux d’entre eux qui pratiquent la mélodie, l’harmonie ou le rythme au quotidien et sans lesquels j’aurais sombré dans la plus platonique des carrières de cadre à veste en tweed.

Merci à mes parents qui ont eu la bonne idée de m’engendrer et de ne pas s’arrêter à ce brouillon raté pour m’offrir deux petits frères aussi têtus que cultivés et avec qui j’arrive enfin à parler.

Je remercie mes ancêtres d’avoir donné leur vie pour que la mienne et celles de mes frangins sus-cités soit moins pénible que la leur.

J’étale mon affection profonde pour ces putes d’ex qui m’ont fait comprendre que l’amour pouvait n’aller que dans un sens.

Merci à Estrosi, MAM, Bachelot, Juppé, Villepin, Bertrand, Copé, Woerth, Besson, Hortefeux, Morano, pour leurs bourdes magistrales, leurs conneries abyssales et leurs procédures pénales, sans lesquels les trublions dans mon genre devraient taper sur des gens qu’ils aiment bien. Évidemment, vous vous en doutez, merci à Sarko pour l’ensemble de son œuvre.

Enfin je remercie celle qui supporte mes angoisses vespérales, mon humour approximatif, mon amour mielleux et mes sautes d’humeur. Celle avec qui je suis capable de parler sans filet, et d’enfiler sans parler, et qui ne m’en voudra pas de ce calembour douteux. Celle qui a le droit de vie ou de mort sur ma personnalité pourtant forte, mais qui se brise dès que ses grands yeux bleus se remplissent des larmes que j’ai provoquées. Nymphe au rire fracassant et aux seins fermes, mon amour, mon cœur, mon alter-égote, merci.

mercredi 9 février 2011

Plus dure sera la chute.


Bonjour à tous.

J'ai appris il y a peu l'existence d'une profession bien étrange. Nous devisions joyeusement autour d'une bière forte avec quelques amis, quand l'une d'entre elle me fit découvrir ce métier fascinant de "chuteur".

Il s'agit d'un groupe d'individus, payés par la mairie de Toulouse semble-t-il, dont la mission consiste à faire "chut..." ostensiblement dans la rue, les cafés, et jusque dans les théâtres.
Objectif affiché, que les braves gens puissent dormir, boire, ou apprécier leur spectacle sur leur deux oreilles sans être dérangés par un poivrot ivre mort braillant à la lune.
Et quand je dit "braves", je pense "aisés" et capable d'acheter ou de louer les appartements du centre-ville ou en bordure de Garonne.

Car la mesure ne touche, chose étrange, que la rive droite de cette dernière. La gauche ne profitant pas de la mise en place de ce système ingénieux des chuteurs et devant se contenter des "ferme ta gueule ou tu prends un coup de taser".

Si vous préférez, les chuteurs sont à la vie publique ce que la censure est aux médias.
Ceci étant dit, tout semble d'une logique implacable quand on sait que la même mairie a pris l'initiative de créer un "office de la tranquillité" depuis Septembre 2010.

Cette officine a pour douloureuse tâche de centraliser l'ensemble des plaintes relatives à la nuisance en général. La dernière fois que j'ai eu affaire aux forces de la police, elles m'ont fait comprendre que c'était effectivement ce groupuscule de bande-mous qui les avait mandatées.
Laissez-moi donc vous narrer cette anecdote. Certains d'entre vous le savent, je fait partie d'un groupe de musiciens, et il m'est arrivé à plusieurs reprises de faire chez moi des répétitions.

Étant donné que le style de cette formation est plus proche de Georges Brassens que de Iron Maiden, et que mon voisin le plus proche ne semblait pas être dérangé par mes tribulations chansonnières, j'en déduisis que le volume sonore à une heure plus que raisonnable ne devait pas porter atteinte à la sérénité des autres habitants de l'immeuble.

C'était sans compter sur l'infâme bigot du troisième que mes voisins de pallier n'hésitent pas qualifier de fieffé emmerdeur. Cette engeance de cureton, plus croyant qu'un membre de l'UMP, plus pieux qu'une literie Dunlopillo, plus religieux qu'une pâtisserie, plus fervent qu'une flûte traversière, m'avait déjà gratifié d'une bonne quinzaine de visites pour des motifs aussi divers et variés que le bruit, l'odeur, la fumée de nos cigarettes, sa femme et son gros culte.

Ainsi, une heure après la fin de notre répétition, je reçus l'aimable visite de trois illettrés en bleu de travail qui me firent la morale à sept heures du soir, arguant qu'il y a des gens qui bossent et se couchent tôt alors que moi-même dépasse largement le taux horaire hebdomadaire autorisé par la loi à cause de mes vies multiples. Quand un des fonctionnaires m'intima l'ordre de présenter une pièce d'identité, j'obtempérai en demandant si leur venue me gratifierai d'une contravention. Ces derniers me répondirent que non, n'ayant pas été capables de constater la moindre nuisance.

Quand je leur demandai qui les avait appelés, ils se contentèrent de me signaler que le tout puissant office de la quiétude des toulousains était la seule raison de leur présence. Dès lors j'en conclus que le seul intérêt d'un tel service consistait à permettre aux emmerdeurs attachés à leur tranquillité comme le SIDA à l'Afrique Noire de se planquer derrière l'anonymat pour se plaindre de tout et n'importe quoi.
Pour en revenir à mes chuteurs, je dirai que la mairie a bel et bien fait une connerie en les rétribuant pour leur besogne car je connais au moins un connard vivant moins de 10m en dessous de moi qui s'en accommoderait gratis.

Le propre de ces deux institutions toulousaines est leur caractère bien pensant qui dispense les gens de civisme et ne fait que les conforter dans l'idée que, s'ils font un écart, quelqu'un se chargera de le leur faire remarquer, et que s'ils en constatent un, une personne pourra se charger à leur place de s'en émouvoir.

Des personnes de cet acabit il en existe partout. J'en suis moi-même la cible régulièrement sur mon blog ou lorsque je me risque à me produire sur scène. Ces inconnus qui se croient tout permis sous prétexte qu'ils pensent vous connaître se reconnaîtront s'ils lisent ces lignes.

Mais n'allez pas croire que ces censeurs light ne sont que des couards incapables d'assumer leur rigidité d'esprit. Non. Il en existe des célèbres. On se réjouit de telle ou telle révolution dans d'anciennes colonies. CHUUT... Finkielkraut nous met en garde sur une monté de l'islamisme et le danger pour Israël. On s'offusque qu'une ministre et le premier ministre se barrent en vacances comme si de rien n'était dans des dictatures en branle. CHUUT... Tout ça n'a pas d'importance comparé aux VRAIS problèmes des Français. Les magistrats se lèvent contre les propos outranciers à leur égard de la part de celui qui est censé les défendre. CHUUT... Respectez la douleur de la famille de la victime. Un petit chinois vient de mourir sous les coups de son patron parce que ses doigts ankylosés ont raté la couture d'un maillot de l'équipe de France de foot. CHUUT... C'est un contrat qui rapporte. Des suicidés à France Télécom. CHUUT... Un amourette Extra Présidentielle.. CHUUT... Un ministre mouillé jusqu'au cou pour le financement d'un parti.. CHUUT... Un autre dans des affaires de médicaments tueurs. CHUUT... La planète se fout l'air, déprimée d'avoir engendré la seule espèce capable de la détruire. CHUUT... La misère, la guerre, la vie qui devient morne pour ceux qui hier encore avaient l'espoir et reste invivable pour ceux qui l'ont perdu. CHUUT... CHUUT... CHUUT... Et bientôt plus rien. Le silence. Tu parles d'une chute.

lundi 7 février 2011

Le mendiant médiatique.

Bonjour à tous.

Pour aujourd'hui je vais vous éviter la douloureuse répétition actualitique qui ne cesse d'envahir les ondes à chaque fois qu'une révolte éclate et se mue en révolution dans les pays arabes, faisant craindre aux démocraties à quatre pattes une montée des forces intégristes islamistes aussi rapide que la baissée de froc des leaders maxi moribonds du monde libre.

Car autant un dictateur en Armani permet de négocier des contrats d'exploitation minière et pétrolière relativement juteux, autant il devient difficile de faire affaire avec un barbu en djellaba, tant l'habit fait le moine dès qu'il s'agit de gros sous. Il n'y a qu'à voir le standing de notre chef de la diplomatie française quand elle se rend dans un pays en plein bouleversement institutionnel. Tailleur Channel, lunettes Dior, sac à main Versace, mari Ministre, manche à balai dans le cul signé Gucci, et l'indispensable avion privé prêté sur le tarmacadan Tunisien par un ami de la famille pour survoler les émeutes. Il me semble que la misère, me serait moins pénible dans les airs. Il me semble que la misère me serait moins pénible dans les airs.

Que les dictateurs s'accrochent au pouvoir comme Mélenchon aux mollets des journalistes, rien de plus normal, me direz-vous. Et puis cela permet d'offrir des vacances à peu de frais aux représentants des diplomaties aguerries. Et ainsi, la flamme passant de père en fils, les présidents de droit divin et autres souverains élus à vie peuvent prodiguer ce conseil à leur descendance au soir de lâcher les rênes : "Accroche-toi au flambeau, moi je me retire aux Seychelles."

Or donc, je vais vous entretenir aujourd'hui d'une énième petite phrase de notre méprisable Président proférée mardi dernier à l'occasion d'un discours devant l'association des maires du Cher.

S'exprimant sur la réforme territoriale chère à son portefeuille, il a affirmé pendant ce discours la nécessité toujours plus grande de faire faire des économies à l'État en déplaçant près de 20 milliards d'euros de dépense sur le budget des régions, départements, et autres communautés d'agglomérations.
Il justifia en ces termes ce transfert de compétence.
"Est-est ce que vous croyez qu'un seul Français souhaite qu'il arrive à la France ce qui arrive à la Grèce, à l'Irlande et au Portugal ?"

Et un peu plus loin en enfonçant le clou dans une porte ouverte. "L'argent, il ne se fabrique pas ! (...) je n'accepterai pas l'idée qu'un jour la France fasse la manche parce qu'elle a tellement de déficits que nos notes (de crédit) seraient dégradées et qu'on se trouverait en incapacité de payer la dette de tous les gouvernements précédents, gauche et droite confondues"

Déjà, ces salauds de pauvres que sont les portos, les rouquemoutes et les tarlouses apprécieront l'analogie entre un prêt concédé à un partenaire économique à un taux qu'un smicard refuserait pour s'acheter son deux pièces minable en banlieue, et une généreuse donation de la communauté européenne à ces crève-la-dalle et pue-la-sueur de pays en loques.

En sus, il faut voir avec quel mépris ces mots se sont faufilés entre ces dents de carnassier et ces lèvres menteuses.
Il doit certainement penser qu'il s'agit d'une maladie honteuse, que l'on risque d'attraper si l'on se trouve trop près des petites gens. Ça doit être pour cela que ses talons aiguilles donnent l'impression d'avoir été fabriqués chez des échassiers nantais.

Et puis il faut reconnaître que la mendicité a certains avantages pour nos sociétés évoluées. Elle permet aux modestes de donner aux pauvres pour se sentir plus riches.
Le lendemain de cette envolée présidentielle avait justement lieu le dîner annuel des grands donateurs de l'UMP, parmi lesquels Servier et Bettencourt figurent en bonne tête.

Certainement affecté par son séjour de quelques heures chez les pécores, Nicolas a probablement voulu se consoler auprès de ses "amis" comme il se plaît à les appeler, et, par une porte dérobée, entouré de ses gardes du corps, ce qui a l'avantage de le cacher à la vue de tous, Môssieur le Président s'est même fendu d'une petite visite au cocktail des bouches pincés, des culs bordés de nouilles et des nuls brodés de couilles.

Il aurait même,selon le Canard Enchaîné, improvisé un petit discours pour encourager ces fiers soldat du CAC40 qui n'ont eu de cesse de ne rien changer à leurs habitudes, malgré la crise, malgré les grèves et les révoltes. Quel courage.

Bref sous les hourras et les bravos, Nico s'est hissé à la tribune où il a fustigé les journalistes qui ne l'aiment pas (et ce ne sont pas les seuls), et qui le traitent volontiers de dictateur. Et notre leader minimo de claironner "Alors voilà, vous qui êtes mes amis, je vous l'annonce... Je suis votre dictateur."

En voilà une façon originale de quémander les deniers nécessaires à une hypothétique campagne électorale. Un exemple à suivre pour tous ceux qui sont dans le besoin. Cependant je ne suis pas convaincu qu'en arborant une paire de bottes noires cirées et une moustache en guillemets, le clodo moyen augmente sensiblement sa recette quotidienne.

vendredi 4 février 2011

La ligue des justiciers ordinaires.

Comme il se doit, à chaque fois que je me fais troller, je vous en fait profiter en pleine page.
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Anonyme a dit…

Il faut vraiment être mégalo pour pondre ces textes.
3 février 2011 01:09
Aiphix a dit…

Il faut vraiment être courageux pour ne pas signer un commentaire aussi pertinent.
3 février 2011 05:02
Anonyme a dit…

Je ne vois pas à quoi il servirait de signer, puisque je ne te connais pas. De ce que j'ai pu lire avant que mes yeux saignent de par le choix des couleurs et de par l'écriture affreuse, c'est tout ce que j'avais à dire.

Quand on ne voit que des cons autour de soi, c'est souvent parce que le seul con qu'il y ait vraiment, c'est soi-même.
3 février 2011 07:31
Aiphix a dit…

Haaa enfin. Cela faisait longtemps qu'un justicier de la bienséance ne s'était pas plaint de mes tournures syntaxiques et de mon égocentrisme supposé.
Certes tu peux penser que l'écriture n'est pas heureuse et que la lecture est difficile, ce à quoi je ne peux apporter de solution étant donné que les goûts et les couleurs ne se discutent pas. Mais par pitié, épargne moi les réflexions quant à mon profil psychologique digne de figurer au palmarès des brèves de comptoir.
Et quand je vois la véhémence que tu te plais à adopter pour critiquer mon travail, mon esprit mégalomane ne peux que me suggérer que tu fasses partie des cons dont tu te fais le défenseur en me retournant de manière pauvre et peu originale le compliment.
Pour finir, j'estime effectivement que la signature est un acte nécessaire pour faire une critique constructive car je préfère savoir de qui je la tiens.
En attendant, comme toujours dans ces cas là, je te remercie du commentaire.
3 février 2011 10:37
Anonyme a dit…

Et, malgré ses airs de grand prince, il se mit à utiliser des mots intelligents pour montrer qu'il est pas si bête.

Évidemment, à aucun moment tu ne peux te demander "mais, merde, pourquoi j'ai cette remarque?" (CES remarques, d'ailleurs, puisqu'apparemment tu as déjà eu ce genre de commentaire), non, bien sûr, tu ne peux que te dire que ceux qui critiquent ne sont que des frustrés, cons, réacs', bien-pensants (mais tu es toi-même en PLEIN dans le cliché!) et aigris.

Je te trouve extrêmement mégalo parce que tes textes ne parlent, au final, que de toi et de ton nombril. Parce qu'aller jusqu'à enregistrer ses notes pour en faire "des chroniques" quand on a une voix qui égale, par le charisme, celle d'un prof d'histoire de 60 ans, c'est de la mégalomanie, au même titre que de se sentir à ce point meilleur que tout le monde qu'on préfère imaginer que les gens sont cons plutôt que de se remettre en question.
4 février 2011 00:44
Aiphix a dit…

Et de sa plume approximative bien rangée entre ses fesses, pour une énième fois, le pourfendeur anonyme et solitaire se senti une fois de plus agresser, chose étrange puisqu'à première vu, c'est lui qui insulte, matraque, allant jusqu'à perdre du temps pour gratifier et grafiter le blog de celui qu'il semble déteste de sa moral et de sa pensée.
Et que sait-il de moi se pauvre bougre?
Rien à part les quelques lignes que je prends volontairement le risque de diffuser, non seulement sur ce blog mais également dans quelques radios qui semble apprécier mon ton professoral et ma voix de chiote.
N'a-t-il point déceler l'ironie, la schizophrénie du personnage qui s'exprime, et qui le pousse à râler de manière univoque sur tout et n'importe quoi, poussant la critique jusqu'à parfois, voir souvent, se moquer du vrai crétin qui se cache derrière ses personnages pour dire ce qu'il pense.
Ensuite, c'est le propre de la caricature de forcer le trait. Alors non, tous les gens qui me, ou plutôt, le critique ne sont pas des frustrésconsréacts, de même que celui qui tente de dire ce qu'il pense en essayant le cas échéant de faire rire, et pourquoi pas de faire réfléchir, quitte à déclencher les foudres de quelques courageux sans nom, n'est pas nécessairement un mégalomane qui se masturbe à chaque passage devant la glace.
Tu n'aimes pas. Soit. Tu me le fait savoir. Grand bien te fasse. Mais laisse moi le droit de ne pas me remettre en question à chaque fois qu'un inconnu se permet de croire que je ne suis QUE les personnages de ce blog.
Et je te ferais remarquer que l'enseigne de ce dernier te dis :
"Bien voilà un blog de plus sur la toile qui ne sert à rien à part à défouler l'immense haine que j'accumule depuis des années. Pour ma part je suis guitariste chanteur à mes heures perdues et je vous propose quelques textes sans fond uniquement dans le but de faire parler les cons."
A ton avis, qui parle le plus de nous deux.
Sans rancune l'ami.
Et merci du commentaire.
4 février 2011 01:19
Aiphix a dit…

Et aller. Je suis pas bégueule. Je te laisse un droit de réponse avant de poster nos échanges.
4 février 2011 01:20
Anonyme a dit…

Chaque ligne que tu écris hurle ta stupidité (et je ne parle pas que de l'orthographe déplorable, sur ce point-là, je comprends ton envie de faire des "chroniques" audio).
Ta mégalo ne s'exprime pas par les niaiseries mille fois entendues que tu déclares, mais par la façon que tu as de le faire. Écoutes toi! Relis toi, au moins une fois, en essayant de prendre le recul nécessaire! Certains arrivent avec talent à faire rire, toi tu es seulement pathétique.
Tu penses réellement faire du neuf? Tu penses faire quelque chose de bien (car sinon, tu m'aurais juste répondu "oui, je suis un con, mais je l'assume")?

C'est te donner trop d'importance que de te répondre, mais je pensais pouvoir, je ne sais pas, ouvrir une porte. Je la referme bien vite, va. Tu es aveuglé par l'importance que tu te donnes.
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Merci chers anonymes. Continuez à me pourrir, ma mégalomanie et mon masochisme vous en sont grés.

mercredi 2 février 2011

Trajet quotidien.


Bonjour à tous.


Je ne sais ce qu'il en est des autres villes qui en sont pourvues, mais les discussions de métro sont en train de me fasciner. Habitant à Toulouse, j’ai tous les jours la chance de risquer ma vie dans une des rames automatiques d’une des deux lignes de la ville rose. Et je me délecte, généralement le soir, des bribes de dialogues que j’ai l’occasion de capter aux heures de pointe des sorties de bureaux, de facs et de lycées. Peu de personnes se permettent de bavarder dans ce genre d’endroit, et je dois l’avouer, le métro toulousain est d’un calme olympien, uniquement entrecoupé d’une voix féminine synthétique nous annonçant le nom des stations en français ET en occitan, ce qui ne manque pas de déclencher les ires des anti-régionalistes et de faire marrer les aveugles vu l’accent un tantinet exagéré de la bonne femme sus-citée. Fort heureusement, il arrive régulièrement que certains hurluberlus viennent briser cette loi du silence imposée par le simple fait que si toutes les personnes présentes faisaient de même, les trajets se transformeraient en véritable convention écologiste.

Ces moments où deux, voire trois crétins se mettent à tailler le bout de gras dans l’exigüité du transport en commun, exposant de fait à l’ensemble des inconnus les entourant leurs pathétiques problèmes personnels ont toujours eu le don de me surprendre.
Pour ma part, si je me retrouve par hasard dans le bus ou le métro avec une connaissance, je m’arrange pour rester le plus discret et évasif possible pour ne pas déranger les autres utilisateurs dudit transport. Ainsi je prendrais soin de toujours parler en code pour éviter que mes discussions personnelles ne puissent être interprétées par quiconque. Et quand bien même ma conversation serait entendue, elle ne pourrait qu’être bénéfique pour son destinataire qui ne manquera pas de s’ébaudir de la clairvoyance de mes propos.

Pas plus tard qu’hier, deux jeunes abrutis montent au même arrêt que moi et une pauvre dame, visiblement exténuée par sa journée de travail. Les deux parasites, après les quelques secondes de silence nécessaires à leur installation dans la cabine, reprennent leur discussion passionnante comme si de rien n’était. Je sens alors monter en moi l’exaspération que ces impudiques ajoutent à mes propres dix heures de labeur, mais, bien élevé, et passant assez souvent pour un fieffé râleur, je m’abstiens en espérant soit que leur voyage s’écourtera avant le mien, soit que leur blabla débile ne parviendra pas à troubler ma quiétude bien méritée au creux du siège en plastique de ma rame providentielle.
Bien mal m’en a pris. J’aurais mieux fait de l’ouvrir. Outre le fait que le sujet de l’argutie portait sur la dangerosité du trampoline en option sport, la présence inopportune de ces deux bubons sur pattes ne fit que me conforter dans l’inutilité de la jeunesse en temps de paix. Certes tous les jeunes ne sont pas que des connards égocentriques dont les seules préoccupations consistent à perdre leur virginité le plus tôt possible et à savoir quelle star imiter pour être dans le coup. Aaah. On me fait signe que si… Bon.

Je réalisai soudain que la pauvre femme qui subissait comme moi la syntaxe approximative de leurs palabres, se décomposait au fur et à mesure de l’argumentation des deux acnéiques. Je fis de mon mieux pour me fermer au discours vomitif du plus sûr des deux pubères dont le volume sonore augmentait avec le bruit ambiant et essayai de lancer un regard doux et compréhensif à ma compagne d’infortune afin de lui montrer qu’elle n’était pas la seule à vouloir faire entorse à la bienséance et fracasser la boîte crânienne de nos bourreaux à grands coups de masse. Malheureusement sans succès, ma tentative de trouver chez un autre passager de la compassion pour mon désarroi me poussa à me lancer dans une séance d’insultes télépathiques en espérant que des dons paranormaux potentiels viennent à bout du supplice que j’étais en train de vivre.

Comme un malheur n’arrive jamais seul, une fois débarrassé de la paire d’emmerdeurs, à mi-chemin de mon logis, le relais fut pris par un de ces fins mélomanes qui considèrent que leur prétendue musique mérite d’être exposée,bon gré mal gré, aux oreilles de tous, et ce, dans une qualité tellement médiocre qu’il est impossible de distinguer des paroles ou des instruments de la bouillie sonore qui émane des enceintes fatiguées de leur téléphone portable.

J’ai pris congé trois stations avant mon terminus afin de ne pas risquer une amende des contrôleurs pour avoir étalé l’intestin grêle d’un des passagers sur les vitres de la rame, préférant la marche à pied à la présence d’autres emmerdeurs certains.


Au moment où je mis le nez dehors, la neige commença à tomber. Quelle début de soirée de merde.

lundi 31 janvier 2011

La France se penche, et les obscurs l'emmanchent


Bonjour à tous.

Alors je vais pas tergiverser, je vais aller droit au but parce que j'ai pas que ça à faire. Au moment où je couchais ces lignes, je m'apprêtais à m'allonger aux côtés d'une somptueuse créature, du nom de Catoucha, attendant sagement que je la culbutasse.

Donc bref.

PEUPLE DE FRANCE DEBOUT !!!!

Non mais c'est vrai, on va pas continuer à se regarder le nombril et se grattouiller l'entrejambe comme un vulgaire téléspectateur de foot devant un match de handball. Qu'attendent les millions de badauds qui s'outrent face caméra de telle ou telle casse sociale,mais qui, le soir venu, déconnectent leur cerveau en même temps qu'ils rivent leurs yeux et leurs oreilles sur le rire con d’une chroniqueuse à poitrine gargantuesque et incapable d’aligner des mots de plus de trois syllabes sans l’aide précieuse de son télé-prompteur.

De quoi ont-ils peur si ils s’indignent, pour faire écho au petit bouquin de Stéphane Hessel, de faire marcher dessus par les oligarques ? de ne pas pouvoir boucler les fin de mois ? d’avoir honte devant leurs enfants ? Mais c’est déjà le cas, est-ce que vous avez vu comment ils sont habillés.

De quoi ont-ils peur s'ils s’indignent, pour faire écho au petit bouquin de Stéphane Hessel ? De se faire marcher dessus par les oligarques ? De ne pas pouvoir boucler les fin de mois ? D’avoir honte devant leurs enfants ? Mais c’est déjà le cas, est-ce que vous avez vu comment ils sont habillés.

Au passage, je tiens à souligner l’extrême courage des membres du Comité représentatif des institutions juives de France qui ont empêché le sus-nommé Stéphane Hessel, ancien déporté de Buchenwald, de participer dans l’amphi de Normal Sup à une conférence devant aboutir au boycott (à ne pas confondre avec le beau coït) de produits d’importation israéliens, et ce dans le but avoué de critiquer la politique de Tsahal. Et bien ces chers bien penseurs du CRIF ont réussi à interdire la manifestation prouvant que les antisémites ne sont pas toujours du côté des goys.

Ha… On me fait signe que je viens d’être poursuivi pour injure à caractère xénophobe et antisémite et que Stéphane Hessel se propose de prendre ma défense. Je refuse poliment et reviens à mes moutons.

Mais s’agit-il seulement de moutons ??? Peut-on rabaisser ce fier animal, doux et chaud, qui a su offrir depuis des millénaires sa laine au grand-mères faiseuses de pull qui gratte et son cul au bâton de son berger les soirs de solitude de ce dernier, et le comparer avec le cheptel des imbéciles qui ont voté Sarko sciemment et qui maintenant s’en morde les doigts pour les plus chanceux. Ont-ils l’intellect si mou et le ventre si plein, tel de vulgaires bœufs à viande, pour se laisser couper les couilles sans lever le petit sabot ?

Peut-on rabaisser ce fier animal, doux et chaud, qui a su offrir depuis des millénaires sa laine au grand-mères faiseuses de pull qui gratte et son cul au bâton de son berger les soirs de solitude de ce dernier, et le comparer avec le cheptel des imbéciles qui ont voté Sarko sciemment et qui maintenant s’en mordent les doigts pour les plus chanceux ?
Ont-ils l’intellect si mou et le ventre si plein, tels de vulgaires bœufs à viande, pour se laisser couper les couilles sans lever le petit sabot ?

Mais bordel de vérole à cul, cessez de vous extasier et de vous réjouir du courage de nos frères… enfin, je veux dire plutôt, de nos cousins arabes, et commencez par vous inquiéter de l’état cataleptique latent qui pèse sur notre masse bêlante ou mugissante suivant la métaphore que vous aurez choisie plus haut.

Engagez-vous, faites du militantisme, je ne sais pas moi, débarquez dans une mosquée la taille enserrée d’un chapelet de saucisse de Francfort 100% pur quoi ? et hurlez de votre accent alsacien approximatif (si vous ne savez pas le faire l’accent des Suisses Allemands fera l’affaire) : « Vive la Bretagne Libre, une fois !!! », avant de vous faire exploser.

*tililit... tililit...*
Ah… Excusez-moi, mon portable sonne.

Oui bon je viens d’être contacté par la LICRA, Amnesty International, Le Hamas, La Ligue des Bigoudènes en Colère et des adorateurs du Saint Cierge de Jean XXII, qui me somment d’arrêter cette chronique. Mais je n’en ferai rien, car la liberté d'expression est notre droit inaliénable qui ne saurait...*tililit... tililit...* Oh !! Décidément. On peut jamais être tranquille.

Ah apparemment le Front Nation de Libération de la Corse se plaint de ne pas figurer dans mon papier et demande à être traité à égalité avec les Bretons. Bon je vais couper mon portable parce que ça va jamais finir cette histoire.

"Et au lieu de râler après les gens qui ne font rien", me direz-vous, dans ce langage fleuri qui émane des petites gens, "pourquoi que tu t'engages pas toi aussi dans un combat hein ? Parce que c’est facile de critiquer."

Oui, ben non. J’ai déjà bien assez à faire comme ça. Et d’ailleurs pour en revenir au début, j’ai une femme sur le feu alors je vous laisse.

lundi 24 janvier 2011

Nouvelles du Monde et monde des Nouvelles.


Bonjour à tous.

Une fois n'est pas coutume j'ai jeté un œil distrait sur une certaine presse quotidienne, pour étancher ma soif d'informations et remplir mon bac à conneries du jour. Comme à mon habitude, je suis à la bourre et n'ai nul temps à consacrer au buraliste borné et peu avenant auquel je consens une visite hebdomadaire pour qu'il me juge froidement au moment de poser son regard sur le journal du mercredi qui rime avec connard emmanché.

Je décide donc plutôt de me fournir auprès de la jeune étudiante qui, en plus de ses formes avantageuses, me glorifie d'un sourire émail diamant à chaque fois que je la débarrasse d'un exemplaire de sa feuille de choux. Ce journal, que je qualifierais volontiers de quotidien le jour où les colonnes seront remplies de nouvelles fraîches, et pas du ramassis de réchauffé du gratin des dépêches AFP de la veille, ce journal donc, Direct-Toulouse pour le nommer, repiquait un article du Monde dont à propos duquel j'aura bien voulu vous parler.

Oui, parce que n'allez pas croire que les journaux gratuits ne sont que des repères de pigistes en manque de lignes blanches sur papier brun et qui bossent dans d'obscurs journaux locaux dans lesquels les journalistes se reproduisent entre eux, et finissent chez Minute. Non il y en a aussi qui bossent au Monde et à Courrier International.

Et que nous apprend le Monde? Que les patrons d'entreprises anciennement publiques se font concurrencer de manière déloyale par les agriculteurs. En effet, on y lit qu'en Haute-Loire on a recensé quarante suicides en trente ans sur une population de 2000 habitants.

Que La Poste, France Télécom et EDF aillent se rhabiller, les champions de la fin de CDI sans prime de licenciement sont les pécores. Pourtant les efforts de ces trois entreprises, en particulier Orange, n'ont pas été vains, on s'en souvient. Duplication des open-spaces, effectifs en baisse pour faire le même boulot, payes de misère, et ben les agriculteurs ont prouvé que l'isolement et le célibat tuent plus que les cadences infernales et les dead lines intenables.

Toujours en bref, dans le Courrier International, on nous présente une sympathique bourgade d'Allemagne du nord, près de la Baltique, où les néo-nazis ont investi un village et terrorisé les habitants récalcitrants à la doctrine du Parti National Démocrate (sorte d' extrême droite du centre) à grands coups de saluts empruntés aux Romains et de discours de Goebbels sur fond de musique hard rock.

La ville s'appelle Jamel, et nous suivons deux joyeux lurons, Horst et Brigit Lhormeyer, respectivement auteur de polar et musicienne, dans la rénovation de leur nid douillet se trouvant dans une forêt non loin du village des irréductibles fascistes. Comme un malheur n'arrive jamais seul, les deux tourtereaux sont tout ce qu'il y a de plus normal, et ça, ça énerve les bons ariens.

Résultat, ils leur en font voir de toutes les couleurs en brisant les vitres et en ne les laissant pas participer au comité des fêtes. Certaines garnisons de policiers situées autour du village disent que les habitants seraient protégés par un druide qui fabriquerait une potion à base de schnaps et de saucisse qui les rendraient tous invincibles.

Pour pouvoir entrer il faut montrer patte blanche et la pancarte à l'orée de ce repère d'excités de la croix gammée : "Plutôt la mort que l'esclavage." Voilà un lieu de villégiature idéale pour la jeune et sémillante nouvelle patronne du FN!

jeudi 20 janvier 2011

Au fan de Montpellier

Bonsoir à tous.

Qui es-tu, fan de Montpellier ? Tu viens à l'instant de passer 16 gracieuses secondes sur mon blog. Le premier de la journée si on peut appeler la journée ce qui ressemble de plus en plus à la nuit. Eh oui, je suis reparti vers l'expérience de l'écriture plus ou moins libre. Exercice difficile orthographiquement parlant. Imaginez un peu mon désarroi, dès que j'écris des mots comme orthographiquement et désarroi, dans l'immédiat, mon correcteur me signale d'un gros trait rouge sa désapprobation lexicale. C'est d'une fatigue d'écrire sans réfléchir quand une enflure d'ordinateur se permet de vous remettre dans le droit chemin. Heureusement que côté du syntaxe de la, il pose pas ne sinon problème à chiant lire serait ce. Permettant de surcroît des phrases informes que je ne m'imagine pas faire à l'oral, donc chronique uniquement vouée à rester sur ce blog.

J'en étais où moi?

Ah oui. Mon visiteur du soir. Montpelliérain, comme une de mes proches connaissances familiales, pour ne pas dire mon frère. Ni une ni deux, ni trois ni quatre, je me rue sur facebook pour vérifier que l'impudent ne soit pas connecté. Je précise que j'ai tenté de joindre par téléphone l'imbécile il y a peu et que je prendrais mal le fait qu'il ne me répondît point.

Bref c'était certainement pas lui.
Du coup qui es-tu visiteur?
Si tu vois ce message, réponds, que je t'apprenne à t'intéresser au dur labeur du penseur. Non mais parce que 16 sec sur un blog à une heure du mat faut pas déconner. Soit on passe par hasard, du coup on cherche soit un truc intéressant soit un truc nouveau, soit on zappe et auquel cas on ne reste pas plus de 3 sec. Quoique la dernière solution serait qu'on soit complètement sec un mercredi soir à écrire pour ne pas dormir et que l'on se rende compte qu'au moment de réfléchir on aurait mieux fait d'aller se coucher.

mercredi 19 janvier 2011

L'étaux de faits qu'on dictait.


Bonjour à tous.

Gloria alléluia mes frères, la bonne nouvelle que l’on attendait depuis des mois est arrivée. La natalité en France est en hausse. Tout va aller mieux. Plus de souci pour l’avenir puisque c’est la génération suivante qui va casquer.

Aaah. Ça fait du bien de savoir que l’on va pouvoir continuer à faire n’importe quoi, tout en sachant que ceux qui vont vraiment en chier n’en ont cure, étant donné que leur préoccupation première reste de manger, dormir, vomir et déféquer.
Enfin le système des retraites va revenir à l’équilibre et le nombre de fonctionnaires sensiblement augmenter. Et oui, il va bien falloir les éduquer correctement ces chères têtes blondes si l’on veut être sûrs qu’ils ne se retournent pas contre nos vieilles carcasses lorsqu'ils comprendront que s'ils sont incapables de vivre mieux que nous c’est à cause de nos conneries.

Que les dirigeants et les élites se rassurent, on a enfin trouvé à quoi étaient bons les Français. On a longtemps pensé que nous avions le privilège de la réflexion philosophique, des hautes technologies, de la démocratie éclairée, du foot, de la gastronomie et de la culture séculaire, que nenni !!! Les fromages qui puent aiment la baise !!! Mais attention sans capote et sans pilule, le vrai frisson.

Je dois vous l’avouer, j’ai ma part de responsabilité dans cette hausse impromptue du nombre de chiards dans l’hexagone. En effet, depuis l’annonce des catastrophes économiques de 2008, j’ai réalisé une saillie programmée de l’ensemble de mon cheptel qui compte pas moins 3582 stagiaires en secrétariat, 1636 étudiantes en art, 25537 bigotes solitaires en mal de progéniture, et 13729 caissières de supermarché.

Je suis d’ailleurs bien trop exténué par cette tâche pour me lancer dans la revendication de paternité des quelques 79433 enfants que mes folles escapades amoureuses ont pu engendrer ces trois dernières années. Je laisse donc à la charge de leur mères le soin d’éduquer, laver, torcher, et moucher ma descendance en échange des trois minutes de plaisirs intenses que j’ai eu l’extrême bonté de leur prodiguer durant nos coïts patriotiques. Car si j’ai pris sur moi la douloureuse et courageuse décision d’abandonner le fruit de ma semence, c’est avant tout pour mon pays. A tel point qu’à chaque fois qu’une gueuse voulait bien participer à cet effort de guerre je hissais le drapeau tricolore et me mettais à entonner la Marseillaise.

Sans déconner je mériterais la grand croix de la Légion d’Honneur. D’ailleurs, et vu que cette statistique a l’étrange particularité de réjouir tous le monde, pourquoi ne pas organiser, comme pour les bovins, un concours de reproducteur. Avec un prix à la clé, je ne sais pas moi, gagner son poids en couches-culottes et en petits pots de purée. Ou encore recevoir à vie une rente pour services rendus à l’Etat. Il y aurait plusieurs catégories, ainsi on pourrait décorer les parents sur la qualité de leur chérubin, productivité, sociabilité, consommation etc… Vous verrez que le taux de natalité ne resterait pas longtemps à ce timide niveau de 2 enfants par couple mais exploserait la barre des 10.

Et pourquoi ne pas organiser une compétition internationale aussi. Avec un mercato, des échanges intercontinentaux pour améliorer sans cesse la qualité des reproducteurs, année après année, jusqu’à ce qu’enfin naisse l’homme nouveau, vivant jusqu’à 150 ans, apte au travail à 5, se tuant à la tâche sans tirer sur sa laisse et sans mordiller son collier électronique.

Je vois d’ici un monde où l’on s’échangerait sur le marché de l’ovule les actions de telle ou telle coopérative de niqueurs nés, des traders pratiquant à la milliseconde près la spéculation faciale, tantôt à la hausse, tantôt à la baise. Sur le marché de la gaule, ce matin, légère hésitation des investisseurs qui se sont engouffrés dans la fente béante laissée par la crise des Suce Prime. Et puis, je suis à peu près convaincu qu’il nous sera beaucoup moins pénible et désagréable de renflouer les banques de sperme en cas de krach des bourses. Non ?

Mais trêve de rêveries, d’après toujours les mêmes statistiques, plus les femmes sont éduquées moins elles font d’enfants. Elles ont à peine le temps de terminer leur deuxième avec une moyenne de 1,8 enfant par tête de pipe. Et après on s’étonne que les cons soient plus nombreux. Alors mesdames les médecins, les professeures, les cadres, les patronnes, les managers, on se sort les doigts du cul, on écarte les cuisses et on inverse la tendance.

Ceci étant dit, si les nantis et les éduqués n’arrivent pas à redresser la barre, il nous reste toujours la possibilité de déclarer la guerre à l’Allemagne et de submerger ce pays par les hordes de nos cons de mômes, infoutus de compter jusqu’à dix, mais fort heureusement capable de manier la mitraillette et de courir comme des dératés vers une mort des plus certaines parce qu’un barbu paternaliste à trois étoiles leur en a intimé l’ordre. Et ce, quitte à ce que les lambeaux d’uniformes neufs dans les mains de nos soldats ne perdent leur couleur sous une pluie battante. Ainsi nous pourrons vérifier le vieil adage qui nous dit que « Si le con monte au front, l’habit tenu dégorge »

A présent allez mes enfants, profitez de ce qu’il reste de ce monde, et si l’envie vous prend de vouloir me rencontrer, mon avocat se fera une joie de vous enjoindre une interdiction d’approcher à moins de 500m de mon auguste personne.

lundi 17 janvier 2011

Dès qu'y a intermède, y a tords.


Bonjour à tous.

Non. Non non non et non. Je ne vais pas me ruiner la santé à chaque fois qu'un scandale d'état semble poindre le bout de son groin immonde.
Déjà que j'y ai largement fait allusion lors mes précédentes chroniques, je ne vois pas pourquoi je consacrerais une ligne de plus à cet épisode médico-politique qu'est le Médiator.
A moins que vous insistiez.
(Tous en cœur)"OUUUUUUUUUIIIIIIIIIIIIII !!!"
Bon.

Le médiator, de son petit nom chlorhydrate de benfluorex, est un médicament des laboratoires Servier déposé en 1976 qui était destiné aux diabétiques pour réguler leur taux lipidique.

Je conviens que cette introduction fastidieuse puisse rebuter une grande majorité des lecteurs et auditeurs de cette chronique mais quand on parle de quelque chose autant être précis. Et puis il ne me sera pas souvent donné l'occasion d'utiliser deux fois le terme de chlorhydrate de benfluorex dans une de mes tribulations alors autant en profiter.

Mais vous me direz : "On te voit venir avec ton chlorhydrate de benfluorex par-ci, ton chlorhydrate de benfluorex par-là, c'est rien que pour avoir l'air intelligent en balançant une flopée de termes latino-diarrhéiques qui n'ont d'autre but que de te faire mousser."

Oui. Je terminerais donc ce préambule en vous assénant que le Médiator était prescrit en tant qu'hypolipidémiant pour des patients souffrant d'hypertriglycéridémies.

Ce médicament, si l'on peut encore l'appeler ainsi, aurait coûté la vie à pas moins de 500 pauvres bougres qui l'utilisèrent hors de la posologie adaptée.
Évidemment, et comme pour toute manifestation de chiffres, statistiques et sondages, le laboratoire Sevier, par la voix de son patron, s'est empressé de contester le macabre décompte en proposant une estimation somme toute plus raisonnable du nombre de victimes.

Trois. Et non je ne déconne pas. Trois morts seulement. Non mais sans rire, on se croirait dans une manif marseillaise en plein conflit des retraites.
Peut-être que ce cher Jacques Sevier, dirigeant des labos éponymes, apprit à compter sur les mêmes bancs que les statisticiens du Pôle Emploi ou des forces de police.
J'imagine la scène :
Le prof : «- Alors monsieur Sevier, interro surprise. Combien avez vous de jambes ? »
Jacques : « - Euh.. Ben.. je dirais deux ?
- Mais non !!! Je sais bien que vous n'étiez pas là la semaine dernière pour d'obscures raisons de Légion d'Honneur, mais ça fait des mois que nous sommes sur cette leçon. Vous devriez vous en rappeler ! Combien étaient les 3 mousquetaires ?
- Facile, 4.
- Oui mais là je vous ai aidé. Combien avez-vous de doigts ?
- Euh.. 6.
- Allons, vous pouvez mieux faire.
- 0,03.
- Bravo !! »

Monsieur Servier, si au hasard d'un prochain cours, l'examinateur venait à vous demander le nombre de vos couilles, laissez-moi répondre à votre place : aucune.

Toujours est-il que le Médiator vient de rentrer dans la famille restreinte, mais de plus en plus conséquente, des médicaments qui tuent. Pour sa défense, le pharmacologue accuse les médecins qu'il a lui-même formés depuis 20 ans d'avoir prescrit l'anti-machin chouette comme coupe-faim. A ce compte-là le Twix est tout de même moins préjudiciable, et permet de n'être qu'à deux doigts de l'obésité au lieu de se retrouver six pieds sous terre avec pour seul repas pour l'éternité des racines de pissenlits.

Au moment des faits, tout va très vite. Le gouvernement annonce que les patients atteints seront pris en charge par la Sécurité Sociale. Cette dernière refuse et demande que Servier prenne sa part de responsabilité dans cette affaire. Ouverture d'une enquête qui porte ses fruits étonnamment vite malgré les efforts sans pareils pour foutre à poil la justice ces dernières années. C'est vrai qu'une aveugle à poil c'est toujours plus facile à dépuceler. Là dessus, on s'aperçoit que l'inefficacité et la dangerosité du Médiator était prouvée depuis 1995, mettant en cause l'ensemble des ministres de la santé en poste qui ont signé l'autorisation de remboursement à taux plein de la pilule assassine.

Parmi les plus récents Roseline Bachelot et Xavier Bertrand. Ce dernier, en poste depuis le remaniement, et qui doit le regretter amèrement, s'offusquait au déclenchement de ce barouf de l'insinuation d'un journaliste à son égard sur sa possible mansuétude concernant le produit incriminé, fourni par un grand ami de son patron. Et revoilà le même, quelques jours plus tard, qui revient au micro de la même station, la queue entre les jambes, réclamant que la lumière soit faite et promettant qu'une loi sera votée.

Quand je vois la gueule, et surtout la masse informe, des deux derniers ministres chargés de la santé, j'en viens à regretter que leur médecin traitant ne leur ait prescrit du Médiator par paquet de douze, à s'envoyer par le trou de balle qui, chez le politique, désigne l'orifice buccal vu le fiel qui en émane, afin de soigner leur embonpoint. Histoire qu'à l'heure qu'il est, les malheureux usagers du chlorhydrate de benfluorex puissent être accompagnés de la présence de leurs bourreaux par procuration, réconfort maigre de leur trépas éternel.

samedi 15 janvier 2011

Estrosi et Ben Ali sont sur un bateau.


Bonjour à tous.

J'aimerais revenir sur quelques événements récents qui ont titillé mon sens aigu de la critique acide de base. Tout d'abord je tiens à saluer la nouvelle saillie de Christian Estrosi, ancien ministre chargé de l'Industrie, redevenu Député-Maire de Nice à la suite du remaniement de Novembre qui constitua la première révolution immobile dans l'histoire politique. Ce charmant quinquagénaire a été promu à l'ordre des Chevaliers de la Légion d'Honneur en toute hâte et avant les délais autorisés par la loi. Je rappelle aux Jean-foutre qui dorment dans le fond que la Légion d'Honneur permet de distinguer les citoyens modestes de ceux munis de dons exceptionnels leur permettant, sans bouger de leur bureau souvent éloigné de l'Élysée, de procéder à des léchages de pompes présidentielles si fréquents que le propriétaire des escarpins doit les surélever en permanence pour éviter l'embouteillage sous sa voûte plantaire les veilles de conseil des ministres.

Mais ce n'est pas de cette médaille en chocolat pour Ministres frustrés et PDG de laboratoires cyniques que je veux parler mais de l'interview de papi vroum vroum dans le "journal" Direct Toulouse. Ce dernier vient de déposer une proposition de loi visant à réduire l'âge
pénal de 18 à 16 ans. Et celui-ci d'argumenter : "On ne peut pas envisager d'avoir des députés de 18 ans et relâcher des criminels de 17 ans et demi."

Bon on ne peut pas décemment reprocher à Monsieur le Député de comparer des choux-fleur avec des carburateurs de 14. C'est un homme qui s'est fait tout seul après tout, et qui nous permet de confirmer qu'il est inutile de faire des études longues et onéreuses pour faire parler de soi.

Sincèrement je ne vois pas l'incidence que peux avoir l'âge de l'éligibilité à l'Assemblé Nationale et le nombre d'années nécessaire pour devenir l'esclave sexuel d'un gros monsieur plein de tatouages à Fleury Merogis. Peut-être qu'il voulait simplement dire que qu'à 16
ans, la responsabilité pénale était aussi évidente que la légitimité électorale l'est à 18. Encore faudrait-il pour cela ne pas s'offusquer de l'engagement de ces jeunes branleurs à mèche dans les conflits sociaux. Or le même Christian Estrosi qui s'indigne de la clémence dont peut, et à mon avis doit, faire preuve la justice à l'égard des mineurs, était le premier à fustiger la fulgurante prise de conscience politique des lycéens au moment de la réforme des retraites.

Pour moi le message est clair : Jeune tu en as assez de devoir te justifier auprès du Juge pour enfants pour tes vols de sacs à main, présente-toi au poste de Député pour ne plus jamais avoir affaire à la Justice.

A présent revenons sur la Tunisie où, contre toute attente, et après des semaines de répressions sanglantes des manifestations, le Président Ben Ali vient de s'enfuir vers les Émirats Arabes Unis.
Enfin il était temps. La plupart des agences de voyages désespérées de devoir déconseiller à leur client ce pays qui reste une des destinations préférées des Français. Vivement que Bouteflika fasse de même en Algérie pour qu'enfin tous les beaufs de l'hexagone puissent
s'émerveiller de la misère des humbles et acheter des babouches faites main sans avoir à apprendre une nouvelle langue.
Le silence des autorités françaises concernant ces deux événements n'a pas manqué de choquer les observateurs. Mais il faut le comprendre le gouvernement, on ne peut pas vendre des armes aux dirigeants de dictatures et ouvrir sa gueule s'ils ont le malheur de s'en servir.Ça serait comme si un homme politique, d'origine hongroise, marié à une italienne, se permettait une fois aux commandes de son pays d'accueil d'en expulser les étrangers. Ça n'aurait aucun
sens, convenons-en.

Quoi qu'il arrive, le conseil constitutionnel tunisien vient de reprendre le pouvoir et a nommé le président du parlement comme chef intérimaire le temps d'organiser des élections. Voilà une raison suffisante pour ne pas créer d'instabilité dans notre beau pays. Si par malheur Nicolas Sarkozy devait s'exiler en Corse pour ne pas avoir sa tête se balançant au bout d'une pique, imaginez ce qu'il adviendrait de la France. Les nouveaux garants de notre état seraient Jacques Chirac, Valérie Giscard d'Estaing, et Jean-Louis Debré en tête. Tous sages qu'ils sont, ils n'en restent pas moins grabataires et seraient bien incapables de diriger le pays.

Alors pas de conneries hein ? Si l'envie vous prend, le soir du 8 Mai 2012 et de la réélection inévitable de Sarko, d'obtenir le pouvoir par la force de la révolution, vous savez ce qu'il vous en coûtera. Faites donc comme la dernière fois, bourrez-vous de Lexomil et de Tranxen en
ingurgitant suffisamment d'alcool pour faire de ce cauchemar quinquennal, un délire sous influence digne de Las Vegas Parano.

jeudi 13 janvier 2011

Pour bien s'endormir, couchons les mots


Bonjour à tous.

Alors comme ça nous vivons dans une société dans laquelle on se targue d'être tous libres et égaux en droit.

Le droite justement, qui tient son nom d'une posture politique plus que d'une position dans l'hémicycle ne transige pas. Ce sont nos valeurs point à la ligne.

La gauche ne fait que confirmer son avatar de nom. Pataude, éléphantesque, malhabile aussi bien au niveau du discours que des mots, elle ressemble à une sorte d'ivrogne politique qui titube et ne sait sur quel arbre pisser. Celui des "Démocrates", dits sociaux traîtres, ou des "Communistes", dits utopistes.

Les droits, habitant la droite dans tous les sens, donc, dans leurs bottes bien cirées se sentent à l'étroit, et se revendiquent d'un héritage. Comme c'est eux qui tiennent la baraque France depuis un petit bout de temps, ils récupèrent tout ce que la nation tricolore compte de réussites.

Les gauches eux n'ont pas trop le choix. Il leur reste peu d'icônes, alors dès que vient la célébration de l'anniversaire, ils se précipitent au portillon pour être souriants sur la photo, quitte à avoir l'air hilare et donc stupide au moment du recueillement.

Je réalise que je pourrais vous bassiner pendant des heures sur ces sombres histoires politiques mais je me pose pas mal de questions depuis que je suis tombé sur cet article du canard de cette semaine :
«A en croire le mensuel "Alternatives Économiques" de janvier, qui ne s'en félicite pas, on assiste en France "au retour des héritiers". Le mensuel écrit que, "favorisée par une fiscalité accommodante, une société d'héritiers se met en place, au détriment de l'égalité des chances et du dynamisme économique"...
Au fait Sarko a été bien vague et discret lors de ses voeux à la télé, on y revient, sur sa grandissime réforme de la fiscalité du patrimoine. Il parle trop. »

Se réclamer d'un héritage en soit ce n'est pas nécessairement une tare. Mais avant tout, ça permet au déclarant de récupérer des droits de succession. La succession, malgré sa consonance n'a rien avoir avec un pratique seccuelle, et ce malgré le fait que certains gigolos de Neuilly-sur-Seine pratiquent le viager comme on pousse un ballon, c'est à dire pour une montagne de pognon.

"Si tu continues comme ça je te déshérite". Combien de parents nécessiteux ont balancé cette phrase au débotté pour faire croire à leur progéniture à d'improbables magots que ces derniers s'empresseront de réclamer à l'heure des mise en bières.

Et là devant le notaire incrédule, les dignes représentants des veuves cocues de se rendre compte que leur doux Raymond a claqué toutes les économies en dépenses d'entretiens d'une famille cachée. Dire que tous ces braves gens au jour de l'enterrement se demandaient pourquoi le mort souriait.

Parfois je me demande même si nous ne sommes pas dans une société héréditaire. La simple observation de mes concitoyens, et de leur propension à la connerie, me conforte dans cette idée. Car s'il y a bien un allèle qui est loin d'être récessif c'est bien celui-ci.

J'en veux pour preuve un sondage ahurissant qui place la représentante des bouffeurs de saucisson pas casher et accessoirement de chair marron foncé, à près de 20% d'intentions de vote à la présidentielle.
C'était bien la peine de se farcir un été pourri où l'on nous a imposé au J.T. la gueule patibulaire de Brice et Eric, suintant et puant, aux heures chaudes des expulsions.

Quand je vois le sourire carnassier de Marine Lepen, j'en viens à frissonner à l'idée que cette engeance de pitbull puisse un jour avoir un enfant avec Olivier Besancenot. Comme on dit que les extrêmes se rejoignent. Imaginez un peu la progéniture difforme que cette liaison contre nature pourrais engendrer. Un centriste.... Pire un Membre du Modem.

Bref toujours est-il qu'en matière d'héritage mieux vaut ne pas commettre d'imprudence. Laissons les puissants se reproduire entre eux, à force de dégénérescences génétiques, on ne peut qu'espérer qu'ils en viennent à disparaître d'eux-mêmes.

lundi 10 janvier 2011

Les pines de la rose.


Bonjour à tous.

Ah, comme les phrases sont belles et bien dites quand vient l'heure du recueillement. J'ai toujours été fasciné par cette étrange coutume que l'on a l'habitude de célébrer sous nos latitudes où les catholiques s'expriment sans vergogne, à savoir, les anniversaires de la mort d'un personnage connu. Aussi loin que remonte ma mémoire, dans ma famille on célèbre les morts le jour suivant la Toussaint. Une fois par an on fait le tour du cimetière qui se remplit inexorablement en comptant combien de caveaux devront sauter pour que toute la famille soit enterrée les uns sur, sous et avec les autres. En général je n'y participe pas car j'ai du mal à être triste dans les cimetières. En vérité mes plus belles escapades romantiques et adolescentes (ce qui constituera une magnifique oxymore convenons-en), ont commencées à fleurir là où tout finit par pourrir. Je me rappelle de ces pauvres jeunes écervelées qui croyaient dur comme fer aux forces de l'esprit tout en en étant dépourvues et qui, vêtues de guenilles à la noirceur approximative, me traînaient jusque dans les catacombes humides qui sentaient bon le formol pour convaincre mon cerveau cartésien imperméable à toute forme d'obscurantisme, que le coin était hanté d'une présence malfaisante qu'il ne fallait jamais au grand jamais appeler trois par son prénom.

Pour ma part, je jouais régulièrement les candides un rien apeuré mais droit dans ses baskets afin qu'au moment fatidique où, seul dans une crypte, la lumière crépusculaire de la lune enrobant nos deux corps, elle, prononçant l'ultime syllabe d'un nom à particule, moi, me faisant discret pour l'effrayer au point que la pauvre enfant laissait souvent échapper un goutte d'urine mêlée de phéromone à l'odeur caractéristique des grands frissons d'extases, la pauvre ingénue succombait à mon charme achilléen (d'Achille le demi-dieu à la semelle orthopédique, à ne pas confondre avec le demi-homme à talonnette se prenant pour un dieu).

Toujours est-il que désormais, en souvenir cette douce insouciance de mes années acnéiques où l'obscurité m'offrait enfin une chance de pouvoir découvrir les choses de l'amour, dès que j'entre dans un cimetière je suffoque, tremble, sue, rougis, et ma gorge se noue pour retenir le fébrile râle de plaisir que me procure ces réminiscences orgasmiques morbides. Ainsi je suis dans l'obligation de laisser la place à mes grand-mères respectives que je n'accompagne qu'à la porte des lotissements à tombeaux car j'imagine mal ces rudes femmes immigrées, élevées à la dure comme savent si bien le faire la guerre et la faim, comprendre que leur petit fils bande au moment où elles se penchent pour fleurir la tombe de leur mari.

Pour en revenir à mon propos, je ne pige pas bien pourquoi on célèbre la vie d'un personnage important, en particulier s'il s'agissait d'un homme politique, à l'anniversaire de sa mort. Il faut avouer que la situation ne manque pas de saugrenu. Pourquoi ne pas célébrer le jour de sa naissance, comme on le fait souvent pour les très anciens compositeurs. Non ! pour les hommes politiques c'est la mort ou rien. Mais alors il ne faut pas s'étonner que tous ses partisans, plutôt que profiter de l'occasion pour se dérider un peu en se rappelant que "Ah le François c'était quand même autre chose", "Tu te rappelle Mazarine quand il t'avait offert un vrai militaire pour jouer avec alors que la plupart des enfants ne recevaient que des figurines en plastique.", l'ensemble des convives cintrés dans leur costume sinistre ne se mettent qu'à ressortir les vieilles histoires de familles. Et l'une d'affirmer qu'elle était sa préférée, et l'autre de lui rétorquer qu'on ne balance pas ça en de pareilles occasions, un autre encore qui fait la gueule parce que qu'il a sorti une grosse connerie pour faire parler de lui, et chacun de passer de la Valls Royale des grands égaux, Aubry collage des primaires, en passant par d'i MonteBourg pif et DSK motage des bonnes idées Hollande main des célébrations.

Mais ne vous méprenez pas, je taperais aussi bien sur l'autre guignol qui va se répandre en hommages grandiloquents à tous ceux qui l'ont ou l'auraient combattu s'ils n'avaient pas eu l'outrecuidance de mourir avant son élection. Et vas-y que j'essaie de rapatrier Aimé Césaire, poète célèbre pour sa définition de la négritude, pour l'enterrer au panthéon alors que mon caniche chauve auvergnat expédie à grand coup de pompe dans le cul tout ce qui ressemble de près ou de loin à un Banania sans papiers et sans fez. Et que je rencontre le fils De Gaulle à Colombo de poulet aux deux Réglisses pour faire comme si j'étais proche des valeurs de cet illustre libérateur de la patrie, alors je m'illustre à libéraliser comme un dingue pour faire plaisir aux patrons. Et que je vais me pavaner sur la tombe de Seguin ancien premier Magistrat de la cours des comptes qui ne cessait d'épingler ceux de l'Élysée en couinant, une main sur le cœur, et souriant l'autre sur le porte monnaie.


Je ne suis pas un adepte du "tous pourris" mais, m'est avis que la plupart des ces crevures de vampires à idées ne mettront pas longtemps à se décomposer une fois en terre vu la déliquescence dont ils savent faire preuve quand il s'agit de faire croire à du chagrin.

Et pour finir sur une note positive :


Pendant que des mortels la multitude vile,

Sous le fouet du Plaisir, ce bourreau sans merci,

Va cueillir des remords dans la fête servile,

Ma douleur, donne-moi la main ; viens par ici.


(extrait de « Recueillement » Baudelaire).